« Ratounet again | Page d'accueil | Connaissance de l’esprit »
10.06.2007
Paradoxale

- Amour de ma vie, quelle question paradoxale, tu es la poésie !
- Comment ça ?
- Oui mon Cœur, tu es un rêve, une idée, une femme plus abstraite qu’une idée...
- Alors, je n’existe pas ?
- Si Amour, tu es. »
Il se redressa et la prit dans ses bras.
« Dis Alex, je suis quoi ? »
« Tu es la Divine, Ludivine, la poésie c’est toi, car tu es la déesse de la vie.
- Dis Alex, une déesse c’est quoi ?
- Mon Cœur, ce n’est rien de grave, juste une femme que j’aime plus que les autres, une femme dont on n’a jamais assez d’une vie pour lui donner tout l’amour qu’elle mérite, une femme... »
Ludivine le repoussa sur le lit et s’allongea sur lui.
C’était comme un nuage de cheveux qui s’abattait sur lui, pour le retenir prisonnier dans elle.
Ils se regardaient sans parler, tellement ils étaient émus. Ludivine lui envoya une image qui emplit son cerveau puis commença à prendre la forme de la chambre...
C’était la mer, le flux et le reflux calme, assourdi par la chaleur diffusée entre des séquoias géants dont on percevait la ramure, un chien et un enfant, s’approchèrent en jouant dans le sable, c’étaient Kasey et Wikita qui s’assirent tout près d’eux.
La petite fille debout, battait la mesure, puis commença à chanter une chanson douce. A son signal, le loup se mit à l’accompagner de son souffle modulé, sa voix était grave et chaude...
A ce moment là, une forme fit irruption dans la chambre :
« Maman, Mam... »
Kasey s’arrêta net en voyant Alex nu qui lui souriait.
« Hello Kasey !
- Hello Alex, heu, c’est Wiki, Wik : il chante, ça y est, j’ai réussi !
- Mon Ange, viens ! »
Ludivine, aussi nue qu’elle était belle, ouvrit les bras et Kasey vint se blottir contre elle, son visage enfouis dans le cou de Ludivine, ses petites mains accrochées aux seins lourds et tendus de la déesse.
Vers dix sept heures, tout le monde, petit à petit, descendit et se retrouva au rez de chaussée.
Ludivine et Sarah, dans la cuisine, commentaient leur vie de femme, constituée d’une myriade étincelante de moments brodés d’or et d’argent.
Parfois, une goutte en forme de larme se formait, parfois elles se regardaient face à face, les yeux dans les yeux, alors là elles ne faisaient plus qu’une...
C’est poétique, se dit Sarah ;
c’est aussi plus rapide pour se raconter nos vies, ajouta Ludivine, pour elle-même. Elle sourit à sa sœur qu’elle était toujours comblée de retrouver...
« OK Grande Sœur, tu es en train de constituer une troupe de ballets ou quoi ? On peut déjà constituer une équipe féminine de basket !
Ludivine regarda sa sœur et redevint sérieuse :
« Qu’est-ce que tu veux, je ne sais pas ce qu’elles ont après moi, je les attire comme un aimant !
- Tu ne sais pas, tu ne sais pas, tss, tss, tss...
- Bon si, je vois bien qu’elles sont folles de moi, de ce que je suis, de ce que je représente, mais je t’assure Sarah, je t’assure...
Lundi 16 avril 2007
11:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

