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17.06.2007
Bichette

Mon Dieu ! Etre avec Ludie, connaître l’amour avec elle !
Après, comment peut-on encore avoir des envies ?
A quoi bon...A quoi !
« Vous êtes prêts ? On s’en va !
- On va où, mon Ange ? ? ? »
Kasey avait passé la tête par l’entrebâillement de la porte de la chambre, ses yeux brillaient de malice et du bonheur de les avoir retrouvés...
« Et bien, tu ne sais pas ? Toi qui sais tout !
- C’est-à-dire mon Trésor, que là j’étais un peu occupée à récupérer mon Alex, j’étais obligée de me concentrer »
dit Ludivine, à voix basse, comme pour s’excuser.
« Ca y est, j’y suis, on va dans le Long Island Sound, chez les cousins de Jenny, qui va nous rejoindre là-bas, c’est bien ça Bichette ? »
Ludivine était nue et belle, habillée de sa peau brune et de sa longue chevelure noire et soyeuse. Assise au bord du lit, elle joignit les pieds...
C’était le signal attendu. Kasey se rua dans la pièce et se précipita sur les genoux de Ludivine.
Je compris alors, ce qui me restait à faire dans la vie, ce à quoi je pourrais être utile.
A l’extérieur de la maison, le soleil éclatait de blancheur, mais par contraste, la chambre semblait plongée dans un noir scintillant. Un cercle d’or entourait les deux femmes que j’aimais.
Je me sentais si bien, dans cette chambre, dans cette maison Indienne, dans ce pays de mystères et de raison.
J’étais en train de me demander si j’allais garder l’odeur de Ludivine sur moi où si j’allais me doucher quand Kasey et Ludie m’entraînèrent pour une séance d’ablutions collectives.
C’était un si grand bonheur de les voir toutes les deux aussi gaies, épanouies par la force de l’amour.
Ca, c’était la vie, un de ces moments miraculeux, comme des oasis du « tout » qui font que chaque minute passée sur cette terre vaut plus que toute chose imaginable.
Nous prîmes la voiture de Sarah, avec Marcia qui ne disait rien, trop contente d’être l’ombre de Ludivine.
Elyse, Simon et Sarah montèrent dans la Porsche Cayenne de John qui modestement expliqua qu’il avait droit à une voiture de fonction et que finalement ce n’était pas si mal que ça...
J’étais content de retourner à Long Island, finalement la vraie vie de New York, c’est là qu’elle se tenait, Coney Island, Brooklyn et le Bronx en face du Queens, les quartiers mythiques du vingtième siècle qui bien sûr aujourd’hui n’étaient plus les quartiers populaires des Italiens et des Juifs, cela avait bien changé, c’est vrai...
"Divine, tu crois qu’un jour on verra Paul Auster ou Jennifer Connelly se promener à Brooklyn, tu crois ?
- Why not Trésor, why not ? »
Je me retournais vers les sièges arrières :
« Marcia, dis-moi quelque chose, allez !
- Je t’aime !
- Heu, merci »
Jeudi 19 avril 2007 On train 7h46
11:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

