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28.02.2007
Choeur

Après le bain Kasey avait faim.
Jenny la changea et la rhabilla.
Nous remontâmes en haut de la plage, là où les bars et les baraques à sandwiches semblaient nous attendre.
Ce n’était pas très beau, mais l’endroit dégageait une odeur de gaîté, peut être les couleurs chamarrées...
Je ne disais rien.
Trop heureux d’être là.
Je suivais, je humais, je photographiais du regard.
J’étais trop heureux d’être là, de partager des moments aussi futiles et pleins du plaisir simple d’être ensemble, marcher, parler, manger...
Je serais bien allé voir où se trouvait le hot dogger mythique, mais c’est Kasey qui demanda à ma place :
« Mam, heu, Jenny, tu crois qu’on va manger un de ces bons hot dogs comme on voit à la télé, ou alors... »
Visiblement, elle cherchait une alternative, mais à part les glaces, elle n’en voyait pas vraiment...
Jennifer, arrivé en haut des sept marches d’accès à la plage, s’arrêta et s’appuya sur moi pour débarrasser ses pieds du sable et remettre ses sandales.
Elle enfonçait ses doigts dans mes épaules et je m’aperçus que j’avais pris un coup de soleil.
Je serrais les dents. Ca faisait mal mais c’était tellement bon que j’eus une érection.
Jenny en se redressant mit la main sur mon ventre,
« Tu as froid, Alex ?
Froid, heu, je ne sais pas...Faim, oui sûrement ! »
Jennifer rajusta ses lunettes de soleil et nous caressa de son sourire de grande dame.
« Bon si vous me faites confiance, vous allez vous régaler !
Alors, vous me suivez ? »
Avec Kasey, nous nous regardâmes, amusés et résignés :
Finito il hot doggo !
Contrairement aux pubs géantes disséminées alentour qui proclamaient :
Follow the crowd...This is the original Nathan’s famous !
Nous avions perdu, cette fois-çi, et oui...
« Alors Alex, sans regret ? »
Elle attendait.
Je lui souriais de toutes mes dents :
« Oh Jenny, c’est tellement agréable, de faire tout ce que tu veux, tu sais, j’aime bien quand tu es notre maman ! »
Je pris la main qu’elle nous tendait, élégante et nacrée, et je la baisais, pour la remercier de tant de gentillesses.
Je pris Kasey dans mes bras et en chemin, pendant que nous traversions un immense parking ensablé, Jennifer nous raconta :
c’est Amhdri, le chauffeur qui lui était attaché lorsqu’elle allait en classe au lycée Stuyvesant qui lui avait fait connaître un snack Indien, tenu par des cousins.
Elle adorait les couleurs et les parfums de l’endroit et elle nous assura n’avoir jamais mangé de hors d’œuvres et de brochettes aussi délicieuses.
Kasey s’accrocha au bras de Jennifer,
« C’est triste alors Jenny, tu n’as jamais pu t’amuser à prendre le métro comme les autres enfants, ceux du Bronx, de Brooklyn ou de Manhattan ?
- Oui tu as raison Kasey, et j’avoue à ma grande confusion que je ne connais pas le métro de New York City...
...Si vous voulez me perdre, vous savez ce qui vous reste à faire...
- Non, Jenny !
Non, jamais ! »
Ce fut notre cri du cœur, en chœur.
jeudi 22 Février 2007
19:34 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
ça faisait fort longtemps que je n'étais pas venue ici
mais j'apprecie toujours autant ces mots légers et puissants à la fois...
Les mots, l'amour, c'est ça la vie!
Bonne continuation et j'espère à très bientôt
(je vous envoie du soleil de Marseille et toutes mes meilleures pensées)
Ecrit par : Valentine | 02.03.2007
Hello Valentina,
Quel joli rayon de Provence.
Tu es toujours aussi gentille et je suis heureux de te trouver ici avec tes si belles qualités.
Prends bien soin de toi.
See You Later.
Pensées de vent à éparpiller dans le soleil.
Ecrit par : laportesansporte | 03.03.2007

