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08.06.2007

Ratounet again

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« Mon Ratounet, mon... »

C’était si fort en moi, tout ce qu’il me faisait, me donnait, que je ne pouvais plus parler...
J’étais juste capable de caresser ses cheveux et de le serrer contre mon corps.

En moi-même, je chantais les psaumes que ma mère nous avait appris quand nous étions toutes petites.

La rivière coulait entre les arbres, les rochers reflétaient les pointes du soleil, le jour commençait, un poisson attendait, un aigle planait et m’appelait, je lui répondis :

« Va et viens au loin, approche-toi du bord, je soufflerai sur ton dos, je lisserai tes plumes et je soignerai ta patte, c’est juste une foulure, un genre de chasse-elbow,

viens, Oiseau juste, ferme les yeux, je suis là, ma main va te réchauffer, n’aie aucune crainte, tu vas chanter et voler, et de nouveau planer, mais essaye de faire attention aux atterrissages, avec tes yeux tu es impardonnable, trop sûr de ton coup, vraisemblablement, non ?

- Si, je crois, Maîtresse des Cieux, Mère de ceux d’en bas et d’en haut, tu honores ma lignée et je te caresse les pieds. »

C’est ce que fit l’aigle, avec une grâce étonnante, il caressa de ses ailes immenses, aux pointes noires et blanches, les pieds nacrés de Ludie.

« Merci, Ami du ciel, vole...

...Alex viens, attends moi dans la chambre, je vais voir les filles. »

Dans la chambre à côté, Marcia avait déjà rangé ses affaires, tout était impeccable. Sur la table de nuit, une photo de Ludivine dans un cadre en bois exotique.

« Ah, je suis là, aussi, je t’en donnerai une plus belle si tu veux, tu verras. »

Marcia était assise sur le lit, les mains sur les genoux. Ludie s’approcha d’elle, lui caressa le visage et embrassa ses cheveux.

« Tout va bien Marcia, tu es chez toi, ici. Va voir Sarah, je suis sûre qu’elle a plein de choses à te montrer.

- Merci, merci Madame ».

Marcia prit la main de Ludivine, la baisa et l’appuya très fort sur sa poitrine.

« Vous me rendez plus forte. »

Ludie lui sourit et s’éloigna sans bruit, son corps glissait sur le tapis vert.

En coup de vent, elle entra dans sa chambre. Alex était étendu sur le lit, les yeux ouverts. Elle l’embrassa derrière l’oreille.

« Déshabille-toi mon chéri, j’arrive... »

Elle repartit dans le couloir, constata qu’Elyse occupait la salle de bains, ensuite Wikita était installé dans la chambre de Sarah et enfin, au bout du couloir, la petite chambre de Jennifer était prête à l’accueillir, parée de fleurs des champs, de campanules et de narcisses.

Elle revint dans sa chambre et s’allongea près d’Alex qui l’attendait.

Ils firent l’amour avec le feu de l’envie assortie d’une sorte de philosophique tendresse qui les rassura en leur démontrant qu’ils étaient passés à un autre stade de leur relation, plus dans la maturité, dans le temps.

Le corps de Ludie luisait de la marque de l’amour. Elle s’assit à califourchon à côté d’Alex qui était étendu sur le dos, vaincu par des émotions si fortes...

« Dis Alex, c’est quoi la poésie ? Dis-moi...

Lundi 16 avril 2007

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