<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?> <feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr"> <title>LaPorteSansPorte</title> <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://laportesansporte.blogspirit.com/atom.xml"/> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://laportesansporte.blogspirit.com/" /> <subtitle>LaPorteSansPorte</subtitle> <updated>2008-05-09T16:38:56+02:00</updated> <rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights> <generator uri="http://www.blogspirit.com/" version="5.0">blogSpirit.com</generator> <id>http://laportesansporte.blogspirit.com/</id>  <entry> <author> <name>LaPorteSansPorte</name> <uri>http://laportesansporte.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Two women</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://laportesansporte.blogspirit.com/archive/2008/05/09/two-women.html" />  <id>tag:laportesansporte.blogspirit.com,2008-05-09:1546807</id> <updated>2008-05-09T13:24:02+02:00</updated> <published>2008-05-09T13:20:00+02:00</published>   <category term="Virginia" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>     
 
« Oh lui, il n’aime que deux femmes, c’est tout ! » 
 
Dans la...</summary> <content type="html" xml:base="http://laportesansporte.blogspirit.com/"> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://laportesansporte.blogspirit.com/media/02/01/838850f53198024ba766ede3adaea0ca.jpg&quot; id=&quot;media-186728&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;838850f53198024ba766ede3adaea0ca.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Oh lui, il n’aime que deux femmes, c’est tout ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la pièce à côté, Jennifer laissa Jack et le Commandant Smith commenter l’incidence du réchauffement climatique sur la croissance des baleineaux, et se rapprocha du groupe des filles, manifestement Kasey parlait d’un homme qu’elle connaissait bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Awitelin tout sourire affirma : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Deux femmes, ça ne peut être que tes deux mères ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Non, ce n’est pas à elles que je pensais !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Deux Indiennes plus jeunes ! » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
dit alors Helen avec une grimace en imaginant les deux cousines papillonnant autour d’Alex…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Non Helen, je ne pensais pas à Hayatt et Awitelin… Bon pour vous aider, je peux avouer qu’une seule est encore vivante !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ah ! firent en chœur les trois femmes qui entouraient la petite Indienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jennifer, se sentait un peu perturbée mais gaiement elle lança : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je propose Ludivine et Maryline ! » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jennifer attendait sans attendre, la phrase de Kasey lui revenait dans la tête :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Oh Alex, il n’aime que deux femmes, c’est tout ! » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle estimait que la première place revenait de droit à Ludivine, mais ensuite, ensuite…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Moi je connais la réponse ! » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une voix d’homme, une voix gourmande. Jack s’approchait suivi du commandant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ah ! Dis-nous alors ! » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jack regarda Kasey qui lui fit un signe d’approbation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Et bien je peux affirmer qu’Alex est complètement fou de Virginia Woolf et de Joyce Carol Oates »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les filles se regardèrent désappointées puis prirent le parti d’en rire, avec le Commandant qui riait aussi, de bon cœur, sans savoir pourquoi…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kasey se précipita vers Jennifer et l’emmena avec elle près d’une fenêtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Excuse-moi Jenny, ce n’était pas très malin, mais… »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jenny baissait la tête et regardait ses mains. Kasey voyait bien que l’illustre héritière était perturbée, presque triste, elle ajouta : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ne t’en fais pas, je sais qu’à sa façon il t’aime et tu ne dois pas l’oublier. Tu me pardonnes, Jenny ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Oui mon Ange, bien sûr ! Kasey, oh Kasey, qu’est ce que je ferais sans toi ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jennifer souleva la petite fille et la serra fort dans ses bras. La vie était redevenue belle, elle avait envie de partir, d’aller lui montrer la mer, dans la maison qu’elle avait choisie pour lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après des remerciements chaleureux nous quittâmes les Smith, franchement épatés par la qualité de leur accueil. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’étais plutôt impressionné par notre moyen de transport car ma claustrophobie s’accommodait généralement mal de l’avion, petit ou gros, alors un hélico…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pilote nous expliqua qu’il s’agissait d’un Chinook CH-47, un hélicoptère de transport lourd, muni de deux rotors en tandem pouvant transporter 44 personnes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La bête pesait plus de dix tonnes et les 3750 chevaux développés par chacune des deux turbines permettant à l’engin ver de gris, de foncer à 295 km/h.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’était une vraie Ferrari ce truc là. Le bruit au décollage était un peu assourdissant, mais par contre je dois admettre que les deux rotors avant et arrière procuraient une stabilité parfaite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;Here we go !&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jennifer donna ses dernières recommandations à l’Aide de camp, mis à notre disposition et elle revint s’asseoir à côté de moi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle posa sa main sur mon bras. Je la sentais inquiète comme une mère et excitée comme une petite fille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ca ira Alex, tu vas tenir le coup ? Je sais que tu n’aimes pas trop ces engins là mais tu vas voir, on sera bientôt arrivés et…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Déjà ? Mais on vient de partir !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Dans vingt minutes, nous serons enfin arrivés, j’espère que tu ne seras pas déçu…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Mais Jenny ! Comment tu peux dire une chose pareille ? Je sais que c’est impossible !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ah, tu crois ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- J’en suis sûr. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Mais tu sais, tout a été si vite, et puis tu avais disparu et j’étais si inquiète, c’était horrible ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et Jennifer commençait à bafouiller, des sanglots plein la voix, des hoquets dans son corps.&lt;br /&gt;
Je la saisis par les épaules :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Jennifer, regarde-moi, c’est fini maintenant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ah oui ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui, tu es là et je suis là. C’est tout ce qui compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Oui Alex, tu as raison. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle réussi à ébaucher un sourire. Je pris ses deux mains et je les embrassais avec passion.&lt;br /&gt;
Je me sentais si proche d’elle, comme jamais auparavant, cela me faisait presque peur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Mercredi 7 mai 2008&lt;/em&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>LaPorteSansPorte</name> <uri>http://laportesansporte.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Dorothy Smith</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://laportesansporte.blogspirit.com/archive/2008/05/09/dorothy-smith.html" />  <id>tag:laportesansporte.blogspirit.com,2008-05-09:1546692</id> <updated>2008-05-09T10:04:12+02:00</updated> <published>2008-05-09T10:04:12+02:00</published>   <category term="Virginia" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>     
 Une femme qui lit  -  Jean-Jacques Henner  
 
Bientôt, nous...</summary> <content type="html" xml:base="http://laportesansporte.blogspirit.com/"> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://laportesansporte.blogspirit.com/media/01/01/3b146d16c123338ddb6b567222ad0055.jpg&quot; id=&quot;media-184614&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;3b146d16c123338ddb6b567222ad0055.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Une femme qui lit  -  Jean-Jacques Henner&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bientôt, nous retrouvâmes tout le monde à l’entrée de &lt;em&gt;l’Otis Air Force Base &lt;/em&gt;où Le Commandant Roger Smith et Dorothy, sa charmante épouse, tout de rose vêtue, rendaient les honneurs à Mademoiselle Watt-Myers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme toujours, Jennifer était élégante et souriante, et comme toujours elle inspirait la déférence d’une façon incroyablement naturelle, très américaine me dis-je en moi-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame la Commandante était visiblement ravie d’avoir de la visite. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle semblait superviser l’ensemble des opérations et comme elle trouvait notre aéronef un brin poussiéreux, elle redemanda un nettoyage poussé et en attendant elle nous proposa de prendre le tea dans son salon de réception. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’était une belle pièce meublée avec gout dans un style fin 19ème plutôt intéressant et je fus aussitôt attiré par les toiles de marine accrochées aux murs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme je le prévoyais, le premier contact entre les deux cousines, Hayatt et Awitelin et la canadienne Helen fut extrêmement froid et bref. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut dire que les deux cousines habillées par Jenny étaient resplendissantes tellement leur féminité déjà mure triomphait dans les jolies robes en mousseline, noire pour Awitelin et blanche pour Hayatt, et je ne pu m’empêcher de leur avouer :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les filles, vous êtes belles à croquer !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Merci Alex, tu es trop gentil !» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et leur sourire rayonnait sur toute la pièce. Jack aussi semblait subjugué, mais Helen entreprit de lui remettre les idées en place : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tu as vu, les deux spécimens qui se sont échappées de leur réserve !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ah, tu crois Helen ? Pourtant je trouve… que…heu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Oui, c’est ça, elles ont des avantages à faire valoir ! On dirait deux laitières allaitantes, c’est dégoutant !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Oui surement ma chérie, bien sûr. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
répondit Jack qui, résigné, baissait les yeux sur les petits seins frémissants d’indignation de sa compagne…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au regard que Kasey me lança de l’autre bout de la grande pièce je réalisais qu’elle n’avait pas besoin d’être là pour tout entendre… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même si Helen était souvent caustique, j’étais presque inquiet pour elle car je commençais à réaliser que Kasey ne connaissait aucune limite et qu’elle ne supporterait aucune injustice. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux cousines étaient fascinées par Wikita. Elles avaient déjà entendu des histoires sur le Loup Blanc qui faisait le lien entre les mondes mais elles ne s’attendaient pas à le voir, ici, si près et amical et en même temps, si loin… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kasey leur avait présenté l’animal, en précisant qu’il comprenait tout et même qu’il communiquait avec les initiés… Négligemment Hayatt lui demanda &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Et il y en a beaucoup des initiés ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Oui, répondit Kasey, nous sommes trois ! » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Awitelin fronça les sourcils, intriguée, elle demanda : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tu as combien de mères, Kasey ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- J’ai deux mères, sœur Navajo, cela suffit ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors Awitelin devint toute blanche et poussa un profond gémissement en se prosternant aux pieds de Kasey. Hayatt, bouleversée s’agenouilla à côté de sa cousine et demanda d’une voix rauque : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Alors, alors tu es la fille de Celle… la fille de &lt;em&gt;Celle qui illumine les astres &lt;/em&gt;;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- &lt;em&gt;Celle qui fait pâlir le soleil &lt;/em&gt;» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ajouta Awitelin en regardant Hayatt qui compléta :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &lt;em&gt;Celle qui voit toutes choses&lt;/em&gt;… »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kasey les regardait en souriant doucement. Elle étendit les mains vers elles, les paumes ouvertes dans leur direction :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Oui, c’est exact, ma mère est &lt;strong&gt;l’Astre de l’Infini&lt;/strong&gt;. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sans se retourner, elle demanda à Helen d’approcher. L’indienne Mi’kmaq, le teint livide mais l’allure décidée se joignit aux filles agenouillées, embrassa le sol devant les pieds de Kasey, et se redressa pour déclarer d’une voix claire : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;Oh Kasey tu es la fille de la Reine Noire, Ta mère se nomme &lt;strong&gt;Teteo Innan&lt;/strong&gt;, elle est la Mère des dieux ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le grand salon, le silence était d’une blancheur étourdissante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au bout d’un moment Kasey se retourna, les trois Indiennes se relevèrent, à côté de moi j’entendis madame Smith s’exclamer :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est un prodige, mon Dieu, un véritable prodige ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle porta la main à son front et me regarda intensément, pas inquiète, curieuse. Je lui souris : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est la vie Madame, c’est juste la vie !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Bon, très bien, j’ai juste besoin d’un verre. Vous me suivez ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Bien sûr madame Smith, j’arrive ! » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je commençais à la trouver attachante, cette drôle de dame.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Dimanche 4 mai 2008&lt;/em&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>LaPorteSansPorte</name> <uri>http://laportesansporte.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Cochon fatal</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://laportesansporte.blogspirit.com/archive/2008/05/09/cochon-fatal.html" />  <id>tag:laportesansporte.blogspirit.com,2008-05-09:1546574</id> <updated>2008-05-09T01:01:23+02:00</updated> <published>2008-05-09T01:01:23+02:00</published>   <category term="Virginia" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>     
 
Sans hésiter une seule fois, James nous amena directement chez...</summary> <content type="html" xml:base="http://laportesansporte.blogspirit.com/"> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://laportesansporte.blogspirit.com/media/01/02/22fc5a1071363b247988f418d65640b8.jpg&quot; id=&quot;media-182715&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;22fc5a1071363b247988f418d65640b8.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sans hésiter une seule fois, James nous amena directement chez Léna, dans le centre de Sandwich. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous la trouvâmes devant la pension de famille où elle logeait, une maison en bois bleu, toute en hauteur, avec des volets blancs, son allure fraiche et curieuse évoquait une architecture scandinave.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
James s’arrêta, descendit et ouvrit le coffre pour ranger les bagages. Léna monta à l’arrière avec nous, elle était radieuse, encore plus blonde que d’ordinaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle portait une magnifique robe indienne aux tons rose, mauve et violet. Elle était accompagnée d’un jeune homme souriant, Italien je crois, aussi brun qu’elle était blonde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les cheveux légèrement bouclés, il montrait un visage de garçon timide, derrière ses lunettes rondes. Angelo ne quittait pas Léna des yeux, il avait l’air fou amoureux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien sûr, elle ne le regardait pas. La belle Ukrainienne était langoureusement excitée à l’idée d’être invitée par Jennifer, chez Jennifer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle me confia très sérieusement : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il parait que le bateau des Watt-Myers est arrivé à Hyannis, cette nuit…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Cette nuit, tu es sûre ? Comment…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ce que je peux te dire, c’est que quelqu’un l’a vu. C’est difficile de se tromper tu sais. Un grand yacht de croisière, tout noir, de près de cent mètre de long, il est facile à reconnaître !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Mais… » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quoi bon lui parler du bateau des Agnelli, et des autres. Léna était déjà partie, elle voguait dans une autre vie… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est à cet instant que je réalisais qu’elle était encore très jeune, elle avait à peine vingt deux ans et tous les jours elle avait envie de se projeter dans une nouvelle existence, pour oublier l’ancienne, sans trop de  souvenirs, à part ceux d’une vie difficile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après un détour par le bord de mer nous fîmes halte à &lt;em&gt;Sandy Neck Beach &lt;/em&gt;où le Montréalais Jack Dubois et son amie Mi’kmaq Helen Shafer nous attendaient sur le minuscule parking.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le couple s’installa à l’arrière entre Kasey et moi, tandis que Lena et Angelo avaient pris la place de Wikita à l’avant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le loup blanc assis aux pieds de sa jeune maîtresse semblait indifférent à ces va et vient, il observait un couple de grands goélands qui se chamaillaient gaiement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Helen, assise à ma droite était très en beauté, elle portait une robe blanche en soie naturelle qui mettait en valeur l’éclat satiné de sa peau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jack était en grande forme et il faisait rire tout le monde en imitant l’accent guindé de Boston. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il était fasciné par la grande bête blanche, mais peut être à un degré moindre d’Helen qui malgré son aisance apparente était impressionnée par le loup et encore plus par Kasey en qui elle discernait une entité supérieure qui lui donnait des frissons…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant le court trajet jusqu’à la base aérienne, je me laissais charmer par la voix claire et posée de Kasey qui expliquait à Jack pourquoi les populations Indiennes avaient décliné si vite après l’apparition des Européens : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En fait, les Indiens présentaient une vulnérabilité exceptionnelle aux maladies européennes…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Et, quelles sortes de maladie ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Et bien les maladies infectieuses comme la small pox, par exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Heu Kasey, tu peux expliquer… »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La petite Indienne prit la main forte et bronzée du Canadien et lui expliqua de sa voix douce et fraiche :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Bon Jack, la small pox ou variole est une maladie infectieuse, éruptive qui est contagieuse et fréquemment mortelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- OK et alors pourquoi une telle vulnérabilité ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Et bien nous, enfin ils possédaient un système immunitaire plus restreint que celui des Européens ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- C’est étonnant ça, c’est dû à quoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- A leurs caractéristiques biochimiques qui étaient exceptionnellement homogènes à cause de la petite taille de la population initiale. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Léna ne pu s’empêcher d’intervenir : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si je peux me permettre, Kasey, en d’autres termes c’est le réservoir génétique limité qui est la cause de cette immunité restreinte, c’est ça ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Oui, tout à fait Léna. Ainsi, par exemple la quasi-totalité des Indiens d’Amérique du Sud sont de groupe sanguin O alors que les Européens se répartissent équitablement entre le O et le A.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ca c’est vraiment dingue ! » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
s’exclama Jack. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;Tu te rends compte Alex ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Yes, c’est vraiment étonnant, et je crois aussi qu’il y avait quelque chose avec les cochons, non Kasey ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Oui Alex. En fait, à part le chien, la dinde, le lama, le canard de barbarie, l’alpaga et le cochon d’Inde, les Indiens côtoyaient peu d’animaux domestiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Pas de cochon, pas de vache ni de cheval !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Oui Jack, il n’y avait rien de tout ça…Et cela explique pourquoi très peu des nôtres possèdent le gène permettant aux adultes de digérer le lactose présent dans le lait. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne pu retenir une exclamation : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Incroyable ! Alors les hommes ne… Enfin… »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kasey me regarda en souriant de bonheur. Elle savait qu’à cet instant précis j’évoquais, je désirais la merveilleuse poitrine de Ludivine, la mère dont elle était si fière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt; 8 avril &amp; 2 mai 2008&lt;/em&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>LaPorteSansPorte</name> <uri>http://laportesansporte.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Amarante</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://laportesansporte.blogspirit.com/archive/2008/05/08/amarante.html" />  <id>tag:laportesansporte.blogspirit.com,2008-05-08:1546526</id> <updated>2008-05-08T22:12:37+02:00</updated> <published>2008-05-08T22:12:37+02:00</published>   <category term="Virginia" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>     
 
« Et bien dis donc, tu lui as sacrément remonté le moral, au Rambo...</summary> <content type="html" xml:base="http://laportesansporte.blogspirit.com/"> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://laportesansporte.blogspirit.com/media/00/02/d312c20c8a172370b8842e3b14db8632.jpg&quot; id=&quot;media-174841&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;d312c20c8a172370b8842e3b14db8632.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Et bien dis donc, tu lui as sacrément remonté le moral, au Rambo Spécial ! Qu’est-ce-que tu lui as dit ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Heu pas grand-chose… Qu’il était courageux… De m’excuser auprès de ses hommes, et je lui ai promis que nous ne dirions rien à Jennifer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’était sa plus grande crainte, de mécontenter la fille de Denis Watt-Myers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ah !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Oui Alex, tu sais ce que c’est hein ! La carrière, l’avancement et tout ça ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle partit dans un fou rire, elle se moquait de moi. C’était si bon, mais des fois je m’interrogeais : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etait-ce bien elle ou n’était-ce pas plutôt sa mère qui à travers elle…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous franchîmes le porche et nous trouvâmes James qui attendait devant une resplendissante Lexus habillée de différentes tonalités de gris argenté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wikita qui semblait bien connaître le chauffeur s’installa à la place du passager avant. James se montra très cérémonieux avec Kasey qu’il traita en fait, comme la Princesse qu’elle était.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous démarrâmes dans un silence impressionnant. Le chauffeur était aussi efficace que stylé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme il semblait connaitre parfaitement la région et savoir exactement où trouver mes amis, je me désintéressais de la route pour mieux me concentrer sur le cours d’agronomie que me donnait Kasey…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Bon alors, Grande Fille, en dehors du maïs, explique-moi ce que mangeaient tes ancêtres !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Et bien, d’abord, il faut savoir que c’est dans le complexe agricole de l’Est, correspondant en gros au Sud Est des Etats Unis, que l’on trouvait la plus riche gamme de cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ah oui ! Comme le tabac en Virginie ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Oui tout à fait, sauf qu’à l’époque il était beaucoup plus fort que celui d’aujourd’hui, ce qui produisait de véritables effets psychotropes…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- De la vraie drogue, c’est dingue !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Oui, c’était un peu fort, mais il n’y avait pas que ça comme culture. On trouvait en abondance la Cucurbita pepo…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- C'est-à-dire ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Heu, c’est de la courge, en fait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Et est-ce qu’il y avait du Tournesol, pour l’huile ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Oui on connaissait le tournesol, mais on utilisait également Iva Annua, le sureau des marais qui possède, comme le tournesol, une graine comestible riche en huile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Et pour faire les galettes ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Et bien, en dehors du maïs, on se servait du Phalaris roseau qui est une herbacée haute d’une cinquantaine de centimètres dont les grains étaient séchés puis transformés en farine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Alors, c’étaient les pizzas de l’époque ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Oui, si tu veux ! On pouvait même les garnir avec de l’amarante commune qui a un bon gout d’épinard…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Why not ? Il suffit d’aimer les épinards !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Et puis pour les grosses faims, pour les gros gourmands comme toi on faisait une sorte de bouillie avec de la renouée dressée, une plante de petite taille dont les graines comestibles contiennent de l’amidon…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Et c’était bon ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Hum… C’était nourrissant ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La leçon de choses était terminée. Kasey se redressa et prit ma main. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle était si mignonne dans sa petite robe noire. J’aurais aimé lui dire quelque chose en Navajo, mais c’était trop dur… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je fermais les yeux pour me concentrer. Nos deux mains avaient maintenant la même température, la même texture, il n’y avait plus de limite. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au bout de quelques minutes j’entendis distinctement les paroles prononcées en Athabascan, par une Kasey comme Kasey, mais ailleurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;« Bila'ashda'ii t'áá ałtsoh yiník'ehgo bidizhchįh dóó aheełt'eego ílįįgo bee baahóchį'. Eíí hání' dóó hánítshakees hwiihdaasya' eíí binahjí˛' ahidinínłnáhgo álíleek'ehgo k'é bee ahił niidlí˛. »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’avais compris que c’était un message de paix, de sérénité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’admirais les cheveux longs, noirs et soyeux de la Petite Princesse, exactement comme sa mère, &lt;strong&gt;Celle qui voit toutes choses.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’embrassais sa chevelure d’un noir si intense qu’elle étincelait : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Merci Kasey ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Mardi 8 avril  2008&lt;/em&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>LaPorteSansPorte</name> <uri>http://laportesansporte.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Evidence</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://laportesansporte.blogspirit.com/archive/2008/05/08/evidence.html" />  <id>tag:laportesansporte.blogspirit.com,2008-05-08:1546479</id> <updated>2008-05-08T20:15:59+02:00</updated> <published>2008-05-08T20:15:59+02:00</published>   <category term="Virginia" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>     
 
Encore stupéfié parce que j’avais vu ou deviné… je m’approchais de...</summary> <content type="html" xml:base="http://laportesansporte.blogspirit.com/"> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://laportesansporte.blogspirit.com/media/01/02/b84252160e77ac7804c5b099548504e9.jpg&quot; id=&quot;media-174138&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;b84252160e77ac7804c5b099548504e9.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore stupéfié parce que j’avais vu ou deviné… je m’approchais de Kasey. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle se tenait debout, à côté du loup. Elle ne disait rien mais j’étais certain qu’elle conversait avec lui depuis un moment déjà.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand elle me vit tout près, la bête blanche aux yeux d’or regarda la petite fille puis se leva lentement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’une impulsion, il se tint debout sur ses pattes arrière, il s’appuya contre la base de mon cou et me dit bonjour à sa manière, en me léchant les oreilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Wikita, arrête, tu me chatouilles ! » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A chaque fois, c’était la même cérémonie, je sentais son cœur battre de bonheur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Kasey, tout va bien ? Tu crois que tu les as… éliminés ?... Kasey, tu étais obligée de faire ça ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La petite fille me regardait avec une infinie douceur. La tension qui l’habitait s’était enfuie, évanouie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ils devraient savoir que Wikita est un Intouchable, tout le monde devrait le savoir… »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je regardais autour de nous, devant la maison toute la végétation était aplatie, les arbres pliés dans un rayon de cinquante mètres. Aucune trace des hommes en noir, volatilisés…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais Kasey, qu’est-ce que tu en as fait ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle me regarda, mi-surprise, mi-amusée : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Moi, mais je n’ai rien fait, heureusement pour eux ! C’est &lt;strong&gt;La Toute Puissante &lt;/strong&gt;qui les a enlevés de là, pour les protéger… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est-ce que tu croyais Alex, que Wikita serait là, tout seul, sans que la présence de Ludivine ne se fasse sentir ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ah, je comprends ! J’aurais du me douter évidemment, les vacances, comme ça dans un coin perdu, évidemment… »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je levais les yeux vers le ciel gris, un soleil voilé, une légère brise, des arbres immenses au loin, comme des cèdres rouges de Californie. Je plissais les yeux, je me disais : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Elle est là, elle regarde, elle écoute, elle nous respire, elle…Elle. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kasey me prit la main : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ne t’en fais pas Alex, tout va bien. C’est quand même un peu les vacances, et puis…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Oui, Kasey ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- et bien, Jennifer est tellement, tellement heureuse de t’avoir retrouvé, en bonne santé et tout. Tu sais, elle était morte d’inquiétude, elle avait si envie de te voir, que tu la vois aussi…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ah oui !  Tu crois ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Bien sûr. Tu penses que c’est pour qui qu’elle s’est changée avant de venir nous rejoindre en bas, hein ? Tu crois que c’est pour épater tes copines ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Non, non bien sûr, tu as raison, Jennifer est trop… sûre d’elle… Kasey, tu crois sérieusement qu’elle… ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous partîmes vers l’entrée du parc, à la recherche de la voiture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au bout de l’allée donnant sur un porche en bois blanc sympathiquement vermoulu, nous reconnûmes le Commandant qui était blême, genre livide, tendance décomposé… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pauvre homme essayait de se redresser mais visiblement il était terrorisé par la présence de Kasey. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il tenta de réprimer un tremblement convulsif lorsque la petite Indienne s’avança vers lui. Il devint si rouge, les veines du visage toutes gonflées que j’eus peur qu’il explose soudainement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kasey lui prit la main et la posa sur la tête du loup. Je savais qu’elle lui faisait passer plein de choses, dans le cerveau, partout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’officier supérieur finit par se détendre. Il remercia Kasey avant de se mettre au garde-à-vous et de nous saluer réglementairement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Lundi 7 avril  2008&lt;/em&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>LaPorteSansPorte</name> <uri>http://laportesansporte.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Machin chowder</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://laportesansporte.blogspirit.com/archive/2008/05/07/machin-chowder.html" />  <id>tag:laportesansporte.blogspirit.com,2008-05-07:1545932</id> <updated>2008-05-07T22:53:40+02:00</updated> <published>2008-05-07T22:45:00+02:00</published>   <category term="Virginia" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>     
 Rockport Harbor  
 
« Ah, vous êtes du Maine, tout s’explique ! Je...</summary> <content type="html" xml:base="http://laportesansporte.blogspirit.com/"> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://laportesansporte.blogspirit.com/media/01/01/c1a4120ba1d6a0f754cec4e9d6ba961c.jpg&quot; id=&quot;media-186090&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;c1a4120ba1d6a0f754cec4e9d6ba961c.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Rockport Harbor&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ah, vous êtes du Maine, tout s’explique ! Je crois que le français est encore un peu parlé, là-bas, non ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Si Alex, vous avez tout à fait raison, c’est encore la deuxième langue maternelle, même si 90% de la population parle anglais. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au fait, pendant que j’y pense, j’ai un petit présent pour vous, c’est trois fois rien, vous savez ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je pris le paquet, recouvert d’un joli papier gris, j’étais certain que c’était un livre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« It’s wonderful Dorothy, il ne fallait pas, quel bonheur vraiment ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’était une magnifique édition datant de 1952 de &lt;em&gt;Croisière&lt;/em&gt;, chez Marin Robert, avec un magnifique dessin à la plume en couverture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est peu de chose, mais je suis content que cela vous fasse plaisir Alex.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Merci Dorothy, mais cette édition est très difficile à trouver surtout que maintenant « &lt;em&gt;The Voyage out &lt;/em&gt;» a changé de nom. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis une trentaine d’années, ce livre de 1915 qui était le premier vrai roman de Virginia Woolf, ne s’appelle plus Croisière, mais « &lt;em&gt;La traversée des apparences &lt;/em&gt;» ce qui entre nous, ne veut pas dire grand-chose…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Effectivement, c’est étrange. Bon comme nous avons fini nos verres, nous allons pouvoir rejoindre nos amis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Bien sûr Dorothy, permettez juste de vous embrasser pour vous remercier…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Mais avec plaisir dit la commandante », &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
en relevant ses cheveux et en me tendant la joue gauche.&lt;br /&gt;
Je l’embrassais chaleureusement sur les deux joues quand on entendit une voix chantante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Heu, si on vous dérange, on peut repasser plus tard ! » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’étaient Hayatt et Kasey, main dans la main, qui partirent d’un immense éclat de rire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;- Mon Dieu, que je m’amuse ! Quand nous revoyons-nous Alex ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et là Dorothy Smith fut prise d’un fou rire foudroyant auquel nous nous joignirent immédiatement. J’en pleurais des larmes de rire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kasey vint se coller contre moi et se mit à me chatouiller le ventre :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ca y est tu as encore grossi, Frenchie, il va falloir que je te surveille ! Madame Smith, il va falloir arrêter de lui donner du homard et du clam chowder, les spécialités de chez vous !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dorothy rougit. Je lui demandais : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Qu’est-ce que c’est exactement, le machin chowder ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Et bien, c’est un velouté préparé avec des clams, du bacon, de la crème fraiche et des pommes de terre…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Hum, je m’en lèche les babines !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hayatt me regarda de ses beaux yeux noirs de biche sensuelle :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais, tu sais on le prépare ici également, chez &lt;em&gt;Martha’s&lt;/em&gt; ils le font avec des palourdes, c’est vraiment bon !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Hayatt, tu es vraiment trop belle, aujourd’hui !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Tu dis des bêtises Alex ! » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle haussa les épaules et s’éloigna pour aller inspecter les bibliothèques de la Commandante.&lt;br /&gt;
Dorothy me sourit : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est incroyable Alex, vous savez, à chaque fois qu’on rencontre un Français, il est entouré de jolies femmes…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ah oui ! Je ne sais pas, ce doit être un genre de maladie !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- En tout cas il faudra que vous veniez nous voir à Rockport ! Si vous aimez le Cape Cod, la côte du Maine vous plaira, c’est encore un peu sauvage, vous verrez.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Et il y a des phares ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Oui, il y a beaucoup de phares célèbres et d’ailleurs dans les années Trente, quand Edward Hopper ne travaillait pas ici, il venait souvent du côté de chez nous où il a peint : Portland Head Light et aussi The Lighthouse at two lights…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Génial ! Des phares, je viens tout de suite ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dorothy rigolait, Kasey avait rejoint Hayatt et elles regardaient un grand volume illustré. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’était étonnant comme je me sentais proche de cette femme qui, derrière un mur d’apparences, avait conservé la spontanéité timide d’une adolescente très éveillée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est extrêmement tentant Dorothy ! Et comment fait-on pour aller chez vous, dans le grand Nord ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Et bien c’est simple, pour aller chez moi, depuis Boston, vous remontez la côte vers sur une centaine de miles, vous arrivez à Portland et puis vous continuez vers le Nord sur une dizaine de kilomètres et puis vous arrivez chez moi, à Rockport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- C’est une grande ville ou…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Oh que non Alex ! Rockport est une toute petite ville. Elle est connue uniquement pour son port de plaisance qui est fort  bien abrité car il est caché au fond d’une anse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Donc c’est un port ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Oui en fait c’est une localité balnéaire qui a toujours inspiré les artistes que ce soit au début du siècle dernier et même encore de nos jours. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Lundi 5 mai 2008&lt;/em&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>LaPorteSansPorte</name> <uri>http://laportesansporte.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Colère</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://laportesansporte.blogspirit.com/archive/2008/05/06/colere.html" />  <id>tag:laportesansporte.blogspirit.com,2008-05-06:1544833</id> <updated>2008-05-06T15:09:06+02:00</updated> <published>2008-05-06T15:09:06+02:00</published>   <category term="Virginia" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>     
 
Personnellement, j’aurais bien aimé la balade champêtre en voiture,...</summary> <content type="html" xml:base="http://laportesansporte.blogspirit.com/"> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://laportesansporte.blogspirit.com/media/02/00/26073ad7fcf24e4ade2b527c76ba454b.jpg&quot; id=&quot;media-172619&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;26073ad7fcf24e4ade2b527c76ba454b.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Personnellement, j’aurais bien aimé la balade champêtre en voiture, mais je savais que l’unique route nationale, l’US Highway numéro six, allant jusqu’à l’autre extrémité du Cape risquait de ne pas longer la mer… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et puis, endurer trois voire quatre heures de trajet, séparés en deux véhicules si tout le monde venait, ne m’enchantait guère. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, l’avion c’était le plus simple… Même si j’avais un doute, la vie apparaissait si facile avec Jennifer, mais pour un avion il faut une piste, pour une piste il faut un aéroport, donc une vraie ville, donc…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jenny se tenait devant moi, rayonnante. Elle était là et déjà autre part. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Venant d’ailleurs je reconnus une musique qui me fascinait toujours, c’était le « Don’t panic » de Coldplay. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jennifer, dans un de ses gestes préférés, appuya les doigts de sa main droite sur mon avant bras, elle le faisait comme sans y penser, mais je savais que pour une femme comme elle, aussi experte dans la maitrise de son corps et de ses émotions, que chaque mouvement était un signe chargé de sens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle me disait, je suis là, vraiment là, heureuse d’y être, avec toi. Quand je sentis ses ongles se planter dans ma peau, je la pris contre moi en la serrant fort contre mon cœur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Merci Jenny, merci. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle se dégagea doucement et caressa ma joue.&lt;br /&gt;
Nous partîmes, Kasey en tête. Elle était joyeuse et elle chantait en exécutant des pas de danse, des histoires entre les chats…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout à coup, Kasey se figea sur le palier face au grand escalier. De toute évidence elle voyait quelque chose, un évènement imminent, elle entendait quelqu’un lui parler. Peut être… Je n’osais plus bouger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors, elle sauta, elle vola par-dessus la rambarde pour atterrir en plein dans la double porte d’entrée qui vola en morceaux dans un flash de lumière, verte, phosphorescente et étincelante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je descendis quatre à quatre l’escalier, je franchis le seuil étonnamment propre et je vis une grande bête blanche, tranquillement assise devant la maison, entourée par une quinzaine d’hommes armés qui visiblement n’attendaient plus qu’un ordre pour tirer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kasey se tenait contre la fourrure soyeuse de l’animal. Elle était dans un état de fureur indescriptible. Quand je vis son visage se fermer et se durcir je ne pu m’empêcher de crier :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Non Kasey, non ne fais pas ça ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La petite Indienne embrassa le museau du loup, se redressa de toute sa hauteur, les bras levés vers le ciel, les paumes dirigées contre les pauvres hommes en noir. Elle prononça quelques paroles graves en Navajo, où je compris seulement « jamais ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les hommes en armes se tenaient immobiles, comme sur une photo. J’avais l’impression irrésistible que Sarah et Ludivine étaient là, pour protéger, mais surtout pour calmer leur fille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ciel gris noircit et un éclair le traversa. J’entendis le bruit lourd des armes qui tombaient. Les hommes vacillèrent, leur chef eut un rictus horriblement triste, puis ils partirent en arrière, comme aspirés, puis disparurent, comme effacés…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Lundi 31 mars 2008&lt;/em&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>LaPorteSansPorte</name> <uri>http://laportesansporte.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Rockport - Maine</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://laportesansporte.blogspirit.com/archive/2008/05/06/rockport-maine.html" />  <id>tag:laportesansporte.blogspirit.com,2008-05-06:1544544</id> <updated>2008-05-06T09:09:24+02:00</updated> <published>2008-05-06T09:00:00+02:00</published>   <category term="Virginia" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>     
Je suivis Madame Smith dans la pièce à côté. Elle avait un côté...</summary> <content type="html" xml:base="http://laportesansporte.blogspirit.com/"> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://laportesansporte.blogspirit.com/media/02/02/365f59c118ca1d2828eb4f6d7fa9548a.jpg&quot; id=&quot;media-184960&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;365f59c118ca1d2828eb4f6d7fa9548a.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
Je suivis Madame Smith dans la pièce à côté. Elle avait un côté Woolfien. Plutôt grande et maigre mais relativement charpentée, genre liane-osseuse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle possédait une magnifique chevelure d’un blond vénitien doré qui adoucissait la dureté de ses traits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand elle me tendit mon verre de Canadian Club, ses yeux bleus comme des turquoises pétillaient de fraicheur et de vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Alors comment trouvez-vous mon chez-moi, mon cher Alex ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je toussais en avalant une gorgée de travers. Cette femme que j’avais crue définitivement guindée était exceptionnellement vivante, vibrante d’émotions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et elle s’exprimait dans un français fluide avec un accent très léger, presque … &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Vous êtes surpris Alex ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Oui Madame, excusez mon indiscrétion, mais êtes vous canadienne ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle rigola en me faisant signe de m’asseoir dans la bergère proche du fauteuil cannelé où elle s’était installée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A travers la fenêtre à petits carreaux, on apercevait un petit parc ombragé qui contribuait à l’impression de sérénité que j’éprouvais dans le salon-bibliothèque de Dorothy Smith.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Quelle merveilleuse collection de livres vous avez là, Madame, pratiquement toutes les éditions de Virginia Woolf en anglais, en allemand et en français !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Merci, Alex. Effectivement j’en suis assez fière. Tenez, je viens juste de recevoir celui- ci qui m’a été envoyé de Chicago »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Religieusement, je pris l’ouvrage dans mes mains, sans oser l’ouvrir. La jaquette était magnifique, je reconnus immédiatement l’édition de 1931, par la Hogarth Press de « a writer’s diary » que j’avais souvent vue en photo. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les inconditionnels de Virginia Woolf cette édition originale avait d’autant plus de valeur que l’éditeur était Leonard Woolf son mari et que le dessin de la couverture était de la main de sa sœur adorée, Vanessa Bell.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Quelle émotion Madame mais qui vous a dit…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Et bien, il y a quelque temps Mademoiselle Watt-Myers m’a parlé d’un ami français complètement toqué de Virginia, donc j’étais tellement curieuse à l’idée de vous rencontrer et…. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et là tout à coup, elle bloqua, il y eu comme un sanglot étouffé et elle tourna vivement la tête vers la fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Vous allez me trouver ridicule !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Mais non, je vous assure, je…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- J’avais tellement peur de vous décevoir, d’avoir l’air d’une petite provinciale… Ma fille Alicia me dit tout le temps que je ressemble à une oie guindée, vous trouvez ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Arrêtez de dire des sottises, Dorothy, vous permettez que je vous appelle ainsi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous êtes une femme délicieuse et d’une grande gentillesse… » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et j’ai vu encore une trace de doute dans ses yeux rougis, j’ai ajouté : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Et vous êtes extrêmement élégante ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gagné ! Elle posa les mains sur les genoux et poussa un profond soupir de soulagement. Elle passa sa main dans son épaisse chevelure dorée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ah Alex, ça me fait du bien de parler avec vous. Ca me rappelle mon enfance, à Rockport dans le Maine. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Lundi 5 mai 2008&lt;/em&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>LaPorteSansPorte</name> <uri>http://laportesansporte.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>La hutte ou le hogam</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://laportesansporte.blogspirit.com/archive/2008/05/04/la-hutte-ou-le-hogam.html" />  <id>tag:laportesansporte.blogspirit.com,2008-05-04:1543631</id> <updated>2008-05-04T20:48:06+02:00</updated> <published>2008-05-04T20:48:06+02:00</published>   <category term="Virginia" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>     
 
Je me laissais bercer par les douces paroles de Jenny, je...</summary> <content type="html" xml:base="http://laportesansporte.blogspirit.com/"> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://laportesansporte.blogspirit.com/media/00/02/6b8a9874ad87715bba2548e1ec3013a2.jpg&quot; id=&quot;media-170223&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;6b8a9874ad87715bba2548e1ec3013a2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me laissais bercer par les douces paroles de Jenny, je m’imaginais dans une petite maison en bois, au bord d’une falaise et en bas, l’ombre argentée de baleines grises qui dansent, m’appellent et se défilent…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Oui Jenny, c’est bien joli mais, euh, les…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Pas de problème Trésor, il y a des chambres pour tous tes amis… Les Indiennes, Léna, ton copain James Dubois et la fille Mi’kmaq, sa copine. Ils peuvent même occuper un appartement à part, si tu préfères…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Mais Jennifer, je croyais que…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Tu croyais quoi, mon Chou ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Et bien, je ne sais pas moi, un genre de bungalow… »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce moment là, le rire de perles de Kasey retentit. Elle arrivait en courant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Alex, tu es fou comme un Français ! Tu imagines Jennifer dans un bungalow ! Et pourquoi pas une hutte ou un hogam ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kasey riait, c’était si bon de la voir heureuse, éclatante de joie de vivre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Kasey, mon Bébé, tu as l’air toute gaite, qu’est-ce que tu pouvais bien raconter aux filles, de si comique ? Allez, dis-moi !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Heu rien de spécial, tu sais… Je leur disais juste qu’avec un homme comme toi, elles avaient intérêt à soigner leurs pieds… »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne pu m’empêcher de rire avec elle sous l’œil compatissant de Jennifer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux cousines finirent par nous rejoindre, respectueuses et intimidées et en même temps follement excitées à l’idée de partager la vie d’une des héritières les plus en vue des Etats Unis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jennifer attira Kasey contre elle et je fus touché par la tendresse de son geste. La petite Indienne s’abandonna dans les bras ouverts, elle souriait aux anges. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce mouvement me révéla la complicité existant entre elles. En fait, j’étais frappé par…, par l’indépendance de Kasey, par le fait qu’elle existe indépendamment de sa mère et de sa tante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kasey, médiatrice entre les mondes, entre la tradition et le progrès, entre la magie et l’industrie. Kasey était la fille de tout cela, comme Ludie et Sarah l’avaient voulu, pour qu’elle puisse choisir sa place dans la société des hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jennifer reprit naturellement la direction des opérations : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Bon Alex, tu vas avec Kasey, bien sûr vous prenez la voiture, James se fera un plaisir de vous conduire, il connait le coin comme sa poche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous allez chercher ceux qui manquent à l’appel, pendant ce temps je vais faire le point avec les filles pour voir ce qui leur manque, pour la semaine…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Super, dit Kasey, alors nous restons une semaine ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- C’est comme tu veux Trésor… J’ai fait réserver la propriété pour trois semaines, comme cela chacun fera comme il l’entend. &lt;br /&gt;
Donc c’est OK, on se retrouve dans une heure à la base aérienne, on prendra l’avion de papa, ça ira plus vite…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Mais Jenny,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Je sais Alex, je sais ce n’est pas très romantique, mais franchement je n’ai pas envie de subir cinq heures de voiture, qu’est-ce que vous en pensez ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Personne ne dit rien. J’échangeais un regard avec les filles, elles étaient aux anges, Kasey commençait à chanter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me dis : c’est peut être le début du bonheur ?  Je me posais tout le temps plein de questions idiotes, c’était plus fort que moi…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Lundi 31 mars 2008 - 12h54&lt;/em&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>LaPorteSansPorte</name> <uri>http://laportesansporte.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Phantom of delight</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://laportesansporte.blogspirit.com/archive/2008/05/02/phantom-of-delight.html" />  <id>tag:laportesansporte.blogspirit.com,2008-05-02:1542292</id> <updated>2008-05-02T07:50:22+02:00</updated> <published>2008-05-02T07:50:22+02:00</published>   <category term="Virginia" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>     
 
Je me penchais vers Jennifer, J’admirais ses mains, je devinais ses...</summary> <content type="html" xml:base="http://laportesansporte.blogspirit.com/"> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://laportesansporte.blogspirit.com/media/02/00/6d2f3960ee3818e2bed4db3db36ad2e3.jpg&quot; id=&quot;media-164417&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;6d2f3960ee3818e2bed4db3db36ad2e3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me penchais vers Jennifer, J’admirais ses mains, je devinais ses pieds, bronzés, racés, bien éduqués assurément…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Jenny, tu penses à des enfants, des fois ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ca m’arrive, oui parfois, quand je ne my attends pas, entre deux spasmes d’activité aigue, je me pose quelque part, le front contre la fraicheur d’une vitre ou accoudée à une rambarde me séparant de l’océan, ça me tombe dessus, comme ça. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je vois des images de boucles folles, de bambins qui gambadent, deux ou trois, et des cris et des fleurs qui brillent et de la joie qui pétille et…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Si tu as une fille, tu l’habilleras comment ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jenny releva la tête et prit son menton dans sa main gauche :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Quelle question ! Mais je… l’habillerais comme moi ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jennifer n’était pas une Indienne ni une déesse mais elle était extrêmement intelligente. Elle savait toujours quelle était la réponse que j’attendais, que j’espérais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’avais les larmes aux yeux, rien que d’imaginer une petite Jenny et surtout sa mère, et le bonheur dans les yeux de sa mère…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’air brumeux de la grande maison coloniale flottait un parfum capiteux, mélange de cannelle du Sri Lanka et de tlilxochitl, la gousse noire utilisée par les Aztèques pour parfumer le cacao, que nous appelons vanille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un salon à l’autre, en suivant les lignes brisées des parquets lustrés, nous avions fait halte sur une sorte de loggia, couverte de plantes grimpantes ponctuées de fleurs mauves et blanches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Assis sur un banc de bois gris, nous étions face à une pièce d’eau invisible des jardins. L’azur du ciel hébergeait un, deux flocons blancs qui étaient là simplement, philosophes de l’espace temps, choses de l’univers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la droite, je reconnus la voix de Kasey, son rire si étrange de beauté absolue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle avait entrainé Awitelin et Hayatt, subjuguées à un tel point qu’elles étaient redevenues les étudiantes ultra-sérieuses, les doctorantes de Harvard, avides d’acquérir de nouvelles compétences, encore plus, savoir d’avantage, toujours…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe des trois Indiennes apparut dans notre champ de vision et s’approcha d’un arbre imposant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kasey parlait soit en anglais soit en Navajo, plus lentement pour Hayatt. Les deux jeunes femmes aux cheveux si noirs, buvaient les paroles de l’enfant qui semblait leur faire un cours de botanique : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Pacane est le mot d’origine Algonquin désignant la noix de pécan qui est le fruit de ce pacanier qui est une sorte de noyer d’Amérique de grande taille dont le bois est très apprécié en ébénisterie… »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis après un instant de tête à tête avec le ciel, j’entendis Hayatt décrire la maison de sa tante : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« A colonial home …One mile from Sandy Neck Beach. Large bedroom with spacious cathedral ceiling, attached bath, sitting area, loft with twin beds…»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Awitelin ajouta : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Don’t forget a great area for relaxing and bird watching.»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ensuite Kasey leur parla à voix basse et alors les filles se mirent à rire par saccades, puis s’éloignèrent un peu plus loin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jennifer rangea son téléphone translucide, elle paraissait satisfaite. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Bon tout est OK. J’ai la confirmation pour la maison et les services, la voiture est à notre disposition. Que veux-tu faire ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Comment Jenny, qu’est-ce que tu racontes ? Explique-moi, je n’ai pas suivi… »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En fait j’étais complètement abasourdi… Bien sûr j’aurais dû anticiper, imaginer… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’aurais du savoir que Jennifer avait compris que je souhaitais conserver mon indépendance et d’un autre côté, la petite chambre que j’occupais au dessus de l’épicerie de Sandwich, ça faisait un peu… petit ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est vrai, j’aurais dû savoir qu’elle me retrouverait et imaginer la suite, faire mon sac…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Heu Jenny, il faut peut être que j’aille préparer mes affaires, que je range…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Tu es mignon Trésor, mais nous sommes passées avec Kasey, tout est réglé, tes affaires sont dans la voiture… »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle jouait négligemment avec la lanière de son sac. Puis elle tourna lentement la tête vers moi et posa sa main de satin sur ma joue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ses yeux d’un vert étincelant, je reconnus la flamme de l’amour des femmes, quand elles sont nos mères, quand elles ont envie de nous donner le monde entier, et le reste…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La beauté étincelante et inaccessible de cette femme assise près de moi me rappelait les derniers vers du poème de &lt;em&gt;Wordsworth&lt;/em&gt; cités par Virginia Woolf dans le Livre sans nom : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;“She was a phantom of delight...”&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Jeudi 27 mars 2008 - 13h25&lt;/em&gt; </content> </entry>  </feed>