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27.10.2006

Elle

medium_jennifer-connelly-phenomena-eyes.jpg


C.F.P.B. - 11h00
On efface tout et on recommence.
Noyé dans les livres, littérature anglo-saxonne,
amoureux de Virginia Woolf, et ma Virginia
à moi, ma Ludivine à qui je pense tous les jours.

Bientôt je vais la retrouver, la finir, la développer,
lui donner une vie, une vraie.
Ici il fait chaud, le café est bon mais cher,
50 cents contre 40 dans les autres écoles.

Tout à coup, tout d’un coup, j’ai besoin de
femmes et d’amour, de beauté et du reste,
du tout.
Une créatrice de bonheur, voilà ce que c’est
une femme.

Certaines l’oublient, oublient d’être heureuses.
Il ne faut jamais oublier la vie, la douceur
des doigts de fée, l’élégance des regards
entre courage et timidité.

Les femmes n’ont pas de peur, c’est leur force.
Elles s’inventent des faiblesses et s’imaginent
des lâchetés pour faire parler, pour susurrer,
en parler et puis délirer avec leurs copines.

C’est comme les petites filles qui jouent à courir
en poussant de grands cris dans la cour de l’école.
Personne ne leur court après mais c’est une stratégie
pour attirer l’attention.

Les filles, les femmes ne vieillissent donc jamais.
Ou alors sont-elles déjà vieilles, mures, matures,
à la naissance ?

Peut être bien, finalement, qu’en naissant,
une petite fille est déjà la mère de son père.
C’est plus qu’une vocation, c’est un tout divin.
Comme dirait Henri Rider Haggard, c’est « Elle ».

Jeudi 28 septembre 2006

24.10.2006

A tous ceux

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12h25 - On train, Saint Lazare Station.

Une matinée bizarre et étrange.
Ce n’est pas la première, mais j’ai été si bien
accueilli que j’en suis gêné.

Pour la première fois, depuis cinq ans que
j’enseigne, on me propose un poste à temps très
plein de 24 heures de cours par semaine et j’hésite,
car demain matin, j’ai encore un rendez-vous
pour travailler chez Harry Potter.

Donc, je suis gêné, embêté.
J’ai annulé deux rendez-vous, un cet après
midi et un demain après midi pour enseigner de
l’Economie, du Français et de la Gestion financière
(promis, l’année prochaine, je fais le Turc et le
Chinois …).

Et après, il me restera un entretien lundi prochain
avec les responsables d’un grand groupe
de prévoyance pour un poste à 70 K€ qui ne me tente
guère car je n’ai pas envie de reprendre mon ancien
métier d’assureur.

Bon, tout ça c’est vraiment horrible,
mais il y a beaucoup moins bien,
il y a même pire.

Je pense à tous ceux qui n’ont rien,
ceux qui sont seuls
et aussi, tous les enfants
qui vont découvrir l’école.

Sûrement le jour le plus dur de ma vie,
quand on m’a arraché à ma mère.
Je ne l’ai jamais digéré.

Et pourtant, pourtant…
Ca doit être pour ça que j’aime tant
les femmes.
Elles doivent ressembler à ma mère,
ça doit être ça, des milliards de mères
sur terre, quel bonheur quand on y pense !

C’est pour ça que les femmes me donnent faim,
me donnent envie de vivre.
Finalement, c’est trop simple la vie.

Lundi 4 septembre 2006

23.10.2006

Train dansant

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8h04 - Voie 32

Ca y est, j’ai changé de monture.

Je suis quasiment tout seul,
une nouvelle version du train fantôme ?

Juste une très jolie fille qui attend,
en bas, assise sur un banc.

Des ballerines, une jupe et un petit pull,
tout en noir.

Genre, un peu maghrébine, très fine,
très aérienne.

Le genre de femme qu’on a envie de voir
danser avec la jupe en corolle qui se soulève

pour montrer le fuselage des cuisses,
le début du Nirvana.

Bon, je vais aller voir la philosophie
de l’éducation, ça va me changer les idées,

mais vous savez, vous les femmes
qui peuplent ma vie, je vous aime.


Lundi 4 septembre 2006

22.10.2006

Emotions insensées

medium_WWasJayneWindsor.jpg


On the quai - 7h40.
Déjà une chaleur étouffante.
La veste est de trop. Mais comment faire ?
Me présenter à des entretiens d’embauche,
en chemise ?

Vous me direz les filles.
Les us et coutumes,
c’est quand même votre rayon.

Aujourd’hui, je suis coincé, je vais à un
deuxième entretien pour un poste
qui me plait mais quand même moins
que celui de demain matin où j’aurai
mon troisième rendez-vous.

Bizarre, tout se bouscule en même temps.
C’est plutôt bien, même si ça m’angoisse
un peu d’abandonner mon (nouveau) métier
de prof que j’ai déjà pratiqué dans six écoles
différentes en quatre ans.

Demain, j’en saurai un peu plus,
demain ça sera bien, demain.

J’écris et tu lis.
Je t’embrasse et tu souris.

En ce moment, j’ai un bon rapport avec mes blogs.
Ce n’est plus du tout convulsif, obsessif.
C’est uniquement du plaisir,
seulement quand j’en ai envie.

Il y a finalement quelques personnes
qui viennent voir ce que j’écris.
10 000 visites et 7 000 visiteurs
au mois d’août sur mes deux blogs.

De temps en temps, K. me dit que je ferais
mieux de m’intéresser à la vraie vie.
Mais pour moi, ce qui est vrai,
c’est lire et écrire ou regarder de belles choses
dans les musées ou dans la rue.

C’est admirer les femmes que je croise
et dévorer des yeux leurs pieds,
leur beauté qui me donne des émotions
insensées.


Lundi 4 septembre 2006

19.10.2006

Zébrures

medium_Bikini.jpg


6h55, On train.

Une journée, hier, qui s’est bien passée
avec de la chaleur humaine et de l’empathie.

Celle d’aujourd’hui, je la passe à l’hôpital de jour
de cardiologie, pour des examens de contrôle.

C’est la troisième fois depuis mon infarctus
et le dernier coup, ce n’était pas terrible car
ils avaient trouvé une deuxième artère bouchée…

Cette fois ci qu’est-ce que ça sera, la tête,
les pieds ?


J’ai emporté du travail et de la lecture,
Le Monde de l’éducation et « De sang froid »
de Truman Capote.

Il fait un peu froid, mais pas trop.
Nous allons avoir une très belle journée.

Le ciel s’éclaire déjà de zébrures bleues,
blanchies de gris.
C’est un beau ciel, à photographier.

Hier, dans le RER D, j’ai voyagé avec de très
beaux pieds, expressifs, bronzés, sensuels
et maquillés.

Leur propriétaire était jeune et belle,
élancée sans être mince.

La cambrure de ses pieds répétait celle
de ses reins.

J’avais très envie de les embrasser,
et oui, c’est la vie…


Maintenant, il y a du rose dans le ciel.
Le Sacré Cœur me surveille,
le train est aux trois quarts vide,
c’est bien agréable.

Je suis à jeun et ça ne me gène pas,
c’est bon pour le régime.

Je me demande seulement quand je
pourrai boire mon premier café.

La journée risque d’être ennuyeuse.
Dans ces situations-là, on passe son temps
à attendre, c’est ce qui est pénible.


Jeudi 31 août 2006

12.10.2006

Vibrations

medium_La_beaute_de_Madeleine.jpg


8h55 RER E
Dans le wagon à l’arrêt, Gare Saint Lazare.
Ca vibre et ça tremble de partout.
J’espère que la rame n’est pas malade.

Bon, la journée d’hier, ce n’était pas terrible.
J’espère que mon rendez-vous de ce matin,
ça sera mieux.

A priori, c’est loin et dans un endroit merdique
mais on ne sait jamais, je tomberais peut être
sur des gens sympas…

En face de moi, un sourire et des pieds.
Des yeux extrêmement jolis et malicieux.
Une jeune femme adorable.
Un sourire intérieur qui resplendit.
C’est bon pour commencer la journée.

Je change de train.
Le machin s’arrête.
Comme d’habitude, je range mes affaires
en catastrophe.
Elle me donne un merveilleux sourire d’adieu.

C’est drôle, elle se comporte comme si
elle me connaissait…

D’autres couloirs, d’autres escalators,
un escalier, je descends, je regarde les
panneaux lumineux pour essayer de comprendre
où est ma voie…

Je tombe. Je m’étale de tout mon long.
J’ai mal aux genoux. Je me relève.
Rien de cassé, ça marche.

Parti pour un autre monde,
au-delà du Stade de France,
dans des terres inconnues.

Je trouve une belle place, en face d’une
très jolie jeune femme, genre Audrey
Toutoute, en mieux.

Elle lit, elle pense, elle est romantique,
belle, jeune, fragile et mal élevée.
Les pieds sur les banquettes,
c’est insupportable, vraiment !

Combien de temps, comment,
combien de temps…

J’ai envie de chanter.
Un peu de soleil, ce n’est pas plus mal,
l’âme est vague.


Mercredi 30 août 2006

11.10.2006

Voie 9

medium_Saint_Lazare_voie_9.JPG


16h19
J’ai réussi à changer mes pounds, sans commission,
à la Gare Saint Lazare, au Bureau de change
conseillé par ma banquière préférée.
Je suis de retour dans mon train favori.

Jeudi 24 août 2006


14h10
On train.
Des turbulences et de l’amour.
La reprise du travail, c’est dur,
pour tout le monde.

L’été qui finit aussi brutalement,
la pluie qui essaye de tout nettoyer,
de laver sans relâche, déterminée,
bornée presque.

Et pourtant, la pluie c’est le lait maternel
du ciel, notre nourriture à tous,
l’eau de nos os.

Un rêve de perdu, une femme de retrouvée.
Depuis quinze jours, K. est de nouveau
ma femme, depuis tant de temps,
de si longues années.
C’est un choc, en vérité.

Une semaine cruciale pour mon avenir
à court terme. Cet après midi je retourne voir
la Directrice Générale d’une école qui
me plait beaucoup et après, j’ai encore trois
propositions à concrétiser ou à annuler.


14h30 RER E, Voie 34
Sympa ce RER là, pratique pour aller de la Gare
Saint Lazare à la Gare du Nord.
C’est celui que je prenais pour aller à l’Hôpital
Lariboisière, consulter pour mes vertiges,
sans fin d’ailleurs.

L’espèce de Professeur Connasse
qui me donnait sans cesse des rendez-vous
inutiles, avait de beaux bas résille
et une allure de Salope fatale.

Je pense qu’elle sortait du CNRS,
uniquement pour aller se taper le préparateur
auxiliaire de l’hôpital.

Elle était jolie, mais dans certains cas,
ça ne suffit pas…

Si tout va bien, je commencerais
lundi prochain.
Si tout va moins bien, je continue
mes rendez-vous et puis on verra la suite.


Mardi 29 août 2006

07.10.2006

Pour Constance

Championne toutes catégories

medium_Nadira_1.jpg



Le 1er prix

Attribué à

Moreta



est composé de trois strophes de quatre lignes

par le collectif littéraire du blog LPSP.

Ca s’appelle :

Pour toujours

A travers les croisillons blancs
des petits carreaux de la fenêtre
de la cuisine, elle voyait
pâle et agitée, la mer s’amuser.

La chatte en noir et blanc,
se frottait contre ses jambes
nues, bronzées et écorchées.
Le bateau était vert et blanc.

Il partait avec la marée,
elle partait avec lui
dans le sillage des goélands
pour toujours, dans le vent.

Ava Gardner
medium_Ava_Gardner_by_redstar.jpg


Comme tu es une vainqueuse
éblouissante, la Présidente du jury
est heureuse de te donner un souvenir


Noisettes peint en 1882
medium_Bouguereau-Les_noisettes_1882.png

par Adolphe William Bouguereau


Ciao, ciao, Bravissima Moreta

25.5.05 11:15 44 Commentaires

Moreta / Site web (25.5.05 11:29)
Comme c'est gentil à toi ces pensées que tu nous offres.
Ce poème est parfait et colle à mes sentiments, un rien triste avec des envies d'ailleurs et d'absolu en quête d'amour et de liberté.
Pour toi aussi donc un souvenir sur mon blog.
Encore une fois ce Quiz était L'IDEE!
Merci et bonne journée.
Salut les filles!
Gratouilles à Poucette
Baisers ensoleillés à toi.

LPSP (25.5.05 11:37)
Ciao Championne,
Quel magnifique commentaire tu me fais encore !
C'est vrai je sais que tu aimes la mer et que tu dois être un peu mélancolique ces temps ci, mais l'été arrive et c'est toujours là que les envies d'évasion sont les plus fortes.
Laisse la porte ouverte, j'arrive.
Baisers pour la Championne.

LPSP (25.5.05 12:18)
ReCiao Championne,
J'ai été voir sur ton blog, y a rien depuis le 19 mai donc soit tu as rêvé soit tu as blogué sur le blog d'une autre.
En fait, depuis que tu me fréquentes, tu déblogues complètement.
Bisoux.

Moreta / Site web (25.5.05 12:24)
Laisses-moi le temps de m'installer! Voilà c'est fait tu peux aller chercher ton prix.
Que je déblogue, ça je n'ai aucun doute là-dessus, et ça fait longtemps! ;-)

LPSP (25.5.05 12:34)
Oui, j'arrive, j'arrive, j'étais chez Jane, je peux pas être partout à la fois, et puis elle m'a fait écouter de la musique, et on a parlé guitare et puis voilà, l'heure presse, le temps tourne, le Citron arrive, bougez pas les Oranges !

Moreta / Site web (25.5.05 13:41)
Je ne vois pas la surprise! ;-(

LPSP (25.5.05 14:58)
Bah oui,
Sur ton machin, ça marche pas, comme sur 20six les images dans les commentaires, tu crois qu'il y a un mode d'emploi quelque part ?
Bises,
c'est vraiment magnifique ce que tu as fait, et le cadeau est merveilleux.

Moreta / Site web (25.5.05 15:12)
Je ne crois pas, j'ai déjà essayé plusieurs fois d'insérer des images dans les commentaires, chez moi et ailleurs, sans succès!

LPSP (25.5.05 15:24)
Bouge pas Darling, je vais la mettre là, la surprise :

Il s'appelle Wendy, et j'espérais qu'il serait copain avec Pixelle, car comme tu dis, le printemps a l'air de travailler à la reproduction des blogs...

Moreta / Site web (25.5.05 15:28)
Super et quelle belles couleurs,il est à toi? Tu as donc plusieurs chats? Il a l'air sympa!
Merci.
Giovanna (25.5.05 15:47)

Ben voilà Moreta,
Je suis franchement désolée de ne pas
Avoir trouvé plus grand stade
Il aurait fallu aller aux States, peut-être
En attendant, on est tous là pour te dire
BRAVISSIMO

LPSP (25.5.05 15:47)
Tu as vu, comme il est beau.
Malheureusement il n'est pas à moi, il sort de mes archives.
J'avais deux chats, mais le plus jeune est mort fin mars, il était tout noir et il s'appelait Mickey.
Ciao, ciao, je t'embrasse.

Moreta / Site web (25.5.05 16:25)
Merci Giov., c'est trop, tu vas me pourrir ;-)
******
Désolée pour Mickey, moi j'ai eu une Kinette qui est morte il y a plusieurs années.
Je t'ai mailé (sic), une vidéo marrante mais c'est à ouvrir avec Windows.
Je file devant ma table à repasser!

LPSP (25.5.05 16:35)
Ok Girls, j'obéis (comme d'habitude!)
je file devant la table à repasser.
Ciao, a presto

Eole (25.5.05 21:17)
J'arrive un peu tard mais voilà : bravo, bravo, Moreta !!!
J'avoue je ne connaissais pas Bouguereau avant de venir user mes doigts par ici, mais alors là devant ce tableau j'ai eu un choc : quand j'étais petite je ressemblais beaucoup à la jeune donzelle accoudée sur le sol, celle avec les longs cheveux.
LPSP (25.5.05 22:27)
Ah tu ressembles à ma Wendy, avec toutes les couleurs et tout.
C'est vrai que tu es belle comme ça, allongée nonchalamment sur le dos, les pattes en l'air, assez joueuse, on dirait, non ?
Rassure toi pour Bouguereau, personne ne le connaît, je l'ai trouvé par hasard il y a un mois en cherchant des toiles de Jean-Léon Gérome.
Aujourd'hui sa peinture est surtout appréciée aux Etats Unis.
Ils font partie de ces peintres, avec Gustave Moreau, que j'adore mais l'impressionnisme et les oeillères socialo-communistes des soi-disant élites culturelles françaises leur ont fait beaucoup de tort.

Jane (25.5.05 22:46)
ahhhh, je ne savais plus comment faire pour mettre une petite ode à Moreta !!!
mais voilà, j'ai retrouvé la manip...

donc c'est pour le premier prix et c'est celtic...oui les derniers en date bien sûr, rien à voir avec ceux d'Alex, les vrais ceux-là
Allez, Moreta, tu as la version longue ! Profite quelques jours et c'est pas de l'électronique ...

Jane (25.5.05 22:48)
Alex, si ça t'ennuie, tu effaces le commentaire bien sûr, mais ça peut t'aider à passer la nuit en douceur...

Moreta / Site web (25.5.05 22:56)
Merci Eole, merci Jane.
Jane tu me fais baver d'envie à pouvoir faire ça, des images et des sons dans les commentaires!
Pour Alex je ne sais pas, mais pour moi c'est sûr ça va m'aider à m'endormir en douceur...

Moreta / Site web (25.5.05 22:58)
Bisous ensommeillés!

LPSP (25.5.05 23:08)
Lady Jane,
Y'a pas à dire, c'est la grande classe.
C'est marrant on dirait quelqu'un qui joue de la harpe comme si c'était une guitare.
Moi, ça ne me dérange pas et je le laisse car c'est pour Moreta.
L'amitié c'est beau, c'est bon, c'est...
Baisers pour vous deux.
Ciao, ciao.
P.S. Si ça vous ennuie pas je vais aller écouter Led Zeppelin, chez une fille qui a une super Radio-Blog.
Ciao, ciao

Jane (25.5.05 23:09)
;o))
belle nuit pleine de doux rêves ma belle !

LPSP (25.5.05 23:11)
Ciao Moreta,
Bonne nuit avec plein de rêves magiques.
Buona note.

Giovanna (26.5.05 16:21)
Y'a Vivaldi qui me crie dans les zoreilles
'Concerto grosso Op. 3/8 in a-moll, Allegro' chez LPSP...ben dis donc, je sais pas ce que tu lui as fait...
enfin c'est agréable...tu t'en apercevras bientôt. C'est court, mais qu'est ce que c'est bon !
T'es enfoui sous ta pile de linge à repasser ???

LPSP (26.5.05 18:04)
Eh oui, c'est comme l'amour, c'est foudroyant tout court.
Pour une fois, je travaille, je corrige des copies d'économie et après, j'attaque la finance.
Entre les deux j'ai aperçu ma petite bohémienne, et je suis foudroyé d'émotion.
A plus Darling, je t'embrasse Lady Gio.

Moreta / Site web (26.5.05 19:51)
Retour à la maison. Quoi de neuf vous deux?
Aujourd'hui j'étais chez une copine du Louvre qui nous a passé le film qu'elle a fait en janvier à Porto Allegre où elle était allée au Forum.

Antiope (26.5.05 22:09)
Bon, dans la série hors-sujet, si tu nous parlais un peu plus de toi ? Tu en es où ? ça va ? quoi de beau dans ta vie ?

LPSP (26.5.05 23:16)
Moreta,
Excuses-moi de te répondre si tard, mais pour une fois, je travaillais pour mes étudiants que je vois demain matin.
J'entends toujours ta musique et j'espère que tu l'entends aussi.
Tu as des copines bizarres toi...
C'est une alter-connerinesque ou c'est simplement une marrante.
Tu me raconteras, je suis sûr qu'il y a plein de jolies filles qui traînent dans ces trucs là !
Bisoux de soir tardif

LPSP (26.5.05 23:49)
Eh Moreta, il faut que tu répondes à Antiope qui te pose plein de questions gentilles!
Allez dépêches-toi!
- C'est gentil Antiope de venir nous voir. Toi au moins tu es calme, toujours de bonne humeur et souriante.
J'espère que ça se passe bien tous tes préparatifs.
Je trouve ça magnifique ce que tu fais, même si ça m'angoisse que tu partes comme ça, bientôt, si vite...
Prends bien soin de toi.
Ciao, ciao

Moreta / Site web (27.5.05 08:58)
Bon, petites réponses :
_ Ma copine a une pêche d'enfer et ses 77 ans débordent de vitalité. Son fils travaille pour une ONG qui s'occupe de commerce équitable et elle l'a accompagné là-bas. Elle fait des petits films au sein d'un club de vidéo et bien d'autres choses.
_ Je crois qu'Antiope te posait la question à toi _après tout c'est ton blog (^_~) même si nous y papotons de temps en temps _ sinon elle aurait préciser; auquel cas je lui aurais répondu.

Moreta / Site web (27.5.05 10:02)
Petite question-explication de texte :
Que veut dire cette phrase :
<< - C'est gentil Antiope de venir nous voir.
Toi au moins tu es calme, toujours de bonne humeur et souriante. >>

Giovanna (27.5.05 10:20)

C'est peut être pour moi !
Regarde pourtant
comme j’avais le sourire
quand je suis venue dans ce monde
On m’aurait menti ?

Moreta / Site web (27.5.05 11:45)
C'est vrai que tu es toute mimi.
Tu te coiffes toujours pareil? (^_~)

Giovanna (27.5.05 11:51)
...non bien sûr, tu imagines !
La semaine, c'est crâne rasée, la croix gammée sur le dessus de la tête et le dimanche, c'est perruque à la Montespan ;o))

Moreta / Site web (27.5.05 13:36)
Je me disais bien que je t'avais vu quelque part aux infos ;-)
LPSP (27.5.05 15:33)
Salut Moreta,
Brava pour ta copine j'espère qu'à 70 ans je serais capable de faire ce qu'elle fait à 77.
Pour Antiope, je vais lui répondre.
L'observation sur son calme absolu et imperturbable est lié au fait que je venais de passer un grand moment avec une tornade changeante d'humeur que tu as déjà du apercevoir en train de courir dans tous les coins du blog où elle cache des messages.
Bon, si tu as besoin d'un résumé, fais moi signe.
Ciao, ciao.

LPSP (27.5.05 15:40)
Ciao La Martienne,
C'est marrant, on dirait Kurt Cobain, jeune, non c'est pas lui ?
Et puisqu'on fait dans le blog exhibitionniste, maintenant, on pourrait peut être avoir une photo du martien, 30 années plus tard, sur la plage abandonnée...

LPSP (27.5.05 15:56)
Bonjour Antiope,
Excuses-moi pour hier, je n'avais pas compris que tu me parlais. Pour une fois je vais faire très court : je n'ai pas de vie. Voilà, c'est tout.
Pensées de soleil pour toi.

Moreta / Site web (27.5.05 16:41)
Résumé svp. A moins qu'il ne s'agisse d'éole? vent, tornade?

Giovanna (27.5.05 16:46)
Je venais pour te demander si tu étais bien par cette chaleur, tu sais que les grandes chaleurs et les grands froids sont mauvais pour les éclopés du coeur ?
bon tu passes, tu commentes c'est que tu vas bien !
pour la photo, je peux une à 20 ans, mais j'ai peur de te mettre dans tous tes états et c'est plus de ton age (je ris...)
J'ai peur qu'une photo de maintenant me ferme ton blog (je ris aussi..)
Je mets une photo si toi tu en mets une
Si t'es gentil, peut-être que toi et moreta en recevrez une pour mettre une tête sur un nom !
Sur ce, j'vais surveiller les travaux de la piscine, t'imagine bien que je ne vais pas me contenter d'un bain de pieds (ni de siège d'ailleurs) par ce soleil radieux (trop à mon goût mais il en faut pour tous)
Mes amours je vous baise les pieds en attendant de vous baiser tout court
les mains (éclatée là la jane)
bon vik and à vous !

Jane (27.5.05 16:48)
t'as tjrs pas répondu à mon mail d'il y a trois jours...c'est la soupe à la grimaces ou c'est le facteur qui ne relève plus sa boite à mails ?

Moreta / Site web (27.5.05 17:32)
Ô oui, ô oui, une photo, j'aime bien connaître les gens à qui je cause! Je t'en enverrai une aussi et comme ça un jour si on se retrouve à Paris on se reconnaîtra.
Et toi Alex, quèque t'en dit?
LPSP (28.5.05 00:03)
Oui Moreta,
La tornade c'est Eole.
Pour le reste, il faut que je demande à ma table à repasser.
Bises.

LPSP (28.5.05 00:10)
Jane,
Essayes de ne pas tomber dans la piscine de Giovanna.
Pour les photos, je n'ai quasiment rien car je n'ai pas d'appareil numérique.
Pour le mail, tu as raison, il faut que j'aille voir.
Tu manges de la soupe bizarre, comme Antiope ?

06.10.2006

Une flamme brune

medium_salma.jpg


« J’ai faim, et toi ? »
Je me redressais, m’assis sur le lit
et je lui tendis les bras.

Elle était étendue, bras et jambes écartées,
elle s’étirait, se tordait et me souriait.
Elle riait maintenant et m’attirait contre
elle…

« Non Ludivine, tu sais bien,
je ne pourrais plus partir, plus bouger,
tu es trop magique, trop divine.

Je suis ensorcelé, pieds et mains liés,
par ta beauté, le pouvoir de tes yeux,
la grâce qui auréole ton corps,
ta peau, tes yeux…

« …Oh Ludivine, je t’aime trop ! »
J’enfouis ma tête contre son cou,
j’étais tellement heureux contre elle,
dans ses bras, que j’avais envie de pleurer.

Elle caressait mes cheveux et se mit à chanter.
Sa voix légèrement cassée était grave
et m’enveloppait.

« Tu as faim, homme baby, tu veux manger ?
- Yes, mon Ange, ma Divine, j’ai faim,
tu me donnes une telle envie de vivre,
tu viens ? »

Debout, je lui tendais la main.
Telle une flamme brune,
elle se redressa, tout en souplesse.

J’admirais son corps.
Ses hanches me fascinaient…

« Quoi ? » me dit elle.
« Tu es trop belle ! »


Jeudi 24 août 2006 - 15h15 - Paris

04.10.2006

Regard ailleurs

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13h00
Quelle aventure !
Je suis au bout du monde.
J’ai fait un tour de repérage,
dans l’espoir de trouver un espace pour m’asseoir.

Entre les machins orientaux et les spécialités
Hallal, que des Africains noirs, moins noirs,
d’Afrique du Nord, aussi.

Rues de désolation, magasins fermés,
orientalisme et autres ateliers clandestins,
même pas clandestins où une dizaine
de pauvres hères cousent dans une pièce
minuscule, la porte ouverte sur la rue.

Un autre monde.
Si ce n’était pas si étrange, j’aurais pu
avoir peur, mais non, même pas.
C’est trop triste pour faire peur.

Je reviens sur mes pas,
par la rue de Tombouctou (ça ne s’invente pas !)
Je finis par arriver sur l’arrière sordide
de la Gare du Nord.

J’aperçois au loin un bar restaurant
qui ressemble à un lieu civilisé.
Manque de chance, « Le Parmentier »
Qui semble ouvert est entravé par de lourdes
chaînes, il ne risque plus de s’en aller…

Je continue, sans trop d’espoir et je finis
par déboucher sur l’avenue Magenta,
au coin, un café restaurant presque normal,
avec des prix pour touristes.

J’ai repéré une petite table ronde, toute seule,
dans un coin, le long de la baie vitrée,
sans nappe, sans rien.
C’est celle-là que je choisis, « pour la vue
sur la mer », je précise au serveur qui n’est pas
contrariant mais n’en pense pas moins.

C’est sûr qu’avec ma veste en cashmere,
je suis trop élégant pour le quartier,
je vais finir dépouillé.
Heureusement que pour une fois, je n’ai pas
mis de cravate…

13h10
Fini ma chicken salade, je vais reprendre
un café, le premier était très bon.
J’ai réussi à avancer mon rendez-vous
à 14h00, c’est tout bon.

J’ai enlevé ma veste, pour ne pas me salir.
La salade verte, pleine de sauce,
est très traître, traîtresse (like you want).

Je vais essayer de rejoindre Ludivine.
Je vous embrasse, tellement,
tellement passionnément.


Jeudi 24 août 2006

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