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18.01.2007
Cuisine
Je sortis les bouteilles de bouillon de poule. Quatre litres pour commencer, que je mis à chauffer.
A côté, dans une grande cocotte en fonte, je fis revenir les oignons blancs que j’avais hachés menus, jusqu’à ce qu’ils deviennent translucides.
J’ajoutais le riz pour risotto. J’étais content d’avoir trouvé du Carnaroli qui est théoriquement le meilleur. Deux poignées par personne plus deux poignées pour le pot.
« Tu vois Jenny, ce n’est pas compliqué. Quand le riz devient luisant, tu intègres le vin blanc sec, un verre de Sauvignon que tu fais évaporer en remuant.
- Et après ?
- Après, tu réduis la cuisson et tu incorpores le bouillon au fur et à mesure de l’absorption par le riz...
- Tu pleures Alex ?
- Non, Jenny, non...Ce sont les oignons. »
C’est vrai que je ne voyais plus grand-chose.
Je cherchais à tâtons mes bocaux de champignons des bois.
« Tu viens maintenant ?
- Non, je ne peux pas. Il faut surveiller tout le temps, remuer pour que ça ne prenne pas au fond, verser le bouillon...
Reviens dans vingt minutes, ça sera prêt.
- Bon, tu es sûr, tu ne veux pas que je t’aide ?
- Oui, je t’assure. Je te remercie mais tu te salirais et tu es trop belle, tu sais.
Ta place n’est vraiment pas ici...
- Et toi, alors, tu crois qu’elle est où, ta place ?
- Moi...C’est nulle part ma place, voilà. »
Et les larmes recommençaient à couler de plus belle.
« Non Alex, non, ne pleure pas. Viens ! »
Et elle me prit dans ses bras et me serra très fort contre elle.
« Excuses-moi Jenny, un coup de blues...
- Ne t’excuse pas. Prends mon mouchoir et essuie tes yeux.
- Merci Jenny. »
Je pris le joli mouchoir blanc brodé et je m’essuyais le visage.
« Non, non, garde le. Je t’en prie Alex.
- Il sent toi. Ca sent bon. Merci. »
Après un bon quart d’heure de cuisson, j’incorporais les champignons, égouttés et coupés par la moitié.
En attendant que le riz soit à point, je pris les plats de viande et de jambon, déjà préparés qui attendaient dans le frigo et je les apportais sur la table dressée dans le salon vert, alors que tout le monde discutait dans la pièce bleue.
En revenant dans la cuisine, j’entendais parler.
Une voix posait les questions et faisait les réponses.
Jennifer m’attendait.
Elle discutait avec le loup qui avait du sentir l’odeur des nourritures carnées.
« Ah, tu es là !
- Oui Alex, je t’attends, tu vois.»
Tu es bien la seule, je me disais en moi-même.
Et j’avais envie de chanter, de chantonner, de murmurer :
« Tu es la seule, tu es mon soleil,
tu es la seule et je suis solitaire,
tu es la seule...
- Qu’est-ce que tu chantes Alex, dis-moi ? »
Elle était trop marrante, elle avait passé un tablier jaune à fleurs vertes.
Elle attendait debout près de moi, elle s’accrochait à mon bras
et me regardait, et elle attendait, et...
Mardi 16 janvier 2007 - 07h26 - On train.
18:32 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
voilà le fameux tablier à fleurs *rrr*
je t'embrasse très fort avant de m'envoler !
Ecrit par : pseud | 18.01.2007
Ciao, ciao
Les femmes avec tablier, c'est toujours bien,
un peu cochon - caché...
Celui là c'est une invention car j'ai juste un tablier bleu et un autre rouge avec des raies blanches, très pratique.
Si tu t'envoles loin, tu m'enverras une carte postale, j'irais te chercher...
Baisers sans tablier
Ecrit par : laportesansporte | 19.01.2007

