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27.10.2006

Elle

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C.F.P.B. - 11h00
On efface tout et on recommence.
Noyé dans les livres, littérature anglo-saxonne,
amoureux de Virginia Woolf, et ma Virginia
à moi, ma Ludivine à qui je pense tous les jours.

Bientôt je vais la retrouver, la finir, la développer,
lui donner une vie, une vraie.
Ici il fait chaud, le café est bon mais cher,
50 cents contre 40 dans les autres écoles.

Tout à coup, tout d’un coup, j’ai besoin de
femmes et d’amour, de beauté et du reste,
du tout.
Une créatrice de bonheur, voilà ce que c’est
une femme.

Certaines l’oublient, oublient d’être heureuses.
Il ne faut jamais oublier la vie, la douceur
des doigts de fée, l’élégance des regards
entre courage et timidité.

Les femmes n’ont pas de peur, c’est leur force.
Elles s’inventent des faiblesses et s’imaginent
des lâchetés pour faire parler, pour susurrer,
en parler et puis délirer avec leurs copines.

C’est comme les petites filles qui jouent à courir
en poussant de grands cris dans la cour de l’école.
Personne ne leur court après mais c’est une stratégie
pour attirer l’attention.

Les filles, les femmes ne vieillissent donc jamais.
Ou alors sont-elles déjà vieilles, mures, matures,
à la naissance ?

Peut être bien, finalement, qu’en naissant,
une petite fille est déjà la mère de son père.
C’est plus qu’une vocation, c’est un tout divin.
Comme dirait Henri Rider Haggard, c’est « Elle ».

Jeudi 28 septembre 2006

Commentaires

Quel beau sujet de réflexion ...
on s'y perd ... je me perdrais bien dans tes mots si tu voulais ..
Tendrement

Ecrit par : pseud | 29.10.2006

Pseudinette,
Moi je crois que tu es déjà perdue dans mes mots.
J'espère que ça ne fait pas mal...Le principal c'est que j'arrive à te retrouver, là, au milieu de tous ces signes que je prends tant de plaisir à dessiner.
Je trouve que cette note là est une des plus intéressantes
que j'ai pu écrire.
Et puis, depuis les yeux de Jennifer Connelly jusqu'au "Elle" de Haggard, c'est la description de mon univers actuel qui appelle Henry Miller et Blaise Cendrars,
Le Clezio, Sagan et Duras, Tocqueville et Virginia Woolf et ma Ludivine et les femmes que j'aime et celles que je rêve...
Ta tendresse m'est chère.

Ecrit par : LaPorteSansPorte | 30.10.2006

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