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12.08.2007

Woman is a mysterious creature

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Après un long silence, les secondes semblaient des jours, je pris un air dégagé pour soutenir le regard heureux d’Elyse.

J’ébauchais ce qui aurait pu constituer l’amorce d’un sourire puis je renonçais, le soleil était caché derrière la vitre opaque du ciel.

Vu que je devais apparaître comme un cas désespéré, Elyse essaya autre chose :

« Au fait Alex, tu n’aurais pas une cigarette ?"

Comme un idiot serviable j’entrepris de fouiller mes poches, comme si je n’étais pas au courant que depuis cinq ans, je ne fumais plus pour me venger du tabac qui m’avait tué...

Au moins cela me remua, comme une impulsion électrique tardive qui entraîne une convulsion chez un pantin des temps modernes.

« Attend, ne bouge pas, je vais voir... Je suis sûr que Mark, là-bas..."

Je me levais à regret, ce qui est idiot car j’avais peur de quoi ? Qu’est-ce que je risquais de perdre ?

Nonchalant comme souvent, je fis quelques pas puis je m’arrêtais net : une urgence ; je devais regarder la mer.

Je dévorais le paysage liquide comme si tout allait disparaître, comme si cette vue serait mon dernier cadrage de bonheur...

Encore plus défait, je repris la marche, martial et décidé à supporter les coups les plus braves et les vagues les plus sévères, décidé à tout...prêt à rien !

Quand j’arrivais en vue du petit groupe, l’agitation des mâles me surprit. Je ne sais pourquoi une image de gros babouins fessus escaladant des rochers sableux s’imposa à moi.

IL y avait là accroupis en demi-cercle, Mark, John et Simon, visiblement échauffés, survoltés...

Un pas en avant me permit de comprendre aisément : Les deux grâces étaient étendues, distendues, plutôt nues.

Jenny et Ludie prenaient le soleil habillées ou devrais-je dire décorées d’un pauvre petit slip, rouge pour l’Indienne et vert pale pour la milliardaire.

J’étais interloqué, muet, tout bloqué.

Effaré par le jeu sans âge de la séduction où les femmes déploient toute leur grâce pour ignorer l’émoi des hommes fascinés par le mouvement sexuellement irrésistible d’une femme trop belle qui bouge juste assez pour que le frémissement de sa nudité devienne meurtrier...

Bon, je m’évanouis, je tombe ou je crie ? Je me voyais de l’intérieur devenir pâle, trempé dans un nuage de farine.

« La vie continue ! La vie continue... »

Je me forçais à dire, je m’autopoussais dans le dos pour me forcer à avancer, la question de la vitesse était alors bien secondaire...

Dans un état indéterminé, je croisais sur la pelouse impeccablement rasée et je finis par arriver en vue du banc d’Elyse, partie.

C’est ma part de vie, il me reste le vide.

Je m’appuyais contre le dossier du banc, le dégoût me faisait fléchir, l’amertume du soleil gris me frappa et ferma mes paupières.

Je titubais intérieurement et je commençais à tanguer quand une voix douce m’attira contre elle :

« Ca va Alex ? Tu veux que je te ramène ? »

Incapable de parler ou même de sangloter, je réussis un battement de cil. Une larme se détacha au ralenti et s’étala en flaque sur la main fine et cuivrée de Sarah.

« Allez viens, je te ramène à la maison ! »

samedi 4 août 2007

Commentaires

Tu me fais un mail Jean ? j'ai eu un souci sur mon pc, j'ai perdu ton adresse.
Tendresses.
pseud

Ecrit par : pseud | 12.08.2007

Yes my Barefoot Comtessa,
je reviens, j'arrive.
Immediately.
Kisses

Ecrit par : laportesansporte | 12.08.2007

mail bien arrivé - top - réponse suit - top -

l'orage vient de déferler sur nos sapins, c'était dantesque et stimulant -
baisers fougueux

Ecrit par : pseud | 13.08.2007

Yes Comtesse des orages,
j'embrasse ta tendresse électrique.

Ecrit par : laportesansporte | 14.08.2007

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