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01.02.2008

Boston

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Boston : quinze miles, Boston : cinq miles, les panneaux gris défilaient, la capitale de la Nouvelle Angleterre, se rapprochait à vue d’œil.

« Hey Isa, peut-être qu’on verra John Irving ?
- Ah oui tu crois qu’il est par ici ?
- Non, je ne sais pas, mais dans « Le monde selon Garp » il raconte bien l’enfance de sa mère à Boston et la sienne dans le New Hampshire.
- Ah oui c’est vrai, je me rappelle une émission sur CBS, j’avais été surprise par son accent très soigné de professeur bostonien.
- C’est vrai qu’il se revendique comme un véritable Whasp, ce qui en Nouvelle Angleterre n’est pas neutre, même les Kennedy ont eu du mal à se faire accepter par la bonne société, n’étant pas anglais…
- Oui, quelle revanche, quelle belle illustration du rêve américain…
- Isabel, tu crois à ces trucs là, toi ?
- Bien sûr, j’y crois mon frenchie. Tu sais, nous ne sommes pas très forts pour la thèse et l’antithèse, je te l’accorde, par contre, nous agissons, nous « mouvons », c’est ça la philosophie américaine, c’est « bouge toi le cul et le ciel t’aidera ! » Et ça ne marche pas trop mal, non ?
- Oui tu as raison, un peuple qui bouge, c’est une nation qui espère !
- C’est de toi ?
- Oui ma biche canadienne, j’ai envie de tes pieds, si tu savais !
- Retiens-toi, on arrive !
- Tu es trop belle… »

Finalement, nous arrivâmes à Boston à 12h30. Isabel poussa un grand soupir, de soulagement, de plaisir ou de fatigue ? Et puis elle s’étira. Comme une femme félinement féminine. Son élégance m’attirait, l’or fin de ses bracelets transformait ses bras et ses mains, en œuvres d’art délicieusement bronzées. Elle se tourna vers moi, sereine et souriante :
« Nous y sommes, Alex, ça y est, enfin…
- Seuls ! C’est une blague. Non ?
- Oh tu sais, il faut prendre les choses du bon côté, tout le monde a envie de te connaître, c’est tout ; c’est…

Jeudi 10 janvier 2008

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