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06.01.2008
Sleepin’ dream

« Où veux tu dormir ce soir, Alex ? Au bord de la mer ou en ville, à Boston ?
- Comme tu préfères, Darling. Tu sais que je préfère la mer, les oiseaux, le vent qui souffle et les vagues qui tapent, mais...
- Mais ?
- Mais je me doute qu’étant dans le fief de Jenny, avec en plus Ludie et toi pour organiser, et...
- D’autres fées encore, pour veiller sur toi, mon pauvre trésor !»
C’était l’expression de Ludie, c’était elle qui parlait à travers Isabel. Je la sentais de plus en plus proche, elle se rapprochait, et en même temps, j’eus la certitude de ne pas la voir mais de rencontrer une partie d’elle, sa voix ?
Je fermais les yeux et je me laissais aller, je m’abandonnais contre le dossier moelleux du siège confortable.
Alors, j’entrevis le sourire perçant et l’œil clair de la Femme blonde si forte et si sensible, elle me tendait les bras, impatiente.
« Tiens Isabel, bonne nouvelle, tu vas avoir une superviseuse !
- Ah oui ! Tu m’intrigues.
- Je t’inquiète ?
- Si tu veux ! Alors ?
- Et bien, Ludivine sera presque là, elle nous envoie sa déesse blanche...
- Elle !!! Tu es sûr ?
- Oui Cara, ne t’en fais pas, c’est un amour, un iceberg tendre.
- Mais on dit... Mais, elle n’a peur de rien, ni de personne, c’est une tueuse, la pire... Les gens n’osent même pas la regarder !
- C’est vrai, elle est un peu... entière, mais Kasey l’adore, tu sais et Ludie l’encourage et l’aide à devenir encore plus forte.
- Encore plus !!! Tu veux dire, accéder...
- Oui. »
Je me tu. Que pouvais-je ajouter de plus ? J’aurais mieux fait de ne rien dire.
Penser à Marcia, revoir l’éclat métallique de son sourire me donnait la chair de poule. Je crois qu’elle me fascinait et me terrorisait, en même temps, twice.
Je crois que j’ai fini par m’endormir, au lointain pays de là-bas. Là où se rencontrent les deux Amériques.
Vendredi 28 décembre 2007
21:30 Publié dans Virginia | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
04.01.2008
Le vent d’Est

Norma aimait bien revenir sur ses pas,
aller chez elle, là-bas.
Retrouver la familiarité et la gaîté simple
des familles de travailleurs
qui ne se posent pas de question,
ils sont.
Voilà tout.
Elle n’avait que de bons souvenirs,
mais un jour,
elle avait eu envie de regarder à côté,
dans la grande ville.
Elle avait été.
Elle avait goûté le train, le tram, la fac de droit
et les années trébuchantes qui passent.
Et puis un jour on se retourne
et on n’a pas envie de finir
dans la peau grise d’un juriste d’entreprise
ou de porter les ailes noires de la justice.
Donc, elle s’est réveillée.
Elle voulait plonger dans la vraie vie,
elle voulait, elle...
lundi 17 décembre 2007
16:46 Publié dans Norma | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

