« Mellifluous | Page d'accueil | Drawing on the beach »

27.08.2007

Boardwalk on the wild side

b44fb862d2dc85aa8760a34140ff9437.jpg


La route défilait sous les larges roues de la Grand Cherokee,
une pancarte marquait la limite du Comté de Fairfield.

Machinalement je me retournais :

« Tiens, c’est drôle, je croyais qu’on était dans le Connecticut...»

Kasey me regarda comme si j’étais un vrai demeuré :

« Voyons Alex, tu perds les pédales ou quoi ? Tu mélanges tout !»

Kasey prit ma main pendant que je la regardais en essayant de me rappeler comment sourire. Sans quitter la route des yeux, Sarah passa sa main dans mes cheveux et me caressa la joue puis les lèvres.

« Doucement Kasey, ne brusque pas notre ami Frenchie, il est un peu tourneboulé par toutes ses aventures exotiques...

- Une peu, un peu, tu en as de bonnes, toi ! On dirait qu’il a la tête complètement à l’envers notre explorateur de l’Ouest...

- Chut, mon Cœur, juste un peu de douceur...

- OK Votre Immensité, OK ! Bon alors Alex, je résume : tu suis ?

- Yes, je te suis, ready to ride !

- Bon alors Stamford est une ville située dans le comté de Fairfield qui se trouve dans l'État du Connecticut, tu suis Alex ?

- Yes, pour le moment ça va, tu peux continuer.

- Et bien, si la famille Watt-Myers possède une propriété dans le coin, ce n’est pas si étonnant car le comté de Fairfield forme une des régions les plus riches du pays. À cause de sa richesse, le comté est surnommé The Gold Coast.

- Ah, donc si je comprends bien il n’y a aucun lien entre Stamford et New York, c’est ça ?

Sarah applaudit : C’est bien ça, même si le comté appartient quant même à l'agglomération de New York !

- Aie, c’est le coup de grâce, pitié les filles, je ne dirai plus rien, promis. »

La route était dégagée et nos arrivâmes bientôt en vue de New York. Sarah prit à gauche le Holland Tunnel puis nous prîmes le Manhattan Bridge.

Comme il était encore tôt Sarah sous les acclamations de Kasey proposa de faire un détour par Brooklyn et de pousser jusqu’à Coney Island.

Le soleil finissait de polir les vagues alanguies. Il faisait doux. Laissant Kasey filer sur la plage, nous nous sommes arrêtés pour enlever nos chaussures.

Je regardais l’horizon sans trop savoir comment j’allais... Un peu de spleen peut être ? Beaucoup de détresse, sûrement. Mécaniquement, je serrais les poings. Je n’avais pas envie de pleurer.

Sarah s’accrocha à moi pour ôter ses mocassins Weston en box, marron et crème. Ca me fit un grand coup de chaleur de sentir sa main si belle sur ma poitrine.

En se redressant elle riait et je reçus de plein fouet la caresse de ses yeux étincelants. C’était si fort que je reculais sous le choc.

Alors elle défit ses cheveux qui partirent en tous sens comme un déluge d’or noir. Je ne lui avais jamais vu une allure aussi triomphante...

Elle se dirigea vers l’écume du bord de mer. J’admirais son pas de danseuse des sables, Matlalcue, Celle à la jupe bleue.

Je me dis que c’était un rêve, que tout ça n’était pas vrai, que j’allais me réveiller dans mon petit pavillon de banlieue, la chatte endormie sue mes genoux, que...

« Alex, tu viens ! Allez, homme perdu, je n’irai nulle part sans toi. Je ne te lâche pas. »

Elle prit ma main qu’elle porta à ses lèvres, puis gaiement, elle m’entraîna vers l’Océan.



jeudi 23 août 2007

Commentaires

C'est donc toi l'homme perdu, me voici.

Tendresses Jean.

Ecrit par : pseud | 27.08.2007

Douce Comtesse,
je dévore tes mains de tendresse.

Ecrit par : laportesansporte | 28.08.2007

Ecrire un commentaire