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21.02.2008
Norma marchait

Norma marchait.
L’air de novembre, blanc de lumière grise
avait reculé devant le givre décembral.
La Saint Nicolas, c’était quand déjà ?
A un feu rouge, rue Lamartine,
elle s’arrêta : souris pointue, souris souriante.
Une souris qui sourit,
quel est le rapport ?
Norma voulait toujours comprendre.
Le sens, il devait bien y avoir
un sens à tout ça.
Dès qu’elle avait déniché une énigme à résoudre,
elle se pourléchait les babines (en rêve ma vieille, en rêve.
Car, avec le rouge, en plus c’est du Christian Dior, trop cher
pour mon budget alimentaire) :
« Bon alors, c’est pas le tout,
des souris et des hommes,
et c’est tout ?
Comment ça ... »
Un oiseau chanta, pas très loin, pas assez près.
Par moments, elle avait la nostalgie de la forêt,
des paysages vallonnés, aux douceurs surlignées
par les teintes chaudes de la Champagne cachée
au creux de son cœur.
Mais Norma n’était pas mélancolique,
un peu seule parfois, le Dimanche
au réveil, sans même un chat pour lui ronronner
dans les jambes et effrayer ses collants.
En fait, elle avait toujours de grands projets de lassitude,
trainer comme ceci et paresser comme cela, se gaver
de magazines et de clafoutis (une faiblesse),
regarder la télé et écouter la radio en séchant
sa chevelure de Carmen des temps à venir,
bohémienne de la poésie, amoureuse de la vie :
« c’est tout moi ? »
Et Norma éclata de rire, claqua la porte
de son deux pièces romantique
sous les toits.
Elle dévalait les escaliers, elle chantonnait.
Elle se dépêchait d’aller flâner
au Marché aux Oiseaux.
Norma dansait, Norma flirtait avec le temps,
nonchalant.
Mardi 12 février 2008
08:39 Publié dans Norma | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

