22.07.2009
Mots de l’année 4 - Mots de juillet

Un ours à Bruges
Début juillet
En ce moment, tout fout le camp.
Un week end seul, Cannelle en dents de scie.
Une fatigue, un manque de force vitale.
Des angoisses, une phobie, des pertes d’équilibre.
Un amour qui se déchire dans la peur,
une lettre impitoyable, une absence.
Un coup de téléphone non donné,
un cambriolage, un perroquet qui arrive là,
on ne sait pas pourquoi.
Un besoin de ne rien dire,
de taire toutes ses souffrances.
Je t’appellerai ce soir, mon Amour,
je n’en peux plus de taire ma souffrance.
Anti-angoisse, régulateurs.
Il faut que je vive, que j’éclate.
Que ce soleil me chauffe et me dore,
même si je vais y brûler ma vie.
La psychiatre qui suivait Arthur,
l’avait décrit comme un être très intelligent,
recherchant toujours les situations
les plus compliquées, les plus dures.
Et, c’est vrai que sa vie,
pour les autres,
était d’une complication extrême.
le 8 juillet
Une lettre tapée à la machine,
rédigée en anglais,
avec quelques phrases en français
et des mots d’Italien.
Une déchirure si glaciale, si forte, si profonde.
Des larmes qui ne sortent même pas
tellement la douleur est vive,
l’abîme si profond.
Arthur était dans la merde,
il se faisait une si grande joie,
de cet avenir difficile, en pointillé,
avec cette femme qui l’attendait et qui l’aimait,
tout en étant capable de vivre sans lui.
Une mouche agonise pendant qu’Arthur écrit.
Arthur la considère tristement,
mais c’est plus fort que lui,
il ne supporte ni les mouches, ni la drogue.
23.5.05 02:25 22 Commentaires
Eole (23.5.05 12:49)
Solitude, peur, absence, souffrances, phobies...
Arthur a vécu un sale mois de juillet. Gageons que ce fut la même chose pour sa dulcinée.
Le psy décrivait Arthur comme recherchant les situations dures et complexes...
Arthur semble désirer qu'on le trouve complexe, si je ne m'abuse. Je me demande ce que lui-même en pensait ?
Arthur me semble double. L'acteur et le spectateur.
Lire ces mots est un peu une torture, comme une caresse de glace mais je ne peux m'en empêcher.
Qu'a fait Arthur finalement ?
LPSP (23.5.05 15:12)
Ciao Vente (pas aux enchères, c'est la femme du Vent).
Je suis content que ça te plaise et même si ça ne te plait pas, ça te fait quelque chose.
Oui c'est bon quand ça fait mal, que ça tord les boyaux et que tout se ratatouille (on n'en sortira jamais) à l'intérieur.
Même moi, ça me fait encore beaucoup d'effet tellement c'était fort et dévastateur tout ça.
Deux choses ont longtemps caractérisé Arthur :
1° Il désirait toujours des choses impossibles, seuls les combats désespérés l'intéressaient.
2° Tout le monde autour de lui l'a toujours trouvé compliqué avec un mode d'emploi inaccessible.
La dulcinée entre tout à fait dans le cadre Arthurien.
Elle est merveilleusement belle, vit en Italie où elle exerce un métier passionnant, elle est beaucoup plus vieille qu'Arthur, a un mari adorable et très riche, un amant officiel et irrésistible depuis longtemps, and so on...
Pendant qu'il se tapait la tête contre les murs et qu'il passait ses nuits à pleurer son désespoir, Madame Dulcinée passait quatre semaines délicieuses de vacances avec son mari, et ça Arthur ne le sut que quelques années plus tard!
Qu’est-ce que tu veux, c'est trop beau la vie.
C'est bon quand ça fume.
Je t'embrasse intellectuellement.
PS Dans le genre "écartelé d'aimer, encore un peu de sel sur la grande roue" j'ai en stock du beaucoup plus lourd mais j'hésite, le paquet est dégueulasse, il y a encore du sang qui n'est pas effacé...
Eole (23.5.05 15:26)
Oui ça me plait et au delà je calque, j'interprète, je déduis et au final je tente de comprendre pourquoi, pourquoi, pourquoi, mais pourquoi bon sang! je n'ai pas toujours tout compris de celui qui fut mon "Arthur".
Si mes propos ont été mélancoliques c'est qu'à travers tes mots j'ai cru l'entendre lui, comme un étrange écho.
La vérité est que c'est moi même que j'ai entendue, et que du coup, le deuil est enfin consommé.
J'espère qu'Arthur va mieux et qu'il a trouvé la voie de la simplicité.
LPSP (23.5.05 15:54)
Eolesque,
tu es trop mimi, mais tu es comme les autres, tu comprends tout à l'envers.
Pourquoi tu veux que mon Arthur "aille (c'est très bon pour la santé et ça éloigne les vampires) mieux" alors qu'il nageait dans le bonheur quand il souffrait et qu'il espérait.
Qu'est-ce que tu veux lui trouver de mieux ?
Une gentille fafemme, avec un gentil toutou, dans une horrible petite vie tranquille, arrosée aux corn flakes devant la télé.
- Arthur, tu crois qu'il va faire beau demain ?
- Je ne sais pas Simone, je regarde Questions pour un Morpion!
- Ah oui c'est bien les émissions culturesques..."
NON de DIEU de M.
C'est ça la vie que tu veux donner à mon chevalier des étoiles et du vent, à l'ami des rouges-gorges et des goélands, à l'admirateur insensé des femmes et de leur beauté, qui te baise les pieds que tu as si beaux (Et toc, par surprise, c'est toujours meilleur).
C'est bon Simone, remets tes pantoufles, laisse ton blog cinq minutes, la soupe va refroidir!
Baisers soufflés
Eole (23.5.05 16:14)
J'ai en fait très bien entendu Arthur.
S'il est heureux dans son malheur, parce qu'il trouve ça grand, beau, et exceptionnel, grand bien lui fasse, il est libre comme l'air, tout comme son auteur.
Et tant mieux !
Pour ma part je lis à l'envers parce que cela me plait, parce que moi, lectrice, dans ma liberté égoïste, j'ai envie d'y voir quelque chose de personnel.
Parce que tes mots une fois couchés ici m'appartiennent aussi, que j'en fais exactly what I want...ne vous en déplaise, darling.
Tout le monde ne finit pas en couple de pépères ou mémères, à se gaver de téloche jusqu'à ce que mort s'ensuive (intellectuellement j'entends).
Qu'est ce que je lui donne ??
Une bonne bourrasque histoire de le déranger un peu.
Eole
LPSP (23.5.05 16:58)
Mon doux air,
Que j'aime tes colères.
Oui, excuse-moi, comme d'habitude j'ai fait dans la dentelle alors que j'apprécie grandement ta façon élégante et personnelle d'absorber mes mots qui deviennent les tiens.
Je me rends, ne souffle plus, j'ai envie d'entendre les battements de ton coeur.
Bise
Eole (23.5.05 17:28)
Mfff, tu arrondis les angles juste pour me faire plaisir. Tu me passes de la pommade...
Je te soupçonne de me mettre en colère intentionnellement, pour d'obscures raisons.
LPSP (23.5.05 17:43)
Lucide, La Placide.
C'est vrai que tu es tellement douce et gentille, et si calme aussi que parfois ça m'énerve un peu et j'ai envie de te chatouiller.
En plus, j'aime bien t'embrasser les pieds.
A plus in your boit'.
Cherche pas à comprendre c'est de l'argot parlé par les Caribous au 19ème.
Je t'embrasse.
Eole (23.5.05 19:15)
Moi, calme, douce et gentille ? Allons, allons...
Toi, énervé ? Laisse-moi rire.
En tous cas, je suis bel et bien chatouilleuse dans tous les sens du terme!
LPSP (23.5.05 19:22)
Eola
C'est vrai que tu es une femme, j'avais oublié.
Tu es forcément speed, hargneuse, râleuse et méchante.
Je t'embrasse sous les pieds.
Blizz
Eole (23.5.05 20:52)
Voilà c'est tout moi, ça. Sauf méchante et hargneuse. Râleuse un peu. Speed beaucoup...
LPSP (23.5.05 23:51)
Une femme indeed,
y a pas à dire les femmes c'est bien.
Oui, je le dis comme je le pense, je trouve que les femmes c'est une belle invention.
Une femme, c'est bien, c'est beau, c'est ...
Baisers éperdus.
P. S. En tout cas, tu n'es pas susceptible
Eole (24.5.05 20:33)
1) Diantre, je ne trouve pas la porte de chez LaPorte, mais où est il donc ?
Pas là...
LPSP (24.5.05 23:50)
Je suis là, mais je crois qu'il doit y avoir à peu près 3h de décalage horaire entre nos deux planètes.
C'est vrai que tu es une toute petite fille et que tu dois te coucher très tôt.
Dors bien mon Ange.
Pensées de nuit.
Eole (25.5.05 20:56)
Eh bien ce n'est pas que je sois obligée de me coucher tôt mais plutôt que je suis exténuée de mes folles journées...
Je fonctionne par cycles bizarroïdes : 4-5 longues journées suivies de 3-4 longues nuits.
Là par exemple, je sens le sommeil m'envahir alors que dans quelque temps je veillerai jusqu'à des heures indues et vous coucherai tous et toutes!
Mais je ne rends pas les armes : il est 20h56 et je suis là...
LPSP (25.5.05 22:10)
Quelle façon élégante de dire que tu t'ennuies.
Aurais-tu oublié ta broderie, chère Ramie ?
Je commence à me sentir bien, quelle escalade proposes-tu ?
Bix (It's new PussyCat!).
Eole (25.5.05 22:17)
tsss tssss
il est 22:17 et je suis encore là...
LPSP (25.5.05 22:37)
Tu as mis ton réveil à quelle heure ?
Tu vas encore rater ton feuilleton préféré !
J'attends que tu commences à somnoler pour venir t'embrasser...
Jane (25.5.05 23:21)
pas sûre que je devrais être là...
Bon Alex, sur la page des prix, un fichier musical pour le premier prix de Moreta et pour ne pas faire de jaloux, je te connais, tu irais bien te jeter dans le Couesnon, qui comme chacun sait, est une fois normand et une fois breton -mais, en vérité, je te le dis, il est normand, foi de belle-soeur de normand-
Donc pas de jaloux, ici, pour toi, du blues, pas parce que tu l'as, mais parce que tu l'aimes.
C'est stocké chez moi, ça veut dire que tu ne l'auras pas dix ans ici bien sûr, alors profite bien.
C'est Buddy Guy et Junior Wells
LPSP (26.5.05 00:15)
Jane,
C'est trop bon.
Je suis allé faire un tour en blogville, je rentre dans ma petite maison et Buddy Guy est là qui m'attend, tu te rends compte, le rêve absolu!
Tu es un ange, je t'adore et je t'embrasse.
Ciao, ciao
Eole (26.5.05 09:13)
Un blog musical, comme c'est agréable, merci Jane !
Au Monsieur de la porte qui n'en a point : un réveil? Pas de ça chez moi mon cher, je fais confiance à mon instinct pour me tirer des limbes du sommeil au moment voulu... Quant au feuilleton préféré, je n'en ai pas plus que d'idole.
Bonne journée
LPSP (26.5.05 11:10)
Bonne journée à vous zossi, très chère.
C'est toujours un honneur de vous accueillir dans la nouvelle annexe de la maison du blues.
Bien à vous.
09:32 Publié dans Mots de l'année | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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