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28.09.2007

Common Reader

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Je suivis Sarah à l’étage et je la rejoignis dans la salle de bains élégante et spacieuse.

J’avais un faible pour le grand miroir années 30, son cadre noir s’enroulait dans une arabesque tourmentée qui me laissait songeur, un huit, un serpent, un ?

Je pris une douche en vitesse pendant que Sarah se brossait les dents. Une fois séchée je fis un détour par la chambre de Ludivine où dormait Kasey.

J’avais besoin de la voir, je m’agenouillais près de la tête du lit, bouleversé par la vision d’un ange endormi.

Sur la table de nuit, je reconnus « The Common Reader » que j’emportais avec moi après avoir embrassé délicatement la petite main chaude et douce de l’enfant endormi.

Sarah, déjà couchée feuilletait le dernier Vogue...

« Quel beau maillot de bains, on dirait la mode des années soixante, c’est marrant non ?

- Ah, tu crois ? »

Elle replia le magazine et examina la couverture en plissant les yeux.

« Oui, peut être, Homme à femmes !

- Oh, Sarah, tu exagères !

- Oh, à peine ! Tiens, you’re a wolf !

- Moi, un tombeur de femmes, non, je suis raisonnable et tout maintenant, non, ça ne se voit pas ?

- Je crois que tu es un cas désespéré, Alex, tu aimes trop les femmes, tu sais !

- Ah, alors, c’est comme une sorte de maladie ?

- Je ne sais pas... Dis-moi, tu en as connu combien ?

- Des centaines...

- Et tu as été marié...

- Juste quatre fois, c’est tout, et maintenant, je vis avec ma chatte et...

- Et Virginia que tu tiens dans ton dos !

- Heu, Elle, la Woolfette, c’est pas pareil, elle m’habite entièrement, c’est comme si elle était l’épouse des mots, tu comprends, Sarah dis ?

- Oui, je comprends, c’est elle qui disait que la littérature pour nous garder éveiller doit d’une manière ou d’une autre, nous parler de Smith et toucher du pied Liverpool !

- Génial, alors tu l’as lu « Le Commun des Lecteurs », tu as vu comme elle parle des Grecs et des Russes, de Platon et de Tchekhov...

- Oui et les Grandes qui l’ont précédé, Jane Austen et les soeurs Brontë...

- Yes, quelle émotion et je crois que sa préférée était Georges Eliot pour ses talents d’écrivain, son intelligence d’être humain et son courage de femme.

- Peut être, oui, tu dois avoir raison... »

Je m’aperçus alors comme elle était irrésistiblement belle :

« Sarah, ce n’est pas du jeu, tu triches, tu es vraiment trop belle !

- Trop, c’est possible ?

- Tu es un rêve, tu rends tout différent !

- Alex, j’ai envie de toi, viens !

- Oui ! »


Vendredi 21 septembre 2007

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