16.02.2009

Vixen : Sur les flots (1)

aoùt 2006 Golf 4.jpg




Retrouvant avec délice le ronronnement du moteur Coache

Marine à essence, je mis en marche avant en tournant

la roue de direction jusqu’à la butée, bâbord toute,

pour dégager l’avant de la vedette du quai de granit.



Après un dernier signe à Dominique qui nous regardait partir,

je poussais un profond ouf intérieur de soulagement.

Je me sentais tellement bien.

La tension qui habitait ces dernières heures

commençait à reculer.



Le bruit du moteur résonnait dans ma tête

comme un poème marin,

je laisser filer le bateau au ralenti,

jusqu’à la sortie du port.



Passée la dernière bouée bâbord,

Je mis progressivement les gaz.

La lourde vedette se cabra et son étrave

commença à hacher le clapot.



La mer descendait et le vent se levait.

J’entendis le bruit sourd des bottes jaunes

tandis que tu me rejoignais dans le carré surélevé

où se tenait le poste de pilotage.



« Alors Grande fille, tu vas bien, tu n’as pas froid ?

- Non, tout va bien…. Je voulais te demander….

et quand Dominique n’est pas là, ils font comment les gens

pour aller chercher leur bateau ?... Ils vont à la nage ? »



Tu me regardais de tes yeux rieurs.

Tu étais sage comme une petite fille,

les mains derrière le dos.

J’étais là, avec toi, follement heureux de ce bonheur

volé à la vie, de ces moments inespérés.



J’accélérais encore…Et je regardais songeur,

l’expression douce de ton visage apaisé.

Je me sentais

plein de souvenirs et de soupirs et de soucis,

troublé, lointain et près des étoiles.



« Regardes le ciel, mon Bébé.

Vois cette beauté,

on dirait que les étoiles jouent à saute mouton avec les nuages !

Tu sais que je n’aime pas parler de moi,

tu sais bien,

c’est comme une blessure,… »




Ecrire un commentaire