« Titanic | Page d'accueil | Piédite »
18.02.2007
Fragile

Jennifer me regarda et aussitôt, le même rire nous gagna tellement la spontanéité de la fillette nous toucha.
« Kasey, tu es trop mignonne, tu sais ? »
Et je soulevais la petite fille et la pris dans mes bras, où je la gardais un moment, en la berçant contre moi.
Quel bonheur la vie, un enfant qui grandit, qui est là, c’est toujours magique !
Ah, Sarah...
Je me disais : tiens, on pourrait appeler Sarah, lui parler du bateau, et tout...mais
« Ne t’inquiètes pas Alex, Sarah est là, avec moi, elle est heureuse pour moi et vous embrasse. Elle me dit : Vous me manquez tous les trois ! »
Jennifer s’était rapproché de nous et se tenait contre Kasey.
« Oh, Jenny, tu es très amoureuse, alors ?
- Je ne sais pas Kasey, explique moi...
- Et bien, les bouts de tes seins sont réellement grands et durs, donc, tu...
- Donc, je commence à avoir froid, grande fille, donc nous allons bientôt rentrer dans la cabine ! »
Nous étions perdus dans l’immensité du ciel, du blanc, du bleu, de la mer, des moutons, des nuages...
Et nous, au milieu, un minuscule point rouge qui avançait en se cabrant et qui rugissait à chaque fois que l’arrière du bateau plongeait.
Jennifer se tenait les seins, pour les réchauffer et les adoucir.
Elle était là, et puis ailleurs. Elle se demandait, elle se sentait bien, mais des fois, elle se disait :
« A quoi bon rester là ? Ils sont gentils, c’est vrai, ils sont intéressants, généreux et cultivés, il est là...voilà ! »
Un goéland l’observait : elle le regarda. C’était un grand gaillard de goéland argenté, un mâle assurément...
« Un mâle, encore ! Pourquoi est-ce qu’on a besoin d’eux, de ces hommes là, qui se moquent de nous parce qu’on leur fait peur !
...Ces hommes, énervants, quand ils sont amoureux à en devenir bêtes, enfin...
...C’est dommage, je croyais l’emmener chez moi, à Boston,
là-bas, me promener sur les plages de Cape Cod, sortir, revenir à la maison, plongée dans la mer, qui sent le sel et le vent, qui sent le soleil et la mer. La maison qui respire.
...Et puis non, Sarah m’a fait comprendre qu’il avait la permission de New York avec moi, mais pas plus loin.
Quand même, c’est normal, pour sa sœur, mais quand elle le met dans son lit, hein, là, qu’est-ce qu’elle fait avec lui, toute la nuit, oui pas cinq minutes, pas comme ça en passant, non toute la nuit elle a passé avec lui, et moi, et moi...
...Qu’est-ce qu’elle a pu lui faire ? Je ne sais pas, je saurai !
- Qu’est-ce que tu as Jenny, tu pleures ?
Ange de New York, fée de Brooklyn...
- Non Alex, c’est juste le vent, les vagues, le sel, les embruns...J’ai les yeux fragiles tu sais, je me demandais...
lundi 12 Février 2007 - 8h46 - On train.
00:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

