« Chiricahuate ? | Page d'accueil | Progrès »
17.11.2006
Main divine

Après avoir mangé un délicieux club-sandwich,
en fait, j’en ai mangé deux, nous sommes partis
prospecter les environs dans la somptueuse médiathèque
du musée d’histoire.
« You know Ludie, je voulais prendre le bateau pour la Canal Walk mais j’ai vu, quand nous sommes arrivés par la Rivière,
le monde incroyable qui attendait.
Franchement la houle de cette foule carnavalesque ça m’angoisse... »
Ludie poussa un profond soupir d’amour...
« Oui, je sais Trésor.
Tu es claustrophobe, machinphobe, foulophobe...
Et femmophobe aussi ?
- Arrête, Indienne de malheur !
J’aurais bien aimé canaler downtown Richmond.
Rien que les noms ça m’excite :
Ah, voir le Haxall Canal and le James River & Kanawha Canal,
et mourir !
- De plaisir !
- Dans tes bras, mon Amour !
Ludie, Ludie, j’ai tellement envie d’être contre toi !
Si on faisait comme si il n’y avait personne...On dirait un désert, tu as chaud et tu es fatiguée...
donc tu te déshabilles et tu t’allonges dans le sable de la vallée...
logique ma chère Watsonne, non ! »
Ludie, un peu gênée, mais aussi flattée, m’embrassa du velours noir de ses yeux...
Quand elle faisait ça, c’était dingue, j’étais tétanisée par la stupeur par la violence de son regard qui culbutait mon amour.
« Mon chéri, tu es adorable, mais je pense que tu as un léger grain, non ?
- Yes, oh yes. My dear, my dearette, un grain de poivre,
yes, un grain de folie, aussi, c’est toi, c’est la vie en Virginie,
c’est toi Ludie, c’est toi aussi...
- Bon alors, on va où ? Tu as trouvé quelque chose,
toi le chercheur sans cherche... ?
- Bah oui, Ludie...
Tu trouves pas que ça sonne bien, hein : Bah oui, Ludie...
J’aime bien moi ! »
J’adorais la voir s’impatienter. Elle ne disait rien et se tenait
très droite, le regard ailleurs, genre profil d’aigle, et sa main...
Sa main si belle, dorée mince et agile, avec la peau si fine,
plus douce que la soie.
Sa main émouvante, forte et fragile...
Sa main immobile, comme une menace me disant je suis là,
regarde moi bien, ça ne sera peut être pas toujours le cas...
je peux partir aussi...glisser le long de la table et retomber,
m’en aller, te désigner un ailleurs ou pire...un adieu.
Je me levais et m’assis sur le siège à côté d’elle.
Je pris sa main, la couvrit de baisers et la posait sur ma poitrine.
« J’ai trop besoin de toi Ludie, c’est tout ce que j’essaye
de te dire.
- Je sais Alex. C’est pareil pour moi, même si je te le dis autrement.
Tout est OK.
Je suis là et tu ne peux pas savoir à quel point je me sens bien.
...
Alors, on va où ? »
At Home, le 17 novembre 2006
16:50 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Commentaires
c'est vrai, ça, vous allez où?
Ecrit par : passagère | 17.11.2006
Hello, mon Indienne du Soleil
C'est vrai ça. Vous les femmes, vous avez une capacité à garder les pieds sur terre, même au milieu des pires déferlements magnétiques de poésie et d'amour...
Je me demande, ma chère Gabiane aux yeux de jade, êtes vous humaines ou simplement venues d'ailleurs...
Bisous for you.
Ecrit par : LaPorteSansPorte | 18.11.2006
Hello Gabiane !
Peut être à Marienbad,
Là où vont tes yeux de jade.
Baisers stéréophoniques
Ecrit par : LaPorteSansPorte | 18.11.2006
Hello Gabiane,
Je ne sais pourquoi cette machine infernale perd mes commentaires...
Donc je fais court pour te souhaiter un grand soleil de jade.
Pensées de Marienbad
Ecrit par : LaPorteSansPorte | 19.11.2006

