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23.12.2007

Partir

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Parfois, je me disais :

« Si j’avais un sac à dos, je pourrais partir, faire la route... »

Et je me disais ça, sans rire, alors que je n’avais jamais supporté l’odeur de plastique aigre des tentes ou la tristesse en polyester blanchi des caravanes immobiles.

Pour ça, je n’ai jamais été très sauvage, j’ai dû faire l’amour une fois sur le sable et une autre fois dans l’herbe, ça m’a suffit.

En vrai, c’est beaucoup moins confortable que dans les films. Et puis, à l’époque j’étais mince, sans un poil de graisse pour arrondir les angles.

Il faut dire, que je baisais tellement... J’avais beau manger comme un ogre, je transformais toute mon énergie en amour, c’est Lavoisier qui aurait été fier de moi :

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! »

Des étoiles au sperme, en ligne directe, à chaque naissance, c’est une star de plus sur la planète.

Pourquoi une espèce, la notre en l’occurrence, montre-t-elle un acharnement aussi considérable à ne pas mourir ?

A quoi servons-nous ? La réponse est là, cachée sous des marées de sagesse et des monceaux de conneries.

Nous ne servons strictement à rien. L’univers peut se passer de nous, il a son propre sens, et même sur terre, les espèces minérales et organiques, les plantes et les animaux peuvent très bien se passer de nous.

Enfin, une planète écologique. Plus besoin de TGV et de centrales atomiques, laissons tomber les téléphones tri-bandes et l’internet trop rapide, retirons nous sur la pointe des pieds, et laissons les vivre.

Pourquoi sommes-nous là, alors ? Pour rien. Donc qu’est-ce qu’on fait ? Et bien, comme rien ne sert à rien, on passe le temps, le plus agréablement possible.

On essaye d’être heureux et de donner du bonheur autour de nous. C’est déjà pas mal comme programme, non ?

Silencieusement, Isa vint me rejoindre. Elle se tenait derrière moi. Je la sentais tellement protectrice, rassurante et rassurée aussi.

« Tu sais à quoi je pense Isa ?


Jeudi 8 novembre 2007

Commentaires

oui !

Ecrit par : pseud | 28.12.2007

Douce et Tendre,
Tu es trop mignonne et tellement femme quand tu es amoureuse. Tu me donnes des frissons. Je ne mérite pas autant de tendresse, mais c'est si bon que je ferme les yeux en attendant la caresse de tes cheveux et l'ombre de tes cils et le sourire de tes yeux. Je t'embrasse, sans limite.

Ecrit par : LaPorteSansPorte | 28.12.2007

je suis impardonnable, de rester loin de toi aussi longtemps
Tendresses Jean

Ecrit par : pseud | 18.02.2008

Tout à fait d'accord, ma Tendre et Belle.
Tu ne peux pas savoir combien tu m'as manqué.
Tu es là, alors je t'embrasse.

Ecrit par : LaPorteSansPorte | 19.02.2008

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