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03.06.2008
Two women

« Oh lui, il n’aime que deux femmes, c’est tout ! »
Dans la pièce à côté, Jennifer laissa Jack et le Commandant Smith commenter l’incidence du réchauffement climatique sur la croissance des baleineaux, et se rapprocha du groupe des filles, manifestement Kasey parlait d’un homme qu’elle connaissait bien.
Awitelin tout sourire affirma :
« Deux femmes, ça ne peut être que tes deux mères ?
- Non, ce n’est pas à elles que je pensais !
- Deux Indiennes plus jeunes ! »
dit alors Helen avec une grimace en imaginant les deux cousines papillonnant autour d’Alex…
« Non Helen, je ne pensais pas à Hayatt et Awitelin… Bon pour vous aider, je peux avouer qu’une seule est encore vivante !
- Ah ! firent en chœur les trois femmes qui entouraient la petite Indienne.
Jennifer, se sentait un peu perturbée mais gaiement elle lança :
« Je propose Ludivine et Maryline ! »
Jennifer attendait sans attendre, la phrase de Kasey lui revenait dans la tête :
« Oh Alex, il n’aime que deux femmes, c’est tout ! »
Elle estimait que la première place revenait de droit à Ludivine, mais ensuite, ensuite…
« Moi je connais la réponse ! »
Une voix d’homme, une voix gourmande. Jack s’approchait suivi du commandant.
« Ah ! Dis-nous alors ! »
Jack regarda Kasey qui lui fit un signe d’approbation.
« Et bien je peux affirmer qu’Alex est complètement fou de Virginia Woolf et de Joyce Carol Oates »
Les filles se regardèrent désappointées puis prirent le parti d’en rire, avec le Commandant qui riait aussi, de bon cœur, sans savoir pourquoi…
Kasey se précipita vers Jennifer et l’emmena avec elle près d’une fenêtre.
« Excuse-moi Jenny, ce n’était pas très malin, mais… »
Jenny baissait la tête et regardait ses mains. Kasey voyait bien que l’illustre héritière était perturbée, presque triste, elle ajouta :
« Ne t’en fais pas, je sais qu’à sa façon il t’aime et tu ne dois pas l’oublier. Tu me pardonnes, Jenny ?
- Oui mon Ange, bien sûr ! Kasey, oh Kasey, qu’est ce que je ferais sans toi ? »
Jennifer souleva la petite fille et la serra fort dans ses bras. La vie était redevenue belle, elle avait envie de partir, d’aller lui montrer la mer, dans la maison qu’elle avait choisie pour lui.
Après des remerciements chaleureux nous quittâmes les Smith, franchement épatés par la qualité de leur accueil.
J’étais plutôt impressionné par notre moyen de transport car ma claustrophobie s’accommodait généralement mal de l’avion, petit ou gros, alors un hélico…
Le pilote nous expliqua qu’il s’agissait d’un Chinook CH-47, un hélicoptère de transport lourd, muni de deux rotors en tandem pouvant transporter 44 personnes.
La bête pesait plus de dix tonnes et les 3750 chevaux développés par chacune des deux turbines permettant à l’engin ver de gris, de foncer à 295 km/h.
C’était une vraie Ferrari ce truc là. Le bruit au décollage était un peu assourdissant, mais par contre je dois admettre que les deux rotors avant et arrière procuraient une stabilité parfaite.
"Here we go !"
Jennifer donna ses dernières recommandations à l’Aide de camp, mis à notre disposition et elle revint s’asseoir à côté de moi.
Elle posa sa main sur mon bras. Je la sentais inquiète comme une mère et excitée comme une petite fille.
« Ca ira Alex, tu vas tenir le coup ? Je sais que tu n’aimes pas trop ces engins là mais tu vas voir, on sera bientôt arrivés et…
- Déjà ? Mais on vient de partir !
- Dans vingt minutes, nous serons enfin arrivés, j’espère que tu ne seras pas déçu…
- Mais Jenny ! Comment tu peux dire une chose pareille ? Je sais que c’est impossible !
- Ah, tu crois ?
- J’en suis sûr.
- Mais tu sais, tout a été si vite, et puis tu avais disparu et j’étais si inquiète, c’était horrible ! »
Et Jennifer commençait à bafouiller, des sanglots plein la voix, des hoquets dans son corps.
Je la saisis par les épaules :
« Jennifer, regarde-moi, c’est fini maintenant.
- Ah oui ?
Oui, tu es là et je suis là. C’est tout ce qui compte.
- Oui Alex, tu as raison. »
Elle réussi à ébaucher un sourire. Je pris ses deux mains et je les embrassais avec passion.
Je me sentais si proche d’elle, comme jamais auparavant, cela me faisait presque peur.
Mercredi 7 mai 2008
17:12 Publié dans Virginia | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

