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10.04.2007
Mon double et mon tout

Juste avant de quitter l’étage des Divisions spéciales, un nouvel obstacle se dressa devant les deux femmes.
Un colosse de deux mètres de haut et cent trente kilos de large leur barrait l’accès aux ascenseurs :
« Contrôle de routine », qu’il disait...
Avec un large sourire béat, il laissait volontairement apparaître le holster de son arme de service, sous-entendant que...
Il était sûr de lui mais il commit une erreur fatale : il essaya de saisir le poignet de Ludivine...
Il n’eut pas le temps de l’effleurer, d’un coup de poing terrible entre les deux yeux, Marcia avait descendu la terreur qui s’écroula sous leurs yeux, au ralenti.
« Bon, au moins il a eu le bon goût de s’étaler de l’autre côté des ascenseurs ! Ca va Marcia, rien de cassé ?
- Merci Madame, tout va bien.
...
- Et bien, on peut dire que vous avez choisi une assistante efficace à ce que je vois... Félicitations ma chère ! »
Le Directeur chargé de la Sécurité venait d’apparaître derrière elles. Il s’adressa à un de ses adjoints :
« Dick, collez-moi ce balourd aux arrêts pendant quinze jours et mutez le au Texas, les cow boys lui apprendront à sauter à la corde, et puis...il est trop gros, pour ici !
...Bonne journée Mesdames. »
Ludie et Marcia se retrouvèrent dans l’ascenseur.
Ludivine songeuse prit la main de Marcia dans la sienne, pour la réchauffer au point d’impact.
Que cherche-t-elle ?
C’est curieux, se disait Ludivine, que cherche-t-elle : une mère, une sœur, une amante ?
Tout à la fois, peut être ?
Pendant ce temps, Ludie voyait la radiographie de la main de Marcia et rétablissait toutes les micro-connexions nerveuses endommagées.
Puis, elle rendit sa main à Marcia :
« C’est OK, maintenant. Sûre, tout va bien, hein Marcia ?
- Oui Madame, tout va si bien. Si vous saviez...
- Je sais Marcia, je devine.
Pour le moment tu es heureuse, mais tu vas souffrir aussi, la jalousie et le reste...
Tu es si entière, c’est ta force et ta fragilité en même temps...
- Qui, je sais, trop, toujours, bien sûr.
- Mais ça ira bien, simplement avec le temps, tu apprendras, je t’aiderai à t’occuper de toi, et puis ma sœur t’aidera, tu la connais ?
- Oui, un peu, je dois dire que votre complicité m’a souvent effarée. Je n’ai pas eu de sœur, ni de frère, pas beaucoup de famille à vrai dire, et j’ai eu du mal à accepter comme vous étiez, je crois que j’étais jalouse de Sarah.
- Je comprends Marcia, mais ce n’est pas possible, car Sarah c’est moi, mon double et mon tout, une autre version et qui n’est pas moins bonne...Tu verras. »
Jeudi 15 mars 2007- 7h26- On train
22:45 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
j'adore ton récit
je découvre
j'aime
@+sur mes rivages...
Ecrit par : elgreco | 10.04.2007
Ciao elgreco,
Tu es toujours aussi gentil.
Merci et à bientôt.
Ecrit par : LaPorteSansPorte | 11.04.2007

