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29.01.2007

Serpent de nuit

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Plus loin, plus tard, je crus reconnaître des voix, stridentes, tendues. Les deux sœurs qui discutaient ferme, de quoi ?

« Non Ludie, tu as déjà fait assez de mal comme ça, tu le laisses tranquille maintenant, il dort !

- Mais, ça ne va pas se passer comme ça, Petite Sœur, je veux, j’exige... »

Ludivine semblait en pleine confusion et très énervée...

« Oui, enfin quoi, c’est un monde ça !
Je le veux ! Il est à moi, il m’appartient !

- Peut être, Grande Sœur, mais je suis chez moi, Alex est mon invité et je veille sur son repos. Tu as peut être oublié combien l’hospitalité était sacrée ?

- Hospice, hospitalité ! Ouais, c’est dans ton lit que tu l’as mis, et rien d’autre !
Je suis sûre que tu l’as déshabillé toi-même car il était trop fatigué, le pauvre chéri...
Et maintenant, il t’attend, nu comme un serpent, avec son, enfin sa..., enfin, tu comprends, quoi ! »

Et Ludivine éclata en sanglots. Sarah l’accueillit dans ses bras, puis elle la ramena doucement dans sa chambre, de l’autre côté de la salle de bains.

Ensuite, le silence. Une porte qui claque en bas, des lumières qui clignotent dans le cerveau éteint, en veille.
Au loin, pas si loin, une sirène étouffée comme le mugissement d’une balise parlante.


Encore plus loin, encore plus tard, je me réveillais sans vraiment me réveiller.
Dans une torpeur doucereuse. J’étais bien.
Je sentais une force qui me poussait vigoureusement dans le dos.

Je mis un moment à réagir, à réaliser...
C’étaient les genoux de Sarah.

Je me mis sur le dos pour mieux me détendre et reposer mes muscles dorsaux endoloris.
Aussitôt, ses genoux se retrouvèrent sur mon torse.

« Dingue ! » Sarah dormait dans une position quasiment fœtale, les genoux presque à hauteur du visage.
Je n’osais pas trop bouger. Ses jambes nues étaient nacrées, délicieusement belles.

J’étendis le bras gauche, ma main découvrit le haut de ses cuisses, les hanches...
Je rencontrais un slip et le bord d’un tee shirt qui en fait était un débardeur.

Je tournais complètement mon visage sur la gauche. Elle dormait si bien, ses longs cheveux encadrant son visage si fin. Qu’elles sont belles les femmes qui dorment, souvent avec un air de petite fille sérieuse.

Du dos de la main, je caressais les joues de Sarah, puis son petit nez et ses lèvres minces mais néanmoins bien dessinées.

Un rayon de soleil commençait à taquiner les rideaux légers.
Je me sentais bien, le parfum et l’odeur du corps de Sarah emplissaient mon cerveau, comme une douce musique de sensations acidulées et épicées.

J’étais heureux d’être là avec elle. De ne pas être seul, à ressasser, à remâcher, à rabâcher la douleur intense qui me brûlait encore de voir, d’imaginer Ludivine s’offrant au premier venu. C’était trop...C’était insupportable, au dessus de mes forces, je l’aimais trop. Je ne pouvais pas.


Vendredi 26 janvier 2007 - On train.

Commentaires

Quand auras-tu fini de perturber ces femmes, Jean ?*rr*
Photo subjective au possible ...
Je t'embrasse.

Ecrit par : pseud | 30.01.2007

Hello Pseud,
Pour te répondre, je ne vois qu'une possibilité, la mort subite du vieux nourrisson...
La photo va plutôt bien avec le texte.
Moi je la trouvais un peu froide, mais la danse, ça ne me parle pas beaucoup.
Bisous annelés.

Ecrit par : laportesansporte | 31.01.2007

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