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03.07.2008

Vent d’est

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En atterrissant le pilote nous annonça qu’il était 17h 01, que la température au sol était de vingt quatre degrés Celsius et que le Provincetown Municipal Airport était battu par un vent d’est instable.

Nous étions à l’extrémité du Cape Cod, souvent représenté comme un bras replié, donc nous étions sur la face Est du poing, à l’opposé de la ville de P-town, comme disent les gens d’ici.

Le pilote nous salua réglementairement à la porte principale de l’appareil dont il maintenait les turbines sous pression pour pouvoir repartir sans trop attendre.

L’Aide de camps qui nous était attaché fit un signe de la main à un jeune officier féminin qui semblait diriger les opérations derrière la baie vitrée panoramique du poste de contrôle.

Il nous conduisit au Parking où nous attendaient deux grosses Range Rover Sport HSE, l’une argentée et l’autre couleur sable.

Le jeune garçon semblait pétrifié d’admiration devant Jennifer. Je ne pu réprimer une exclamation :

« Mince, il est amoureux de Jenny, ce militaire là ».

Jenny lui caressa la joue distraitement puis le congédia d’un sourire très comme il faut. Le jeune aviateur devint rouge comme ses cheveux et se retint de courir pour rejoindre son aéronef.

Jenny me regarda à travers les rayons rasants du soleil déclinant.
Je l’observais intrigué, me demandant si j’allais lui faire la gueule ou oublier…

Et puis Helen et Jack s’approchèrent de Jennifer et ils commencèrent à parler des baleines, de la meilleur période pour les observer et…

Ils montèrent dans la voiture couleur argent, où Lena et Angelo étaient déjà installés, je suivis les cousines et Kasey dans la Range beige qui démarra aussitôt.

Au moins avec Jenny, il n’y avait pas de souci, les voitures étaient toujours équipées d’un conducteur. Avec son aide, Kasey fit pivoter le siège avant de 180 degrés, pour me faire face.

« Mamma mia, Kasey, c’est un vrai salon ici !

- Alors, qu’est-ce que tu en penses Alex, j’avais dit à Jenny qu’elle te plairait !

- Et bien, il ne faut pas être trop difficile, je crois que vous avez choisi ce qui existe de mieux!

- Bon je suis contente. Tu sais on ne voulait pas de ces grosses berlines noires, on a préféré un style plus discret… »

Hayatt approuva :

« c’est sûr que par ici les voitures tous terrains ou tous chemins sont plutôt banales même si la plupart sont moins raffinées que celles-ci. »

Awitelin qui était assise entre nous ajouta à voix basse :

« Même les chauffeurs ne ressemblent pas aux brutes épaisses des services officiels, le pantalon blanc et le blazer camel ça change des gars tristes en noir, et puis… »

Elle baissa encore la voix :

« ils sont carrément bronzés et je trouve… »

Kasey lui faisait signe de se taire et en même temps ne pouvait s’empêcher de rire.
Dans le rétroviseur nous vîmes notre chauffeur nous adresser un grand sourire.

« Bonjour Mesdames et Monsieur, je m’appelle Jim, je suis officier dans le corps des Marines, pour vous servir !

- Hello Jim, Hello ! Heu vous savez où nous allons ? C’est encore loin ?

- Et bien comme vous le voyez nous tournons le dos à la plage de Race Point, nous traversons la lande typique du National Seashore dans cette extrémité du Cape Cod et nous allons nous arrêter tout de suite là sur la droite au Province Lands Visitor Center qui est en quelque sorte le Quartier Général touristique de cette région.

- OK, merci Jim, à tout de suite. »

Nous descendîmes prestement de la grosse voiture, les deux cousines cherchèrent les toilettes tandis qu’avec Kasey nous regardions les différentes cartes du Cape. J’étais surtout intéressé par les phares…

« Je crois qu’il y en a sept en tout, hein Kasey, toi qui sais tout, Petit Ange !

- Non, mon Frenchie préféré, il y en a huit en tout, dont trois par ici !

- Merci Madame l’Aviatrice ! »

Jenny éclata de rire, Kasey se retenait…

« Mais Alex, tu es… tu es jaloux, c’est ça ? »

Je haussais les épaules :

« Et bien, je ne vois pas ce qu’il y a de si drôle ! »

J’essayais de me concentrer sur les cartes, mais Jenny était contre moi, suspendue à mon épaule. Je sentais la respiration de son corps, le parfum de ses cheveux d’or, je…

« Oh, Jennifer »

Je sentais mon sexe durcir jusqu’à devenir douloureux, je regardais Jenny dans les yeux.

« Tu sais Alex, moi je trouve ça bien que tu sois jaloux, comme ça… »

Elle baissa les yeux, constata mon érection et me gratifia d’un sourire étincelant. De l’ongle de son index tendu, elle suivit la forme qui imprimait une telle tension à mon bas ventre.

« Alex, je crois que ton pantalon est trop serré ! »

J’esquissais un sourire entre mes dents :

« Je crois aussi, Jenny, mais c’est un peu tard pour me changer !»

Elle se hissa sur la pointe des pieds, je sentais sa bouche contre mon oreille, elle murmura :

« Ca te fait mal ?

- Oui Jenny, ça fait mal, mais ça va passer…

- Mon pauvre chéri ! »

Elle planta ses griffes dans mon bras gauche et quand je me tournais vers elle pour lui dire que tout allait bien, elle déposa un baiser tendre, tiède et mouillé sur mes lèvres étonnées.

« Mais Jenny ! »

C’était si rapide et si bon. j’aurais voulu, je ne sais pas, la retenir… mais déjà elle s’éloignait radieuse, ajustant sa chevelure roussoyante.

Elle m’envoya un baiser et s’adressa à ma petite voisine :

« Kasey, tu le surveilles bien, je n’ai pas envie de le perdre… »

Elle marqua un temps d’arrêt en levant la main devant les yeux…

« Cet homme là ! »


Mardi 13 mai 2008

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