15.11.2010
Je t’attends

Penelope Cruz
Oui,
encore et toujours,
tu es là
et tu marches.
Le ciel t'accompagne,
les nuages bercent tes pensées,
où sont tes idées ?
Où tes pieds,
- oui, tu peux les regarder,
depuis qu'un inconnu les a aimés -
vont-ils te mener ?
Vers quelle mer inconnue,
ton corps va-t-il t'entraîner ?
Te faire pencher ?
Au dessus de quel bastingage,
vas-tu rêver ?
Dans la nuit noire,
ta robe est encore plus rouge,
vas-tu franchir "La Porte Sans Porte"
où je t'attends,
là.
Le 10 mai 2010
11:00 Publié dans Aïcha | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
Poème du matin

Jaime Elizabeth Pressly
Lundi 11 octobre - On train at 8h26
Que c'est bon de t'écrire, tu sais,
toi qui es le sourire de ma vie.
Ce matin, il fait froid.
C'est la première fois, depuis que je suis rentré
de vacances, le 24 aout, c'est déjà si loin...
Curieusement, en marchant vers la gare,
j'ai rencontré une ancienne amoureuse
qui semblait rentrer chez elle, plutôt curieux...
Je suis très heureux des mots que tu as
pour moi.
Ils sont rares mais oh combien précieux.
Je vais essayer
Le poème du matin
C'est le matin,
c'est le froid frémissant.
Dès six heures, le chat est en place
il réclame déjà pour sortir
ou pour manger.
Il vit sa vie.
Dès mon premier battement de conscience,
dès la première palpitation du cerveau,
je suis avec toi,
ton image est là,
ta forme si douce de femme m'envahit.
Je sens ton corps,
j'ai envie de ta peau.
Le parfum de ton corps est comme une caresse
pour moi,
comme une invite à prolonger les rêves les plus doux.
C'est le moment de la journée que je préfère,
m'éveiller et sentir ton regard sur moi,
tes yeux si beaux et si vivants,
d'un éclat si vif,
qui scrutent mes sentiments.
Comment te dire ?
09:00 Publié dans Aïcha | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Image

Sappho par Charles Auguste Mangin
On train to home.
C'est dingue. Je ne pense qu'à toi.
Je te vois partout.
Vendredi matin, dans le train,
j'ai cru que c'était toi.
Elle était belle, rousse et mince,
mais ce n'était pas toi,
trop jeune, pas assez lionne,
avec cette flamme que seule
toi possède dans le regard.
Tout à l'heure, en sortant de l'école,
je t'ai encore croisée.
Tu avais vieilli et tu étais brune...
J'ai presque reconnu ton regard,
mais ce n'était encore pas toi.
Mon Aïcha, mon rêve,
tu me manques.
Sur les trottoirs de Paris où je marche,
je regarde les pieds des filles
et je me demande comment tu t'habilles,
en ce moment.
Je te vois plutôt en jean et en pull
qu'en tailleur/chemisier.
Plutôt avec des ballerines ou des Converse
qu'avec des talons aiguille.
Mon Aïcha, j'espère que tu n'as pas froid.
Je t'envoie mes pensées les plus tendres
et les plus aimantes.
Tu es mon soleil unique et magic.
Lundi 11 octobre - 12h31
07:00 Publié dans Aïcha | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Avec toi

La Grève de Tréompan en décembre 2009
Partir. C'est une envie.
Avec toi : c'est un rêve.
Partir, c'est la vie,
t'aimer sans espoir
et donc sans souci,
c'est ma vie.
T'attendre, fermer
les yeux pour mieux
te deviner, te respirer.
Oui, tu es ma folie,
oui, tu es la femme des femmes.
L'esprit de la féminité est en toi,
tu représentes la grâce,
la tendresse et la légendaire
cruauté féminine, impitoyable.
C'est comme ça,
tu es le cauchemar de mon cœur,
le début de tout,
la fin de ce carnet brun
qui se refermera avec toi,
sur un espoir sans espoir,
un truc qui parle de l'infini,
du jamais vu - jamais pris,
un truc qui veut dire :
Viens, reste avec moi,
allons nous promener
loin des champs de ruines de la vie,
allons voir au bout de la grève
si le cormoran huppé vient nous voir,
lui le pêcheur des jours après les jours,
lui qui continue la trace de la vie,
comme tes pieds dans le sable,
comme l'empreinte dorée des pieds
de la femme que j'aime.
Toi.
Vendredi 8 octobre - 8h26
05:00 Publié dans Aïcha | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le poème noir

From the Dark Side, 10 décembre 2004
Noires.
Des mots et des pensées
échappées d'un clavier fermé,
d'un clavecin bien tempéré.
Une vie conjuguée au passé,
dans la chambre noire de mes souvenirs
amères et si beaux de mes folies,
de mes désespoirs, envies de noir,
la lumière blesse les images
du matin calme.
La nuit est noire,
la mer se trouble,
la mer gronde et m'appelle.
L'océan, là, immense,
entre nous, une vague,
une aspiration incessante,
le trou noir de mes rêves.
Noire comme la folie,
la perte du sens,
quand la couleur n'est
plus verte, quand...
Je te regarde, tes yeux,
ton regard, tu es
au-delà de tout,
un sursaut, un éclat, un fragment de ciel
qui éclaire la nuit,
tu entrouvres mes rêves,
je sens ta présence infime,
le silence de ta voix
percute mes tympans,
je dis : "Oui, tu es là..."
Je murmure : "Aïcha, viens, reste,
arrive, bouge sans partir, ne mouve pas,
be quiet, be alive, be my wife, be..."
Le noir est présent,
ce matin, en moi.
Il brille comme de la soie,
il scintille, il plane comme une corneille
qui se prendrait pour un aigle,
un rapace à l'oreille
qui me susurre des mots pour toi,
un coaching gagnant ?
La Seine traverse la voie,
la Seine rame ce matin,
dans le noir du jour débutant.
La Mer Noire est-elle aussi grise
que la Tamise ?
The Thames que j'ai vue griffée de dorures,
ratissée par des trainées de pluie,
la Tamise Turnérienne, nocturne,
le mouvement sans la lumière,
les nuages sans le soleil.
Ce sont des mots rapides,
presque noirs,
tu es mon espoir,
je renais dans le désespoir,
tu me laisses un mot
accroché à la porte d'entrée.
Le jardin comme abandonné,
les feuilles moutonnent,
le laurier rose n'est plus que bois vert,
la bignone s'accroche,
la sauge sauvage s'entête à fleurir,
les belles de nuit aiment la noirceur.
Je suis fasciné par ta minceur,
je suis là, je suis toi, mon or,
ma flamme noire,
mon étoile d'éternité.
Jeudi 7 octobre 2010 - 8h27
03:00 Publié dans Aïcha | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La page de tes pieds

Va nu pieds par Marc André Decoste
Un hommage irréel
à ta beauté de femme,
à l'étrange pouvoir de ton corps.
Tu sais comme je suis attiré
par ton élégante minceur.
J'ai trouvé en toi
ma statue de rousseur,
la partie la plus féminine
d'une femme,
tes pieds,
d'une splendeur renversante,
étonnante, détonante.
A chaque fois que je t'ai vue,
tu étais pieds nus.
Est-ce vraiment un hasard
si tu laisses ainsi éclater
à la face du monde,
l'irrésistible attrait
de tes grands pieds,
minces, nerveux et musclés.
Comme tes mains d'artiste
qui sont aussi des mains de femme,
de mère et d'amante.
Des mains qui savent danser
et donner,
comme tes pieds
que je suivrais
dans tous les déserts,
pour les admirer et les protéger
des blessures et des pièges.
Tes pieds adorés sont fragiles
comme des fleurs.
Parfois, ils sont las,
légèrement dégrisés, déprimés.
Alors, tu me les donnes,
le soir,
entre un tapis et un canapé,
tu me fais l'offrande
de tes merveilleuses extrémités.
Quand je sens la douceur
de tes pieds
contre mon cœur,
je me sens devenir invincible
dans la plénitude des sens,
comme si tu m'avais offert
ton âme.
Merci.
Jeudi 7 octobre 2010 - 16h47
01:00 Publié dans Aïcha | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.11.2010
La page d'or

Flaming June by Frederick Leighton
Je sais, le titre peut sembler
bien orgueilleux,
je sais.
Mais Aïcha, c'est pour toi,
tu le vois,
ces quelques mots
que j'extirpe de moi
vont vers toi,
attirés, sublimés par
l'éclat de ton regard,
par l'or de tes yeux.
C'est vrai qu'à chaque fois
qu'un battement de cils
signale une inclinaison
de ton beau visage,
alors je sens ton regard
illuminer l'air autour de moi.
Tu embrases l'atmosphère
d'une brillance inattendue,
à la fois invincible et douce
comme la plus terrible des épées.
Te sentir vivre à côté de moi
c'est goûter à l'or des épis de blé,
à l'éveil des tournesols,
au ciel du matin qui s'enflamme
en dévorant les nuages.
Je te regarde et je vois la beauté,
je suis transporté, de Florence
à Prague, du Nil au Bosphore,
tu es là, tu règnes sur les deltas,
les fleuves et les îles,
tu es partout, déesse grecque
en exil, tu habites mon cœur,
tu es l'or de mes heures,
tu es l'héritière mythique
de celle qu'Henri Rider Haggard
nommait : « Elle ».
Tu es ma déesse mère,
la femme qui est plus
qu'une femme,
tu es la mère de tous les dieux,
tu es Teteo Innan.
Je t'attends sur le seuil
de la pyramide sacrée,
je sais qu'avec le soleil,
tu arriveras,
oui, je t'attends.
Ce jour-là,
je serais là.
Jeudi 7 octobre 2010 - 13h40
22:53 Publié dans Aïcha | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.07.2010
Sushis et culture rock

Sophie Ellis Bextor
L'opéra, la culture rock parisienne,
les sushis et les bars à salades,
les deux jeunes femmes égrenaient
leurs bons plans, leur actualité
quotidienne, sans oublier les nouveaux
magasins « Colette » qui attiraient l'attention.
Elles étaient là, comme deux working girls,
dans leur activité usuelle d'échange de paroles,
de signes et d'attitudes.
« La communication visuelle, chez les femmes,
quel truc de dingue » se dit Violette
qui tout d'un coup se vit une dizaine
ou une quinzaine d'années en arrière,
quand adolescente elle courait
après l'immobilisme de la vie
qui lui semblait trop sage.
Elle admirait sa mère et ses copines,
toutes irréprochables, femmes modernes,
femmes actives mais aussi sentimentales.
Etres de chair, sans trop d'os.
Gladys se pencha en avant,
pour renvoyer d'une tape,
le ballon multicolore qui avait échappé
au jeune blondinet qui folâtrait
autour de sa mère.
De sa main libre, elle maintenait
les pieds de Violette fermement
contre elle, les orteils effleurant
l'armature puis la dentelle
du soutien gorge...
Violette porta la main à ses lèvres :
« Mais Gladys, mais... »
Jeudi 8 avril 2010 - 12h53
21:26 Publié dans Violette | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.07.2010
Fragment
Pieds de Nathalie
Entre la lecture paradisiaque d' « Amours profanes »
de Joyce Carol Oates et mon travail sur l'Autorité
de Contrôle prudentiel (qui se substitue à l'ACAM !)
j'ai pris le temps de ranger quelques carnets de notes
et dans un joli petit notebook rouge, j'ai retrouvé ces
quelques fragments de vie.
« Vendredi 10 du mois d'Aout à Bruges.
8h23
Après une envie de Grand Canal
Samedi 11 aout 2007 9h55
Une envie toute simple,
un sentiment, un air
de tristesse.
Des mots non-dits, non sortis
pas encore nés.
Une phrase qui peine,
qui se traîne.
La route qui fume.
L'écureuil gris regarde,
passager distrait de routes d'ici.
Banlieue de riches,
ca veut dire quelque chose ?
Où est le sens ?
La vie est si petite
et nous nous posons des questions
tellement stupides.
Quelle est la question des questions ?
Questionner, avancer,
où ?
dans le mur ?
Je repense à la radiologue
qui avait des pieds,
elle aussi. »
Vendredi 16 avril 2010
01:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.07.2010
Des ballets et des fleurs

Cléo de Mérode
Violette avait honte,
d'être si contente.
La belle inconnue
qui s'appelait Gladys,
Consultante en droit social,
lui parlait de sa voix claire,
posée, nette.
Il était question de ballets et de fleurs,
de Diaghilev et du nouveau patron
de l'Opéra, un Allemand,
d'origine russe, vivant en Suisse,
avec une danseuse suédoise...
« Tout un poème, lui souffla Violette.
- Oui, tu l'as dit. En fait, c'est la grande
histoire de la vie, les minutes de tout
et de rien, les heures à attendre,
les pleins et les déliés du rêve
et puis parfois une larme, parfois... »
Elle s'étira songeuse,
elle regardait au loin,
elle partait.
De son pied, Violette lui toucha
doucement le poignet, comme
une caresse de compréhension.
« J'ai peur que tu ais froid »
déclara Gladys qui dans la foulée
joignit les pieds de Violette
et les enfouit sous son sous-pull,
blanc ivoire.
Violette frémit de contentement,
ce n'était rien et pourtant,
elle était bien,
sans savoir pourquoi...
Jeudi 8 avril 2010 - 12h47
19:27 Publié dans Violette | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L’inconnue de La Villette

Violette replaça prestement
la mèche châtain qui donnait
un petit air de liberté à son
impeccable brushing.
Cette inconnue la dérangeait
mais en même temps, son élégance
douce et paisible l'attirait,
comme un bienfait, comme l'apaisement
d'une pastille pour la gorge,
comme une brise légère,
si furtive.
Elle cligna des yeux, en considérant
l'admirable silhouette de l'inconnue :
« Et bien, justement j'avais l'intention
d'enlever mes chaussures
et de m'étaler sur le banc,
enfin de prendre mes aises,
si vous voyez... »
Et elle sourit à l'inconnue
qui s'assit avec grâce,
au bout du banc :
« Et bien, faites je vous en prie ! »
Alors Violette entrepris de défaire
les lanières de ses bottines...
« Attendez, je vais vous aider ! »
Et la jeune femme en rouge
ôta prestement les chaussures
dont Violette avait défait les pressions.
D'autorité, elle saisit les pieds nus
de Violette, pour les poser sur le banc,
près d'elle.
Puis, tout en regardant autour d'elle,
comme si elle cherchait à se repérer
dans un pays non connu,
elle saisit délicatement les pieds
de Violette et les posa sur le tissu
soyeux de sa jupe bleu ciel,
tendance électrique.
« Mais, dit Violette, mes pieds sont sales,
enfin, je ne sais pas, peut-être,
sûrement... Enfin, vous êtes sûre
que je ne vous dérange pas ?
- Non, ma chère, c'est une juste place
pour de si jolies extrémités !
Où en étions-nous, au fait ?
Mardi 6 avril 2010 - 18h15
09:19 Publié dans Violette | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.07.2010
Le rêve de Violette

Emmanuelle Béart
Violette rêvait d'un rêve
qui lui plairait.
Elle était là,
dans le Parc de la Villette, à Paris,
mais en même temps,
elle était ailleurs, au Mexique,
dans la Vallée de la mort.
Elle croisait des Indiens, des cactus
et puis le fleuve Amazonie
démesurément bleu et brun.
Le ciel dévoilait ses vagues immenses,
infinies, absurdes,
pourquoi tout est si beau ?
Violette planait.
« Vous permettez ?
- Heu, oui, c'est pourquoi ? »
La jeune femme était impeccable
dans son magnifique imper rouge,
serré à la taille, par une large ceinture noire.
Violette remarqua ses jolies jambes,
gracieusement revêtues d'un fin collant
gris au dessin discret.
Elégante, se dit Violette
qui leva la tête vers le visage
de l'inconnue, une version moderne
d'Audrey Hepburn, équipée d'une
impeccable queue de cheval...
« Oui ? » soupira Violette
qui se demandait encore
si elle devait sourire.
« Et bien, je voulais juste m'asseoir,
mais, j'ai l'impression de vous déranger...
Vendredi 2 avril 2010 - 9h17
19:16 Publié dans Violette | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Violette, les yeux ouverts

Jennifer Connelly
Blandine doit la rejoindre,
tout à l'heure ou maintenant,
bientôt en tout cas, se dit Violette,
en souriant...
Blandine, la nageuse photographe,
la femme argentique,
spécialiste du noir et blanc
ainsi que de l'histoire de la Révolution.
Quelle drôle d'idée, quand même,
étudier une horreur pareille !
L'éducation de Violette, la bordelaise
et les racines terriennes de son beau père
qui avaient déteintes sur sa mère et elle,
ne la préparaient pas au discours lunaire
de Blandine qui comparait volontiers
Robespierre à Andy Warhol !
Et l'Abbé Sieyès alors, se disait Violette,
c'était Raspoutine ?
Et aussitôt, elle avait envie de chanter,
aussitôt, elle ferma les yeux et se voyait
danser la ritournelle, aérienne, légère
dans une vaporeuse robe grise.
Pourquoi grise ? Se demanda-t-elle
en se redressant, les mains appuyées
sur les reins, les yeux ouverts, dégrisée.
Je crois que je deviens tapée,
ou le suis-je déjà ?
Comme son frère le répétait souvent,
incidemment, devant elles :
« Toutes les femmes sont folles !»
Comme une évidence exprimée
par un vieux sage qui a déjà tout vu,
à vingt deux ans...
Il a encore le temps de souffrir et d'aimer
se dit-elle, émue à la pensée de Nicolas,
son petit frère.
Jeudi 1 er avril 2010 - 13h19
10:41 Publié dans Violette | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Violette

Comme vous avez été encore plus de 6 000
fidèles ou curieux à visiter mes blogs,
en mars 2010 et pour vous remercier,
j'ai commencé aujourd'hui l'histoire de Violette,
on verra bien jusqu'où elle ira...
Jeudi 1 er avril 2010 - 13h15
Violette enfonça profondément ses mains
dans les poches de son manteau court
de demi-saison.
L'hiver revient, se disait-elle.
Les trains passent,
les péniches se laissent pousser,
les goélands surveillent la ville.
Elle hésite, encore envie de marcher,
l'exposition sur Pink Floyd
est enfermée derrière les horaires
de la Cité de la Musique.
Elle se redresse sur son banc.
Le panneau indique : Allée des musiciens.
Ca tombe bien, se dit la jeune femme,
belle et brune,
toute en minceur élégante,
mais simple,
comme elle aime se décrire :
simple, directe, en route vers les rêves de la vie.
Où est l'inaccessible ?
A-t-elle envie de demander à un passant invisible.
Elle regarde ses bottillons couleur prune,
elle a envie d'être pieds nus
et de se tenir recroquevillée sur le banc,
en elle.
Une envie comme ca,
d'être seule avec son corps,
de sentir la vie palpiter sous ses doigts
et puis ses pieds
dont elle est si fière
sans jamais le dire.
Pourquoi faire ?
02:24 Publié dans Violette | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
15.07.2010
J’ai croisé une fée

C’était une ville d’avant,
quand j’avais le temps de flâner
de voguer les yeux fermés.
Une ville chaude et accueillante,
peut être Dijon ou Montpellier.
Un endroit plus simple
et moins léché
qu’Aix en Provence,
plus chaleureux que Bordeaux,
peut être Toulouse,
ou un quartier caché de Marseille.
Un coin de ville chaleureux et animé
avec des couleurs aux fenêtres.
Il fait bon, l’air est parfumé de lavande
et de curieuses variétés de basilic.
Un marché à la brocante déroulait
ses stands, les passants se mélangeaient
s’arrêtaient pour se parler,
tout en dévisageant la foule, curieuse.
Une femme se recoiffe, elle pense
à son déjeuner, au repos du dimanche,
peut être trop calme, heureusement lundi…
Je me promène, au ralenti,
les yeux mi-clos,
je respire le bonheur des autres,
la simple joie de se sentir vivant,
les cris de joie des enfants,
l’excitation de la musique,
c’est une fanfare d’étudiants,
les terrasses des cafés sont
ouvertes et nonchalantes
mais déjà prêtes pour l’apéritif,
un bon cru du terroir,
d’ici ou presque,
c’est à côté, il faudra venir…
C’était un samedi de juin
ou alors de mai.
Il n’était pas encore quatorze heures,
je ne savais pas que tu allais
me quitter en pleurant,
parce que je ne t’aimais pas assez…
Je ne savais pas.
J’avais seulement faim,
la gaité de la rue
me donnait des envies,
à moi aussi.
Finalement, tu as repris ta voiture,
pressée de fuir ton bonheur envolé,
tu étais jolie comme le printemps
et tu faisais bonne figure,
rajustant tes lunettes de soleil
et ravalant tes larmes,
finalement.
Mécaniquement je marchais,
entretenant une faim sans faim.
je cherchais une belle librairie
ombragée de rayonnages garnis.
La poussière de livre me manquait.
Devant la caisse un joli petit ouvrage
m’attendait : Lettre d’une inconnue
par Stefan Zweig rééditée dans la
belle collection La Cosmopolite.
C’était just ce qu’il me fallait
pour emporter dans mon bagage,
pour me tenir compagnie.
Je cherchais la gare,
maintenant j’étais prêt.
Les pavés m’emmenèrent.
La rue était grise,
les maisons étaient jaunes.
Devant l’épicerie fine,
plongé dans la vitrine,
j’ai vu tes yeux
plus bleus que le ciel,
j’ai vu,
j’ai su,
j’avais croisé une fée.
Plus loin,
là-bas,
au-delà,
une voix pressée appela :
Merewenn !
21:30 Publié dans Short Cuts | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
19.08.2009
Mots de l’année 4 - Mots de la fin-juillet
Morceau de train
Le 25 juillet
Depuis qu’un gouvernement de gauche
avait exercé le pouvoir en France,
Arthur était devenu politiquement adulte.
Il avait toujours été partisan du système libéral.
Et, il avait toujours défendu l’idée
que l’économique primait tout.
Dans le sens non pas de la primauté du discours,
mais dans la voie de la vie économique réelle,
vécue par les entreprises.
Agathe et Arthur côtoyaient beaucoup d’artistes
et Arthur refusait maintenant de discuter avec eux,
car derrière la plasticité de leurs phrases,
se cachait leur nature très standard
de recherche du fric et de la considération.
Ceux qui l’exaspéraient le plus
étaient ceux se voulaient artistes
et qui portaient un uniforme.
Il les trouvait encore plus grotesques
que les cadres avec costume cravate et attaché case.
Car il plaignait ceux-ci,
alors qu’il n’avait aucune pitié pour les clowns de l’art.
Dimanche 28 juillet
J’en ai marre se dit Arthur,
mon grand bonheur n’aura duré qu’un mois.
Si ça continue comme ça,
je vais partir travailler au Maroc,
puisque j’en ai l’occasion,
et Ciao l’Italia.
Pendant un mois il lui avait écrit tous les jours,
il lui téléphonait tous les deux jours,
à chaque fois, pendant plus d’une demi-heure.
En contrepartie, elle ne lui avait envoyé
que la fameuse lettre
où elle lui disait qu’elle en aimait un autre,
mais qu’il ne se décourage pas.
On était Dimanche,
Arthur ne l’avait pas eu au téléphone depuis mardi,
c’était une situation tout à fait nouvelle.
Jeudi soir et samedi soir elle n’était pas là,
avec des ou un ami.
Et vendredi il était lui-même trop triste,
pour lui téléphoner.
Si elle l’aimait un petit peu,
elle aurait pu s’inquiéter
de ne pas avoir de ses nouvelles, l’appeler.
Pourquoi pas. Elle était loin d’être fauchée.
Dans cinq jours il devait partir la rejoindre.
Comment sera-t-il ?
Dans quel état de tristesse et de délabrement ?
Elle sera sûrement très gaie et lui dira :
« Arthur ne pense plous à rien,
je suis là, c’est le principal ».
Lui qui avait commencé à apprendre l’italien,
il avait l’air malin, maintenant.
Agathe était en Suède,
avec un de ses soupirants, Serge,
professeur d’histoire, très cultivé et très agréable.
Je suis sûr qu’en ce moment,
Agathe pense à moi.
Et cela le rendait songeur.
28.5.05 02:31 4 Commentaires
Eole ( ?) (28.5.05 12:57)
Tu aurais presque pu appeler ta rubrique "Morcellements".
C'est ainsi que je la perçois.
LPSP (28.5.05 13:54)
Oui, tu as raison.
Ce sont des morceaux de morceaux.
Comme des lambeaux d'amour arrachés à des rêves.
Je t'embrasse tes si jolis pieds.
Eole ( ?) (31.5.05 21:09)
Oui moi aussi je ne t’embrasse pas les pieds!
LPSP (31.5.05 23:23)
Touché.
Dégommé.
Ratatiné.
Coulé.
00:19 Publié dans Mots de l'année | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.07.2009
Mots de l’année 4 - Mots de la mi-juillet

ar dio mystèresG3 (il semble me rappeler que c'est une fresque de Pompéi)
Le 9 juillet
Et il expulse pareillement les gamines
qui prétendent fumer chez lui.
Pauvres gosses, parlant fièrement de leurs pétards.
Ce n’est pas une solution bien sûr,
mais quoi faire d’autre.
Devant cette peur ? la nier, la repousser.
Martha avait disparu.
Qu’est-ce qu’elle avait encore pu faire comme connerie ?
Se demandait Arthur, inquiet.
Elles sont toutes dingues ces filles,
paumées complètement, comme l’autre avec ses nègres,
à croire qu’elle recherchait les emmerdements.
Elle devait aimer se faire battre, écraser, ratatiner.
Pour remplacer un père absent.
Arthur, en face de son perroquet.
Le perroquet mange.
Arthur écoute France Culture.
Ils sont seuls tous les deux, chacun dans sa cage.
Arthur souffre de voir l’oiseau enfermé.
Mais l’oiseau ne doit pas souffrir,
lui qui a vécu toute sa vie dans une cage.
Le soir est tombé,
Arthur dans son bureau allume la lampe,
agréable lumière, coin de vie et de chaleur.
Le perroquet ne chante plus, sa journée est finie.
Dans une demie heure, il téléphonera
à son lointain soleil.
Il a déjà les tripes qui se serrent,
peur qu’elle ne soit pas là,
qu’elle soit indifférente,
alors que lui, brûle de toute sa vie.
L’oratorio de Haendel est superbe
mais ni lui ni le volatil ne l’écoutent vraiment.
La mouche qui agonisait est défunte maintenant,
on est vraiment peu de chose,
vivant, et puis mort.
Avec ailes ou sans,
et quelque soit le nombre de pattes et de plumes,
nous sommes tous embarqués sur la même galère
Les entreprises ferment, en Italie comme en France.
On a beau être des latins débrouillards,
on est tous cramponnés à nos acquis et à nos droits.
L’Economie, science inhumaine par essence
est à la mesure de nos erreurs humaines.
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Mots de l’année 4 - Mots de juillet

Un ours à Bruges
Début juillet
En ce moment, tout fout le camp.
Un week end seul, Cannelle en dents de scie.
Une fatigue, un manque de force vitale.
Des angoisses, une phobie, des pertes d’équilibre.
Un amour qui se déchire dans la peur,
une lettre impitoyable, une absence.
Un coup de téléphone non donné,
un cambriolage, un perroquet qui arrive là,
on ne sait pas pourquoi.
Un besoin de ne rien dire,
de taire toutes ses souffrances.
Je t’appellerai ce soir, mon Amour,
je n’en peux plus de taire ma souffrance.
Anti-angoisse, régulateurs.
Il faut que je vive, que j’éclate.
Que ce soleil me chauffe et me dore,
même si je vais y brûler ma vie.
La psychiatre qui suivait Arthur,
l’avait décrit comme un être très intelligent,
recherchant toujours les situations
les plus compliquées, les plus dures.
Et, c’est vrai que sa vie,
pour les autres,
était d’une complication extrême.
le 8 juillet
Une lettre tapée à la machine,
rédigée en anglais,
avec quelques phrases en français
et des mots d’Italien.
Une déchirure si glaciale, si forte, si profonde.
Des larmes qui ne sortent même pas
tellement la douleur est vive,
l’abîme si profond.
Arthur était dans la merde,
il se faisait une si grande joie,
de cet avenir difficile, en pointillé,
avec cette femme qui l’attendait et qui l’aimait,
tout en étant capable de vivre sans lui.
Une mouche agonise pendant qu’Arthur écrit.
Arthur la considère tristement,
mais c’est plus fort que lui,
il ne supporte ni les mouches, ni la drogue.
23.5.05 02:25 22 Commentaires
Eole (23.5.05 12:49)
Solitude, peur, absence, souffrances, phobies...
Arthur a vécu un sale mois de juillet. Gageons que ce fut la même chose pour sa dulcinée.
Le psy décrivait Arthur comme recherchant les situations dures et complexes...
Arthur semble désirer qu'on le trouve complexe, si je ne m'abuse. Je me demande ce que lui-même en pensait ?
Arthur me semble double. L'acteur et le spectateur.
Lire ces mots est un peu une torture, comme une caresse de glace mais je ne peux m'en empêcher.
Qu'a fait Arthur finalement ?
LPSP (23.5.05 15:12)
Ciao Vente (pas aux enchères, c'est la femme du Vent).
Je suis content que ça te plaise et même si ça ne te plait pas, ça te fait quelque chose.
Oui c'est bon quand ça fait mal, que ça tord les boyaux et que tout se ratatouille (on n'en sortira jamais) à l'intérieur.
Même moi, ça me fait encore beaucoup d'effet tellement c'était fort et dévastateur tout ça.
Deux choses ont longtemps caractérisé Arthur :
1° Il désirait toujours des choses impossibles, seuls les combats désespérés l'intéressaient.
2° Tout le monde autour de lui l'a toujours trouvé compliqué avec un mode d'emploi inaccessible.
La dulcinée entre tout à fait dans le cadre Arthurien.
Elle est merveilleusement belle, vit en Italie où elle exerce un métier passionnant, elle est beaucoup plus vieille qu'Arthur, a un mari adorable et très riche, un amant officiel et irrésistible depuis longtemps, and so on...
Pendant qu'il se tapait la tête contre les murs et qu'il passait ses nuits à pleurer son désespoir, Madame Dulcinée passait quatre semaines délicieuses de vacances avec son mari, et ça Arthur ne le sut que quelques années plus tard!
Qu’est-ce que tu veux, c'est trop beau la vie.
C'est bon quand ça fume.
Je t'embrasse intellectuellement.
PS Dans le genre "écartelé d'aimer, encore un peu de sel sur la grande roue" j'ai en stock du beaucoup plus lourd mais j'hésite, le paquet est dégueulasse, il y a encore du sang qui n'est pas effacé...
Eole (23.5.05 15:26)
Oui ça me plait et au delà je calque, j'interprète, je déduis et au final je tente de comprendre pourquoi, pourquoi, pourquoi, mais pourquoi bon sang! je n'ai pas toujours tout compris de celui qui fut mon "Arthur".
Si mes propos ont été mélancoliques c'est qu'à travers tes mots j'ai cru l'entendre lui, comme un étrange écho.
La vérité est que c'est moi même que j'ai entendue, et que du coup, le deuil est enfin consommé.
J'espère qu'Arthur va mieux et qu'il a trouvé la voie de la simplicité.
LPSP (23.5.05 15:54)
Eolesque,
tu es trop mimi, mais tu es comme les autres, tu comprends tout à l'envers.
Pourquoi tu veux que mon Arthur "aille (c'est très bon pour la santé et ça éloigne les vampires) mieux" alors qu'il nageait dans le bonheur quand il souffrait et qu'il espérait.
Qu'est-ce que tu veux lui trouver de mieux ?
Une gentille fafemme, avec un gentil toutou, dans une horrible petite vie tranquille, arrosée aux corn flakes devant la télé.
- Arthur, tu crois qu'il va faire beau demain ?
- Je ne sais pas Simone, je regarde Questions pour un Morpion!
- Ah oui c'est bien les émissions culturesques..."
NON de DIEU de M.
C'est ça la vie que tu veux donner à mon chevalier des étoiles et du vent, à l'ami des rouges-gorges et des goélands, à l'admirateur insensé des femmes et de leur beauté, qui te baise les pieds que tu as si beaux (Et toc, par surprise, c'est toujours meilleur).
C'est bon Simone, remets tes pantoufles, laisse ton blog cinq minutes, la soupe va refroidir!
Baisers soufflés
Eole (23.5.05 16:14)
J'ai en fait très bien entendu Arthur.
S'il est heureux dans son malheur, parce qu'il trouve ça grand, beau, et exceptionnel, grand bien lui fasse, il est libre comme l'air, tout comme son auteur.
Et tant mieux !
Pour ma part je lis à l'envers parce que cela me plait, parce que moi, lectrice, dans ma liberté égoïste, j'ai envie d'y voir quelque chose de personnel.
Parce que tes mots une fois couchés ici m'appartiennent aussi, que j'en fais exactly what I want...ne vous en déplaise, darling.
Tout le monde ne finit pas en couple de pépères ou mémères, à se gaver de téloche jusqu'à ce que mort s'ensuive (intellectuellement j'entends).
Qu'est ce que je lui donne ??
Une bonne bourrasque histoire de le déranger un peu.
Eole
LPSP (23.5.05 16:58)
Mon doux air,
Que j'aime tes colères.
Oui, excuse-moi, comme d'habitude j'ai fait dans la dentelle alors que j'apprécie grandement ta façon élégante et personnelle d'absorber mes mots qui deviennent les tiens.
Je me rends, ne souffle plus, j'ai envie d'entendre les battements de ton coeur.
Bise
Eole (23.5.05 17:28)
Mfff, tu arrondis les angles juste pour me faire plaisir. Tu me passes de la pommade...
Je te soupçonne de me mettre en colère intentionnellement, pour d'obscures raisons.
LPSP (23.5.05 17:43)
Lucide, La Placide.
C'est vrai que tu es tellement douce et gentille, et si calme aussi que parfois ça m'énerve un peu et j'ai envie de te chatouiller.
En plus, j'aime bien t'embrasser les pieds.
A plus in your boit'.
Cherche pas à comprendre c'est de l'argot parlé par les Caribous au 19ème.
Je t'embrasse.
Eole (23.5.05 19:15)
Moi, calme, douce et gentille ? Allons, allons...
Toi, énervé ? Laisse-moi rire.
En tous cas, je suis bel et bien chatouilleuse dans tous les sens du terme!
LPSP (23.5.05 19:22)
Eola
C'est vrai que tu es une femme, j'avais oublié.
Tu es forcément speed, hargneuse, râleuse et méchante.
Je t'embrasse sous les pieds.
Blizz
Eole (23.5.05 20:52)
Voilà c'est tout moi, ça. Sauf méchante et hargneuse. Râleuse un peu. Speed beaucoup...
LPSP (23.5.05 23:51)
Une femme indeed,
y a pas à dire les femmes c'est bien.
Oui, je le dis comme je le pense, je trouve que les femmes c'est une belle invention.
Une femme, c'est bien, c'est beau, c'est ...
Baisers éperdus.
P. S. En tout cas, tu n'es pas susceptible
Eole (24.5.05 20:33)
1) Diantre, je ne trouve pas la porte de chez LaPorte, mais où est il donc ?
Pas là...
LPSP (24.5.05 23:50)
Je suis là, mais je crois qu'il doit y avoir à peu près 3h de décalage horaire entre nos deux planètes.
C'est vrai que tu es une toute petite fille et que tu dois te coucher très tôt.
Dors bien mon Ange.
Pensées de nuit.
Eole (25.5.05 20:56)
Eh bien ce n'est pas que je sois obligée de me coucher tôt mais plutôt que je suis exténuée de mes folles journées...
Je fonctionne par cycles bizarroïdes : 4-5 longues journées suivies de 3-4 longues nuits.
Là par exemple, je sens le sommeil m'envahir alors que dans quelque temps je veillerai jusqu'à des heures indues et vous coucherai tous et toutes!
Mais je ne rends pas les armes : il est 20h56 et je suis là...
LPSP (25.5.05 22:10)
Quelle façon élégante de dire que tu t'ennuies.
Aurais-tu oublié ta broderie, chère Ramie ?
Je commence à me sentir bien, quelle escalade proposes-tu ?
Bix (It's new PussyCat!).
Eole (25.5.05 22:17)
tsss tssss
il est 22:17 et je suis encore là...
LPSP (25.5.05 22:37)
Tu as mis ton réveil à quelle heure ?
Tu vas encore rater ton feuilleton préféré !
J'attends que tu commences à somnoler pour venir t'embrasser...
Jane (25.5.05 23:21)
pas sûre que je devrais être là...
Bon Alex, sur la page des prix, un fichier musical pour le premier prix de Moreta et pour ne pas faire de jaloux, je te connais, tu irais bien te jeter dans le Couesnon, qui comme chacun sait, est une fois normand et une fois breton -mais, en vérité, je te le dis, il est normand, foi de belle-soeur de normand-
Donc pas de jaloux, ici, pour toi, du blues, pas parce que tu l'as, mais parce que tu l'aimes.
C'est stocké chez moi, ça veut dire que tu ne l'auras pas dix ans ici bien sûr, alors profite bien.
C'est Buddy Guy et Junior Wells
LPSP (26.5.05 00:15)
Jane,
C'est trop bon.
Je suis allé faire un tour en blogville, je rentre dans ma petite maison et Buddy Guy est là qui m'attend, tu te rends compte, le rêve absolu!
Tu es un ange, je t'adore et je t'embrasse.
Ciao, ciao
Eole (26.5.05 09:13)
Un blog musical, comme c'est agréable, merci Jane !
Au Monsieur de la porte qui n'en a point : un réveil? Pas de ça chez moi mon cher, je fais confiance à mon instinct pour me tirer des limbes du sommeil au moment voulu... Quant au feuilleton préféré, je n'en ai pas plus que d'idole.
Bonne journée
LPSP (26.5.05 11:10)
Bonne journée à vous zossi, très chère.
C'est toujours un honneur de vous accueillir dans la nouvelle annexe de la maison du blues.
Bien à vous.
09:32 Publié dans Mots de l'année | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Mots de l’année 4 - Mots de juin

Denise Milani à la plage
Le 10 juin
Travail, soulagement, ouverture.
Une aération, un souffle qui reprend.
Communication, reprise.
Ce n’est pas le dialogue Nord Sud,
c’est plus que cette chaîne de mots.
C’est un ensemble de particules qui s’éveille.
Un mot n’est pas atomisable, il est non moléculaire.
Approche du corps, aide du soleil,
la bonne odeur de crème solaire.
Des corps de femme,
des fessiers puissants et voluptueux.
Des adolescentes qui planent sur la pointe des pieds.
Avec un déhanchement
appris dans le regard des mâles
et apprécié acidement par les mères.
Cette race de mères qui sont des non femmes.
Elles ne sont pas devenues rien.
Elles étaient faites pour ne pas exister.
C’est drôle d’être loin
et présent à Paris, dans un café
et sur une plage du Sud Ouest.
Cela explique pourquoi Arthur méprise un peu
les voyageurs qui ne sont contents
que les pieds sales et meurtris.
Même si ce sont les roues de l’avion qui encaissent les chocs.
Le dépaysement, on le porte en soi.
On est un étranger pour soi-même
et les autres deviennent des amis proches.
Il suffit de sortir un peu de sa tête,
de son magma d’informations télévisées ou déformées.
21.5.05 12:38 7 Commentaires
Eole (22.5.05 01:19)
Et non... tout le monde ne dort pas. Pas encore.
"Le dépaysement, on le porte en soi." Oui c'est dire la richesse que l'on porte en soi et que bien souvent on ignore.
"On est un étranger pour soi-même" Je ne sais pas jusqu'à quel point. Je sais que je peux repousser certaines de mes limites; est ce que je suis pour autant une étrangère à mes propres yeux ?
LPSP (22.5.05 02:13)
Tiens, Cara Bambina
Excuses-moi, j'étais avec ma première femme de blog et je me faisais beaucoup de souci, mais maintenant, ça va mieux, elle dort. (Je sais, Jane, tout le monde s'en fout, mais j'explique quand même...)
C'est vrai que c'est bizarre ce que j'avais écris là, et même moi, en le retranscrivant ça m'a mis un choc.
Mais je crois, ma chère confrère Watson, que tu te mets le doigt dans le nez (c'est pas très élégant, mais d'une part les filles de bonne famille sont couchées, d'autre part, les autres, les raclures ou les traînées au choix, on s'en moque, et pour finir, ça fait moins mal que dans l'oeil.
Ton explication analytique est basée sur le moi, mais il n'était pas questions des mérites du moi mais plus prosaïquement (c'est le cas de le dire) de la capacité de l'auteur à s'éloigner de lui pour devenir en tout ou partie un autre et de transformer des inconnus en amis (Par exemple, Hier soir j'ai dîné avec Ava Gardner, fait l'amour avec Marilyn et donné des coups de pieds à François Mitterrand.
Elle est pas belle la vie ?
Eole (22.5.05 14:11)
Oui elle est belle. Et elle est d'autant plus belle que l'imagination est féconde.
Crois tu réellement que les mères "acides" soient nées pour ne pas exister ?
Pour toi en tous cas c'est certain...
Après tout c'est ta vérité, you're the king of your life!
LPSP (22.5.05 16:47)
Baby Eole,
Tu n'as beau avoir que quinze ans, tu me dis toujours des choses intéressantes.
Je ne suis pas croyant, je ne suis pas socialo-communiste, je ne suis pas psycho-philosophe, je Vote Non au référendum, Non à l'Europe à 56, Non à la Turquie.
Pourtant j'ai les idées simples d'une tête bien faite posée sur un corps d'honnête homme.
Je pense d'effectivement certains êtres sont mauvais à la naissance, bêtes et méchants, souvent ressemblant à leurs parents, et ces déchets sont comme ça toute leur existence qui est la négation de la vie qui pour moi est l'amour.
Ces bestioles là existent en versions males et femelles, mais la connerie est souvent moins cachée chez les femmes.
Je ne crois pas au bon sauvage, je ne crois pas que les hommes naissent égaux, les conditions de la vie constituent un facteur aggravant pour tout le monde.
La fille d'une putain et d'un alcoolique a 9 chances sur 10 d'être une putain alcoolique. Ca fait 3000 ans que ça dure et toutes les théories fumeuses sur l'inné et l'acquis n'ont rien changé.
C'est injuste, c'est la vie.
Ca ne m'empêche pas d'aimer tout le monde, aussi bien les putains que les alcooliques.
Par contre l'attrait, l'attirance des socialo communistes et des femmes perverses pour les meurtriers et les prisonniers, ça c'est pas mon truc, je change de trottoir.
Je t'embrasse
Eole (22.5.05 20:56)
Les femmes cachent moins bien la connerie... A ton avis pourquoi ?
2 secondes je réfléchis...
Personnellement je ne vois pas de différence. Si ce n'est que la femme souffre de la malédiction de la blonde qui cherche son second neurone. A part ça...
L'Homme apprend la connerie pour se défendre de celle des autres...
LPSP (23.5.05 00:07)
Réponse en deux parties :
1° Les femmes étant souvent plus extraverties que les hommes, par exemple; en moyenne les femmes occidentales, par jour, disent 4 fois plus de mots que les hommes.
Donc, ma chère Watsone c'est arithmétique, les connes ont 4 fois plus l'occasion d'exhiber leur connerie que les cons!
Pour l'apprentissage de la connerie, ma cocotte (voir les mêmes dans une autre vie)je te trouve bien gentille avec les cons, moi je pense que c'est du 100% naturel, une sorte de don à la naissance, si tu veux.
Je t'adore (ne le dis à personne).
Pensées de la pleine lune.
Eole (23.5.05 08:33)
Hi, hi...
Et moi je crois que la connerie s'apprend, au moins pour une grande part.
Les mêmes dans un autre contexte ne donneraient sûrement pas le même produit... sauf que je ne peux pas vérifier, alors....
La question est de savoir ce qu'est la connerie.
Si c'est un des traits de la personnalité, on peut dire qu'elle s'acquiert et se développe dès la naissance.
Si au contraire c'est génétique, alors là oui tu as raison et on naît avec.
Mais pour poursuivre le débat n'oublions pas que la connerie est comme bien d'autres choses une question de point de vue, bref une divergence entre les règles implicites d'une société, par exemple de conduite, et le comportement d'un de ses membres.
La connerie est donc relative.
Alors est elle punissable ?
Ca dépend de la norme qui a été atteinte.
N'est ce pas ?
07:30 Publié dans Mots de l'année | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Mots de l’année 4 - Mots de mai

angel-noir
Le 17 mai
J’ai envie d’écrire ce souvenir
d’une femme
qui hante ma vie.
Ces cons qui braillent
me fatiguent.
Demain je serai seul,
seul avec toi.
Je pourrai te revoir,
te repenser,
longtemps, doucement.
Ton souvenir, ta présence, ta peau.
Tes yeux qui brillent,
ton parfum, ta collection de chaussures,
tes robes et tes jupes.
Tes objets,
pleins de soleil,
tous plus beaux les uns que les autres.
J’ai envie de pleurer et de rire, à la fois.
Je pense à toi.
J’ai attendu six ans,
pour t’avoir, te caresser.
Vivre avec toi ces quelques heures,
toucher tes mains,
te serrer dans mes bras, fortement.
Avoir tes yeux pour moi,
ta bouche et tes caresses,
ton corps endormi.
Je t’attends.
Je crois que je t’attendrai toute ma vie
Le 20 mai
Le Canard Enchaîné,
Le dernier livre de Claire Brétecher.
Quinze jours très longs.
17 Commentaires
Eole
Hum... les souvenirs que l'on a d'une personne nous appartiennent (contrairement aux personnes elles mêmes) et ont le mérite de pouvoir être visités autant qu'on en a le désir.
LPSP
Oualou,
Là tu commences à m'écrire des trucs compliqués...
Tu es 100% wright my dear, mais ce qui me plait là dedans c'est de retrouver intactes toutes les émotions d'un homme que j'étais et que je ne suis plus (quitte à faire compliqué, allons-y!).
Puisque tu connais encore mieux que moi l'histoire du saint homme et de ses trois vies, les arthureries se situent entre la 1ère et la 2ème vie.
Ca fait donc quelques années, mais quand je reprends mes notes, c'était hier et oui ma chère, c'est dinnnnnnnnnnnnngue!
Pensées de passion
Eole
'Je crois que je t’attendrai toute ma vie' : alors, était-ce vrai ?
Giovanna
...y'a de jolies choses ici...joliment dites j'entends...
je crois que je ne viens pas assez dans cette rubrique non ?
tendresse de menteuse (hi, hi, hi), non je mens !
LPSP
Ciao, Eole.
En fait, j'ai attendu un an.
Et tu admettras avec moi (en choeur, reprenons...) que quand on est fou amoureux, un an c'est plus que long.
Toi qui connais l'oeuvre de l'homme, celle qu'Arthur attend ici, est la Maria de la Route Bleue de là-bas.
Baisers aux senteurs de Chine (pourquoi pas la Chine, j'aime bien le matin, voir les montagnes sortir de la torpeur brumeuse...)
LPSP
Giovanna,
C'est vrai que tu ne parles pas trop, par ici. Tu passes plus de temps à faire la bringue de l'autre côté, à danser toute la nuit avec des Aubergines et des Patates chaudes!
Quant à mentir, ce n'est pas aux jeunes guenons qu'on apprend à éplucher les bananes! (ah, t'es sûre que c'est pas ça le proverbe champenois...).
Bisoux, doux, roux,...
Eole
Mmmm... les choses sont vaines parfois
LPSP
Eole,
Je n'aime pas te voir comme cela.
Allonnns reprend toi, mon petit. J'ai jamais compris pourquoi dans les vieux films les hommes, les vrais, disent "mon petit" aux femmes, c'est étrange...vous n'avez pas dit étrange...?
Non, pour une fois, j'ai rien dit moi.
Bon, je te sens toute triste d'un coupe, ça me plait pas trop, j'aime quand tu es gaite (ça me rappelle un truc de Pink floyd, tout d'un coupe)
Je t'embrasse dans les cheveux.
Ciao Bella.
Eole
Faut croire qu'être résolument positif ça ne suffit pas...
LPSP
Etre, respirer, vivre, ouvrir les yeux, marcher, sentir le chaud, le froid.
Ecouter comme les merles sifflent bien, comment ils perforent l'air de leurs trilles.
Ca c'est du bon.
Rire et pleurer, c'est ça qu'il faut.
On va desserrer quelques boulons, et après, un peu de magie.
C'est pas beau la vie ?
(pour le règlement des consultations, j'accepte aussi les $ canadiens)
Je t'embrasse.
Eole
Je vais bien, rassure toi. Suffisamment pour ne pas me faire escroquer par un grand gourou de l'esprit !
Eole
formi
formi
formidaaaaaaaaaable!
LPSP
Tu vois,
dès que tu chantes, tu te sens mieux, la chaleur des mots agit.
C'est vrai que tu es toute en retenue et ce n'est pas bien.
Tu as besoin de crier, crier...
Aline, pour qu'elle revienne.
Bon, tu connais l'adresse, ici tu es chez toi, tu viens quand tu veux et tu t'entraînes à crier ta vie, de plus en plus fort.
Ciao Bella
Eole
L'adresse ? Oui c'est facile, c'est La Porte Sans Porte, y a pas photo on trouve tout de suite !
LPSP
Oui, tu y es, tu es arrivée.
Je t'attendais, pour te faire coucou.
Bises dans le cou.
Eole
Coucou !
LPSP
Cou cou doux.
Te voili, te voilà.
C'est pas juste, tu vas trois fois plus vite que moi pour faire le tour du blog mais tu es une femme avec ailes.
Baiser envolé.
02:30 Publié dans Mots de l'année | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

