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20.02.2007
Piédite

Nous rentrâmes dans le poste de pilotage.
Le capitaine avait fait préparer du tea et des petits gâteaux qu’il nous proposa de prendre à l’arrière, sur un pont semi couvert et bien abrité.
« Géant, on pourra donner à manger aux oiseaux !
- Ca c’est sûr Mademoiselle que si vous commencez, ils vont vous adopter.
Il y a toute une tribu qui habite sur les côtes par ici, ils sont familiers et pourtant, très sauvages.
- Oui, je connais ça, je connais bien... »
Le jeune officier me regarda, le sourcil interrogateur...
« Ne vous inquiétez pas Capitaine, nous avons avec nous un chasseur de grands fauves, fortement stimulé par l’odeur des bêtes sauvages ! »
Et Jenny se mit à rire et je l’imitais malgré moi et Kasey aussi, par contagion, se mit à rire de bon cœur.
Installé sur le pont arrière, je dégustais le tea de Norfolk qui nous fut servi par un sous officier, dans une tenue impeccable.
Il se tenait derrière Jennifer, il attendait les ordres.
« Merci mon ami, tout est parfait, nos compliments au capitaine."
Elle prit sa main raide et la serra amicalement.
Je vis le jeune garçon devenir rouge de confusion, visiblement il était dépassé par une phase non prévue dans le manuel de bord.
Il s’en tira plutôt pas mal :
« Mes hommages, Madame. »
Il claqua des talons, s’inclina, baisa la main de Jennifer puis se retira dignement, en freinant pour ne pas partir en courant.
« Il est mignon ce petit, non ? »
Jenny me regardait, elle posa sa main sur ma cuisse.
J’étais un peu ailleurs, je scrutais l’horizon, sans rien voir.
C’est une petite voix qui répondit :
« Oui, moi je le trouve pas mal, pour un vieux ! »
Nous étions confortablement assis sur des transats rayés de rouge et de blanc, ingénieusement bloqués par des cales moulées dans le plancher recouvert d’un enduit blanc antidérapant.
« Ouf, j’ai mal aux pieds Alex !
- C’est ça d’être une reine de beauté, tu t’abîmes les pieds. »
Elle défit prestement ses sandales et je tendis la main gauche pour recueillir son pied droit, puis l’autre, calés sur mon ventre.
Je les laissais reposer, alors que j’avais une envie folle de les palper, de les caresser, de les serrer contre moi et de les embrasser.
Jenny me sourit.
« Oui je sais, Jenny, c’est une maladie, la piédite, mais c’est tellement bon, si tu savais...
- Oh, je peux imaginer ça Alex, je comprends ce que tu ressens, il y a une vraie charge émotionnelle dans certaines postures.
Il y a des femmes qui ont de l’allure et parfois je me dis : et ces pieds, est-ce qu’ils sont à la hauteur de tout le reste ?
Finalement, c’est un mystère érotique, narcissique et bien pratique aussi...
mardi 13 Février 2007 - 7h26 - On train.
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